A SSEMBLÉE NATIONALE
27 JANVIER 2026
actuel de pénurie de médecins, notamment en zones rurales, cette question constitue un enjeu majeur alors que ces
personnes ont suivi des formations au sein d’universités reconnues pour leur excellence académique et répondant
aux standards européens. Pourtant, ils se trouvent actuellement dans l’impossibilité de faire reconnaître à brève
échéance leurs qualifications en France et d’exercer leur métier. Aussi, elle souhaiterait qu’il puisse lui faire
connaître son analyse de cette situation et les mesures qu’il pourrait mettre en œuvre pour faciliter la
reconnaissance de ces diplômes et permettre à ces jeunes médecins de pratiquer en France.
EUROPE ET AFFAIRES ÉTRANGÈRES
Questions demeurées sans réponse plus de trois mois après leur publication et dont les auteurs
renouvellent les termes
Nos 7838 Mme Andrée Taurinya ; 9685 Michel Guiniot ; 9973 Michel Guiniot.
4. Questions écrites
Maladies
Contribution française au Fonds mondial
12458. − 27 janvier 2026. − M. Arthur Delaporte attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires
étrangères sur la nécessaire contribution française au fonds mondial de lutte contre le VIH, la tuberculose et le
paludisme. La France a fait de la lutte contre ces trois pandémies une priorité de sa stratégie en santé mondiale et
occupe un rang d’importance derrière les États-Unis d’Amérique. L’efficacité de ce fonds est largement démontrée
par des résultats historiques : pour la tuberculose, entre 2000 et 2023, la mortalité a chuté de 47,9 %. En 2023,
7,1 millions de personnes ont pu être traitées. Pour le VIH/Sida, depuis 2010, le nombre d’infections a diminué
d’un tiers. En 2023, le fonds a permis de délivrer des traitements à 25 millions de personnes. Pour le paludisme,
entre 2000 et 2023, 12,7 millions de décès ont été évités dans le monde. Rien qu’en 2023, 171 millions de
personnes ont été traitées et 227 millions de moustiquaires ont été distribuées. Pourtant, ces décennies de progrès
sont aujourd’hui menacées par le recul des financements internationaux et les coupes dans l’aide publique au
développement. Alors que la France avait engagé 1,596 milliard d’euros lors de la précédente reconstitution,
aucune contribution n’a été annoncée lors de la conférence du 21 novembre 2025, marquant une rupture inédite
depuis 2002. Cette absence d’engagement fait peser un risque vital sur 2 millions de personnes et menace la
sécurité sanitaire mondiale par une possible résurgence de ces maladies. En conséquence, il l’interroge sur le
montant de la contribution française au fonds mondial et l’appelle solennellement à annoncer un financement au
moins égal à celui de 2022 afin de continuer à sauver des vies et de respecter les engagements internationaux de la
France.
Politique extérieure
Position de la France sur l’élaboration du statut du Sud-Liban
12487. − 27 janvier 2026. − Mme Andrée Taurinya interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires
étrangères sur la position diplomatique de la France relative au plan proposé par les États-Unis et Israël pour le
Sud-Liban et ses conséquences sur l’intégrité territoriale de l’État libanais. Alors que le gouvernement libanais
vient d’achever le désarmement des milices au sud du fleuve Litani, conformément à la mise en œuvre de l’accord
de cessation des hostilités entrée en vigueur en novembre 2024, la partie israélienne remet systématiquement en
cause ce cessez-le-feu par le pilonnage constant du Sud, de la Bekaa, et de frappes récurrentes dans la banlieue sud
de Beyrouth. Ce dispositif a été élaboré sur le modèle établi pour l’administration de Gaza dans le cadre du plan
Trump. L’idée d’une zone économique exclusive était agitée par l’émissaire américain Tom Barrack à la miseptembre 2025, avant que celui-ci ne multiplie les ultimatums en la matière, laissant craindre la reprise de la
guerre à haute intensité. Depuis, les agressions israéliennes ont considérablement augmenté afin de faire céder le
gouvernement libanais victime d’un chantage à la reconstruction. 350 personnes ont été tuées par des tirs israéliens
au Liban depuis le cessez-le-feu. Ces attaques ont franchi un cap le 29 octobre 2025 lorsqu’un commando de
soldats est entré dans le village de Blida et a assassiné un employé municipal de 45 ans dans son sommeil,
M. Ibrahim Salamé. L’armée libanaise et les forces d’interpositions onusiennes de la FINUL subissent des
intimidations régulières alors que l’armée israélienne renforce son emprise sur les zones géographiques occupées
près de la frontière sud. Mme la députée s’est alarmée de voir l’absence de réaction internationale suite à la
construction d’un mur au nord de la ligne bleue par l’armée israélienne à la mi-novembre. Un processus de
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