A SSEMBLÉE NATIONALE 27 JANVIER 2026 TRAVAIL ET SOLIDARITÉS Questions demeurées sans réponse plus de trois mois après leur publication et dont les auteurs renouvellent les termes Nos 2088 Michel Guiniot ; 4304 Thomas Ménagé ; 7539 Mme Florence Goulet ; 7774 Thomas Ménagé. Dépendance Carence de l’installation de la fibre en Ehpad 12400. − 27 janvier 2026. − M. Patrick Hetzel attire l’attention de M. le ministre du travail et des solidarités sur une inégalité de traitement touchant les résidents d’établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Lorsque la fibre optique est déployée sur le territoire, les opérateurs raccordent environ deux fibres par établissement, contrairement aux immeubles d’habitation, qui bénéficient d’une fibre par logement. La conséquence immédiate est que les pensionnaires d’Ehpad, pourtant domiciliés en résidence principale dans leur établissement, ne peuvent souscrire individuellement à une offre fibre. Ils doivent se contenter d’une offre ADSL qui va s’arrêter progressivement, jusqu’à disparaître en 2030. Les résidents, petit à petit, vont être privés de l’accès à internet, de télévision, du téléphone mais aussi de services essentiels pour des personnes alitées ou isolées. La fracture numérique s’en trouve encore plus renforcée. Le déploiement de la fibre est contrôlé par l’ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse). C’est cette autorité qui définit les règles applicables aux opérateurs. Il paraît indispensable d’intégrer les Ehpad à la feuille de route du déploiement national de la fibre, avec un dimensionnement proportionnel au nombre de chambres autorisées. Il lui demande ce qui est prévu, sous le contrôle de l’ARCEP, pour que la fibre ne s’arrête pas au pied des Ehpad. 4. Questions écrites Emploi et activité Situation des salariés protégés de l’entreprise Brandt - liquidation judiciaire 12405. − 27 janvier 2026. − M. Emmanuel Duplessy attire l’attention de M. le ministre du travail et des solidarités sur la situation des salariés protégés de l’entreprise Brandt à la suite de sa liquidation judiciaire. Le tribunal des activités économiques de Nanterre a prononcé, le 11 décembre 2025, la liquidation judiciaire de l’entreprise Brandt, entraînant la suppression d’environ 700 emplois et l’arrêt immédiat de l’activité sur les sites industriels ainsi que dans les services associés. Cette décision est intervenue après l’abandon d’un projet de reprise en SCOP, pourtant soutenu par plusieurs acteurs publics. Parmi les salariés concernés figurent 27 salariés protégés, dont la situation n’est liée ni à l’exercice de leur mandat représentatif, ni à une quelconque faute disciplinaire, mais exclusivement aux difficultés économiques de l’entreprise et à la décision judiciaire de liquidation. Or il apparaît que la procédure de liquidation se déroule dans des délais contraints et que les fonds disponibles pourraient être insuffisants pour assurer, dans des délais raisonnables, le paiement des rémunérations de ces salariés protégés. En effet, tant que l’autorisation administrative de licenciement n’est pas délivrée, la prise en charge par l’Association pour la gestion du régime de garantie des créances des salariés (AGS) et par France Travail ne peut être effective. Cette situation place les salariés concernés dans une grande précarité financière et compromet leur capacité à subvenir à leurs besoins quotidiens dans l’attente de la fin de l’instruction de la procédure de licenciement. Dans ce contexte, il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement entend prendre afin de réduire les délais d’instruction des demandes de licenciement économique concernant les salariés protégés en cas de liquidation judiciaire, garantir la continuité de leurs ressources et sécuriser leur accès au contrat de sécurisation professionnelle (CSP), afin d’éviter que l’exercice d’un mandat représentatif n’aboutisse, de fait, à une pénalisation financière disproportionnée. Entreprises Libérer les employeurs des inutiles enquêtes statistiques - Enquête ACEMO 12423. − 27 janvier 2026. − M. Robert Le Bourgeois alerte M. le ministre du travail et des solidarités sur le caractère extrêmement chronophage et redondant de certaines enquêtes obligatoires comme l’enquête ACEMO trimestrielle. Cette enquête sur les activités et conditions d’emploi de la main d’œuvre, menée par la Dares, vise à mesurer les évolutions conjoncturelles des salaires de base et des emplois vacants. Pour les employeurs sélectionnés, l’enquête revêt un caractère obligatoire sous peine d’une amende administrative prononcée par le ministre chargé 592

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