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15/07/2026
J'espère dès lors que lorsque cette renonciation
aura été démontrée, ce qui sera le cas, je l'espère,
dans les prochaines semaines, chacun des
membres de la majorité honorera les termes de
l'accord politique, que je ne conçois pas comme un
verrou.
Pour répondre d'ailleurs à votre autre question,
monsieur De Smet, nous sommes en contact
régulier avec d'autres États membres, tant sur la
question de la reconnaissance de la Palestine que
sur une série d'autres mesures, notamment des
mesures visant à faire respecter le droit
international par toutes les parties.
Ter herinnering, de normalisering van onze
betrekkingen, bijvoorbeeld door de opening van
een ambassade, zal pas in een derde fase
plaatsvinden, naarmate de demilitarisering van
Hamas vordert. Die demilitarisering staat
overigens los van de tweede fase, mevrouw
Huybrechts, zoals duidelijk is bepaald in het
akkoord van september.
Et c'est là où j'ai envie, contrairement au temps
dont je disposais la semaine dernière, de
compléter mon propos en commission. J'ose au
moins espérer que dans cette commission,
personne ne doute de ma volonté de vouloir rendre
effective le plus vite possible la reconnaissance de
l'État de Palestine sur le plan juridique, puisque, je
le rappelle, sur le plan politique et diplomatique,
elle est déjà acquise.
Mais il faut aussi éviter un emballement politique
aux Belges sur la seule question de la
reconnaissance, de sorte que ce soit l'arbre qui
cache la forêt. Et c'est pourtant quelqu'un qui
souhaite cette reconnaissance, qui agit pour
l'obtenir rapidement avec cet arrêté royal, qui a tout
fait politiquement, y compris durant l'été dernier –
souvenez-vous qu'une commission spéciale avait
même été organisée pendant le mois d'août –, qui
le dit. J'ai politiquement veillé à arracher cet
accord, parce que pour aller à la tribune de l'ONU
lors de l'Assemblée générale de septembre, il était
indispensable que nous puissions le faire en
délivrant ce message de reconnaissance de la
Palestine.
Mais quand j'entends qu'on fait le lien entre cette
reconnaissance et les morts à déplorer chaque jour
qui passe où elle n'a pas lieu, même si nous
validions l'arrêté royal demain matin, je crains que
ce n'est pas cela qui empêchera des morts
additionnels.
La mobilisation de la communauté internationale,
KAMER-3E ZITTING VAN DE 56E ZITTINGSPERIODE
2025
CRIV 56 COM 429
dont 158 États, dont le nôtre, reconnaissent la
Palestine n'a pas mis fin au conflit. Le fait
qu'aujourd'hui
158 États
reconnaissent
la
Palestine n'a pas empêché qu'il y ait encore des
attaques et des tués. Donc, est-ce qu'au moins on
peut s'accorder sur le fait que cette
reconnaissance est évidemment indispensable,
parce que c'est le droit à la dignité des
Palestiniens? C'est la légitimité de leur État et de
leur territoire. Elle est essentielle à acquérir pour
préserver une solution à deux États. En effet,
comment plaider une solution à deux États s'il
n'existe même plus un deuxième État? Mais ayons
au moins l'honnêteté de ne pas penser naïvement
que cette seule reconnaissance va sauver les vies
des Palestiniens. Ce qui va permettre, je l'espère,
d'avoir un impact plus grand, ce sont notamment
des mesures qui sont prises sur le plan
commercial, économique ou politique à l'égard du
gouvernement israélien. Je rappelle que nous
n'avons rien contre le peuple d'Israël, encore moins
contre les Juifs, contrairement aux amalgames qui
sont parfois faits. Dénoncer l'attitude d'un
gouvernement, ce n'est pas dénoncer son peuple.
Lorsque nous nous sommes insurgés contre
l'attitude de Viktor Orbán en Hongrie, personne n'a
imaginé que c'est parce que nous étions antihongrois.
Lorsque nous dénonçons l'attitude du régime
taliban en Afghanistan, personne n'imagine que
c'est parce que nous sommes contre les pauvres
Afghans! Quand nous dénonçons la tyrannie du
régime iranien, personne n'imagine que c'est parce
que nous sommes contre le peuple d'Iran! Et donc,
ce sont aussi ces raccourcis insupportables, portés
par certains, qui laissent penser que quand on
dénonce le gouvernement d'Israël, c'est parce
qu'on serait contre la communauté juive ou contre
le peuple israélien. Il nous faut évidemment
d'abord agir là où la préservation de l'intérêt
palestinien et de la vie des Palestiniens est le plus
important, c'est-à-dire en faisant cesser les
extensions de colonies, et en faisant en sorte de
débloquer au bénéfice de l'autorité palestinienne,
par le pouvoir de négociation diplomatique, les
fonds en milliards qui sont actuellement gelés et
bloqués par Israël.
Il faut que nous puissions travailler sur le volet de
l'aide humanitaire et garantir son accès, c'est cela
qui sauvera des vies, et non pas, en soi, la question
de la reconnaissance, aussi importante soit-elle. Et
donc, ensemble, évitons d'être pris dans une bulle
politico-médiatique
belgo-belge,
focalisée
uniquement sur la question de la reconnaissance,
en oubliant que ce n'est pas cela qui résoudra la
2026
CHAMBRE-3E SESSION DE LA 56E LÉGISLATURE