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15/07/2026
akkoord waard als niet alle partijen het willen
uitvoeren? Het valt mij ook op welke partijen
hierover vandaag géén vraag stellen en niet
deelnemen aan dit actualiteitsdebat. Die stilte zegt
meer dan genoeg.
Mijnheer de minister, ik heb twee duidelijke vragen.
Erkent u dat de EU-route gisteren definitief is
vastgelopen en dat er op nationaal niveau moet
worden opgetreden? Bent u bereid om nu, conform
ons akkoord van een jaar geleden, actie te
ondernemen en onmiddellijk het koninklijk besluit
voor een nationaal importverbod op producten uit
illegale Israëlische nederzettingen in te dienen?
Mijnheer de minister, ik hoop dat dat KB na het
reces klaar ligt om goedgekeurd te worden.
01.05 Christophe Lacroix (PS): Monsieur le
ministre, le 30 juin dernier, un arrêt de la cour
d'appel de Bruxelles a revêtu une importance
particulière, puisqu'il a décidé de saisir la Cour de
justice de l'Union européenne de questions
fondamentales concernant la possibilité, pour les
États membres, de respecter leurs obligations
découlant de la Convention pour la prévention et la
répression du crime de génocide et des
Conventions de Genève lorsque le droit de l'Union
européenne apparaît comme un obstacle à
l'adoption de mesures à l'égard d'Israël.
Or, depuis des mois, le gouvernement belge justifie
notamment son absence de mesures plus
ambitieuses par les limites du cadre européen et
par la nécessité d'une action coordonnée de
l'Union.
Aujourd'hui, la cour d'appel de Bruxelles elle-même
met en cause cette lecture et interroge directement
la primauté des obligations internationales de
prévention du génocide sur certaines dispositions
du droit de l'Union européenne.
Dès lors, comment pouvez-vous expliquer que la
Belgique continue à invoquer les contraintes du
droit de l'Union européenne alors que la cour
d'appel estime précisément que celles-ci
pourraient être incompatibles avec les obligations
découlant des Conventions de Genève et de la
Convention sur le génocide?
Considérez-vous que la Belgique a, aujourd'hui,
rempli
l'intégralité
de
ses
obligations
internationales en matière de prévention du
génocide et de faire respecter le droit international
humanitaire, alors même que la cour d'appel a déjà
constaté une première fois une défaillance de l'État
belge dans ce domaine?
KAMER-3E ZITTING VAN DE 56E ZITTINGSPERIODE
2025
CRIV 56 COM 429
Le gouvernement entend-il défendre devant la
Cour de justice de l'Union européenne une
interprétation ambitieuse qui permettrait aux États
membres d'adopter des sanctions et des mesures
restrictives à l'égard d'Israël lorsque le respect du
droit international l'exige?
Si la Cour de justice de l'Union européenne
confirmait que les États membres peuvent, voire
doivent, écarter certaines dispositions du droit de
l'Union afin de prévenir un génocide, la Belgique
s'engagera-t-elle à prendre des mesures
unilatérales, notamment concernant le transit de
biens à double usage, les relations commerciales
et l'accord d'association entre l'Union européenne
et Israël?
Plus fondamentalement, la Belgique va-t-elle
continuer à se retrancher derrière l'absence de
consensus européen ou reconnaîtra-t-elle que les
États membres disposent d'une responsabilité
propre et directe lorsqu'il existe un risque sérieux
de génocide et de violations massives du droit
international humanitaire?
01.06 François De Smet (DéFI): Monsieur le
ministre, l’annonce par le Hamas de la dissolution
de ses instances dirigeantes à Gaza ouvre la voie
à un comité technocratique pour administrer le
territoire. On le sait, la Belgique a annoncé à New
York, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU
en 2025, qu’elle reconnaissait l’État de Palestine.
Juridiquement, cette reconnaissance n’a pas
encore été inscrite dans un arrêté royal. Deux
conditions devaient être remplies: la libération du
dernier otage détenu par le Hamas et la mise à
l’écart des organisations terroristes – telles que le
Hamas – de la gestion de la Palestine. Très
logiquement, vous avez donné instruction à votre
administration de préparer la reconnaissance
formelle de la Palestine en tant qu’État.
Sauf que, nous le savons tous, il faut arrêter avec
les faux-semblants et les annonces de diversions
et de vérifications sur le terrain. Il faut regarder la
réalité politique en face. Au moins un de vos
partenaires, le MR, bloque cette reconnaissance,
et il va continuer à le faire. C’est clair comme de
l’eau de roche. Vous ne pouvez pas le confirmer,
mais vous le savez très bien! Vous ne pouvez pas
le confirmer parce que cela signifierait que ce
qu’une partie de l’opposition – dont votre
serviteur – vous répète depuis un an, et depuis cet
accord conclu en Kern, est vrai. Ceci n’est pas une
condition suspensive, ceci est un verrou. Parce
qu’il sera toujours possible de dire qu’elle n’est pas
remplie, si on a envie de considérer qu’elle n’est
2026
CHAMBRE-3E SESSION DE LA 56E LÉGISLATURE