CRIV 56 COM 394
energievoorzieningen. Deze wederzijdse escalatie
draagt bij tot een verlenging en verdieping van het
conflict,
met
aanzienlijke
regionale
en
internationale repercussies.
In dat licht heb ik de volgende vragen voor de
minister:
Welke nieuwe diplomatieke of materiële
steunmaatregelen ten aanzien van Oekraïne heeft
de regering overwogen of genomen in het licht van
deze recente escalatie? Kan de minister tevens
een stand van zaken geven met betrekking tot de
uitvoering van het door de Europese landen
toegezegde steunpakket van 90 miljard euro?
01.02 Michel De Maegd (Les Engagés): Monsieur
le ministre, cette question porte sur deux volets
distincts, mais liés à la politique européenne à
l'égard de la Russie dans le contexte de la guerre
en Ukraine: d'une part, la question des visas
Schengen délivrés aux ressortissants russes et,
d'autre part, une récente initiative diplomatique du
président Zelensky.
Neuf États membres de l'Union européenne – la
Suède, la Tchéquie, le Danemark, la Finlande,
l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, les Pays-Bas et la
Pologne – rejoints ensuite par la Norvège et
l'Islande, ont adressé une lettre commune à la
haute représentante Kaja Kallas et au commissaire
Magnus Brunner afin de demander un
durcissement supplémentaire des règles de
délivrance des visas Schengen aux ressortissants
russes. Leur message est clair: alors que l'Ukraine
continue de subir des bombardements, des
destructions et des crimes de guerre dans le cadre
d'une guerre d'agression menée depuis plus de
quatre ans par la Russie, il leur paraît difficilement
acceptable que des ressortissants russes puissent
continuer à voyager en Europe à des fins
touristiques.
Selon les chiffres de la Commission, plus de
623 000 visas Schengen ont été délivrés à des
citoyens russes en 2025, soit une augmentation de
8 % par rapport à 2024. Parmi ceux-ci, environ
478 000 étaient des visas touristiques. Rappelons
qu'en 2022, l'Union européenne a suspendu
l'accord de facilitation des visas avec la Russie et
qu'en novembre 2025, la Commission a interdit la
délivrance de visas à entrées multiples aux
ressortissants russes en réponse à plusieurs
attaques hybrides attribuées à Moscou.
La question posée aujourd'hui par ces onze pays
est donc celle d'un durcissement supplémentaire,
ciblé, tout en préservant les exceptions
KAMER-3E ZITTING VAN DE 56E ZITTINGSPERIODE
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2025
nécessaires pour les opposants au régime, les
défenseurs des droits humains, les journalistes
indépendants et d'autres catégories comparables.
Pouvez-vous nous préciser la position de la
Belgique à cet égard? Notre pays estime-t-il qu'une
distinction claire doit être opérée entre les visas
touristiques, d'une part, et les visas humanitaires,
familiaux, journalistiques ou liés à l'opposition
démocratique russe, d'autre part? La Belgique
soutiendrait-elle
une
initiative
européenne
coordonnée afin d'éviter une application
fragmentée d'un État membre à l'autre?
Par ailleurs, le président ukrainien a récemment
adressé une lettre ouverte à Vladimir Poutine
l'invitant à une rencontre directe afin de discuter
d'une issue au conflit. Cette démarche est
évidemment
politique,
mais
également
symbolique. Depuis le début de la guerre, la Russie
tente d'imposer l'idée que l'Ukraine refuserait la
paix. Or, par cette initiative, le président ukrainien
démontre que son pays ne refuse pas la paix, mais
la capitulation.
Le Kremlin a réagi par la voix de son porte-parole
en indiquant que Volodymyr Zelensky était le
bienvenu pour rencontrer Vladimir Poutine, je cite,
"à Moscou à tout moment". Cette réponse
s'apparente toutefois à un refus déguisé, dans la
mesure où une telle option est évidemment
inacceptable pour Kiev. Quelle est votre analyse de
l'initiative du président Zelensky et de la réponse
apportée par la Russie? La Belgique considère-telle cette lettre comme une opportunité
diplomatique qu'il convient de soutenir? Des
contacts sont-ils actuellement en cours au niveau
européen afin de coordonner une position
commune sur cette initiative? Enfin, comment
éviter que la Russie n'instrumentalise l'idée même
de négociation afin de gagner du temps, de tenter
de diviser les Européens ou d'imposer une paix de
façade au détriment du droit international?
01.03 Britt Huybrechts (VB): Ik verwijs naar de
ingediende vraag.
Volgens berichtgeving van Reuters zou Vladimir
Poetin overwegen om vanaf 1 mei de doorvoer van
Kazachse olie naar Europa stil te leggen via de
Druzhba pipeline.
Als dat klopt, dan spreken we niet zomaar over een
technisch dossier, maar over een nieuwe vorm van
geopolitieke druk op Europa. Want hoewel het hier
gaat om olie uit Kazakhstan, blijft Rusland de kraan
bedienen. En dat legt pijnlijk bloot hoe afhankelijk
we in de praktijk nog altijd zijn van Russische
infrastructuur.
2026
CHAMBRE-3E SESSION DE LA 56E LÉGISLATURE