CRIV 56 COM 394
75
17/06/2026
"De situatie van politieke tegenstanders in
Azerbeidzjan" (56017022C)
Sur le plan juridique, les choses sont claires.
35.11 Maxime Prévot, ministre: (…)
35.12 Lydia Mutyebele Ngoi (PS): Qu'est-ce qui
vous permet d'affirmer que je vais faire un coup de
communication? Qu'en savez-vous? Je filme
toutes mes interventions. Je choisis ensuite moimême celles que je diffuse.
36.01 Christophe Lacroix (PS): Le 10 juin 2026,
l'opposant azerbaïdjanais Ali Karimli, chef du Parti
du front populaire, a été jugé à Bakou pour
« tentative de coup d'État ». Figure centrale de
l'opposition démocratique depuis plus de trente
ans, il encourt une peine pouvant aller jusqu'à 20
ans de prison.
J'avais déposé une interpellation en séance
plénière; et c'est M. Beenders qui y avait répondu,
en votre absence. Je n'ai donc plus besoin de faire
un coup de communication, puisqu'il a déjà eu lieu.
Et puis, même si j'en fais un, c'est encore mon
droit.
Pour sa part, il affirme être un « prisonnier
d'opinion »
et
dénonce
des
accusations
« entièrement fabriquées » à des fins politiques. Il
déclare également ne pas avoir eu accès au
dossier d'accusation, soulevant de sérieuses
préoccupations quant au respect du droit à un
procès équitable.
Sur le plan juridique, les choses sont claires. La
Belgique n'a aucune obligation de délivrer ces
visas. Vous avez expliqué que la Belgique avait
l'obligation de faciliter les choses et de ne pas faire
obstacle à la tenue de la réunion. Je peux
l'entendre. Cependant, vous n'êtes pas légalement
tenu de délivrer des visas. Vous avez une
obligation de moyens; pas une obligation de
résultat. Je comprends donc qu'il s'agit d'un choix
politique, et non d'une contrainte juridique.
Cette affaire intervient dans un contexte plus large
de répression des opposants politiques en
Azerbaïdjan, régulièrement dénoncé par les
organisations internationales de défense des droits
humains. Le régime du président Ilham Aliev est
notamment accusé de restreindre les libertés
fondamentales et de recourir à des poursuites
judiciaires motivées politiquement pour neutraliser
les voix dissidentes.
Plus grave encore, vous ne m'avez pas
communiqué l'identité des personnes concernées.
Vous ne l'avez pas voulu ou peut-être ne la
connaissez-vous pas. Or nous savons que
certaines d'entre elles sont visées par des
sanctions internationales et poursuivies pour des
crimes
graves.
Je
trouve
qu'il
serait
particulièrement dommageable pour l'image de la
Belgique d'accueillir de tels individus. Certes, vous
avez déclaré que, de votre propre initiative, vous
n'auriez jamais accueilli ce genre de personnes. Il
n'en demeure pas moins que la délivrance de visas
à des individus faisant l'objet de sanctions
internationales porterait, selon moi, préjudice à
l'image de notre pays.
Je vous remercie.
L'incident est clos.
Het incident is gesloten.
36 Question de Christophe Lacroix à Maxime
Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires
européennes et Coopération au développement)
sur "La situation des opposants politiques en
Azerbaïdjan" (56017022C)
36 Vraag van Christophe Lacroix aan Maxime
Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese
Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over
KAMER-3E ZITTING VAN DE 56E ZITTINGSPERIODE
2025
Dans ce contexte, et au regard des engagements
de la Belgique et de l'Union européenne en matière
de promotion de l'État de droit et des droits
humains, je souhaiterais vous interroger sur les
points suivants:
Avez-vous pris connaissance de la situation d'Ali
Karimli et des conditions de son procès?
Quelle est l'évaluation du gouvernement quant au
respect des garanties d'un procès équitable dans
cette affaire?
La Belgique a-t-elle interpellé les autorités
azerbaïdjanaises, directement ou via l'Union
européenne, au sujet de ce dossier et plus
largement de la situation des opposants politiques
dans le pays?
Quelles initiatives diplomatiques la Belgique
entend-elle soutenir pour défendre les droits
fondamentaux et la liberté d'expression en
Azerbaïdjan?
36.02 Maxime Prévot, ministre: Monsieur Lacroix,
le procès Karimli n'a pas encore commencé. Les
audiences relatives à sa détention préventive se
sont tenues, comme habituellement, à huis clos. Il
ne m'appartient pas de porter un jugement sur une
procédure judiciaire en cours.
De manière générale, nous appelons au respect de
2026
CHAMBRE-3E SESSION DE LA 56E LÉGISLATURE
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