Droit international public : le droit international public naît de la volonté commune des États et règle leur coexistence. Il sert de fondement à la paix et de la stabilité et vise la protection et le bien-être des êtres humains. Le droit international public couvre donc des domaines très variés, tels que l’interdiction du recours à la force, les droits de l’homme, la protection des êtres humains pendant les conflits armés, ainsi que la prévention et la poursuite pénale des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, du génocide, du crime organisé transnational et du terrorisme. Il réglemente en outre des domaines comme l’environnement, le commerce, le développement, les télécommunications ou les transports. Les États étant souverains, ils sont soumis uniquement aux normes de droit international auxquelles ils ont décidé d’adhérer. Le droit international coutumier contraignant constitue une exception : aucun État ne peut se soustraire aux normes fondamentales qu’il contient, comme l’interdiction du génocide. Droits de l’homme : les droits de l’homme sont les droits innés et inaliénables auxquels toute personne peut prétendre, sans discrimination, du simple fait de sa condition humaine. Ils sont essentiels pour garantir la protection de la dignité et de l’intégrité physique et psychique des personnes ainsi que leur développement individuel. Garants d’une société fondée sur l’obligation de respecter les droits des individus, ils s’appliquent aussi bien dans les relations internationales que dans les politiques nationales. Les droits de l’homme sont universels, indivisibles et étroitement liés les uns aux autres. Chaque État est tenu de les respecter, de les protéger et de les appliquer. Durabilité : comme le prescrit la Constitution, la Suisse encourage le développement durable tel qu’il a été défini par la Commission Brundtland en 1987, à savoir un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire leurs propres besoins. Ce principe a été mis en pratique en 2015, dans les 17 objectifs de l’Agenda 2030 (cf. Agenda 2030). Espace numérique : le terme désigne la totalité de l’espace physique et virtuel concerné par la numérisation (cf. numérisation). L’espace numérique ne se rapporte pas qu’aux systèmes, mais également aux acteurs et aux processus. État de droit : l’état de droit désigne la primauté du droit sur la loi du plus fort. Sur le plan national, l’état de droit a pour but de garantir la primauté du droit et, partant, la liberté des citoyennes et citoyens à tous les niveaux de l’État. Au niveau de la politique extérieure, l’état de droit est essentiel pour promouvoir la paix et la sécurité internationales, le progrès économique et social, le développement ainsi que la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Son instauration est favorisée principalement par le renforcement du droit international public (cf. droit international public), qui assure la stabilité politique et la fiabilité des relations internationales. État hôte : terme désignant un État qui accueille des représentations étrangères (ambassades, missions, consulats) ou des organisations internationales. La Suisse – en particulier la ville de Genève (cf. Genève internationale) – est l’État hôte de nombreuses organisations internationales. 36 Annexe Expertise sur la Chine : compétences et connaissances qui sont déterminantes pour optimiser la défense des intérêts suisses et mener une collaboration fructueuse avec la Chine. Cette expertise recouvre notamment des connaissances linguistiques, des compétences interculturelles, ainsi qu’une compréhension de l’économie, de la politique, de l’histoire moderne et de la société chinoises. Finance durable : le terme de finance durable recouvre l’ensemble des services financiers qui intègrent des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (critères ESG) dans l’exercice d’activités commerciales et d’investissement. G20 : le Groupe des 20 est un forum informel réunissant 19 États et l’UE et représentant les principaux pays industrialisés et émergents. Il s’occupe de coopération financière et économique et peut fixer des normes internationales. Genève internationale : Genève est le cœur du système multilatéral et le siège européen de l’ONU ; pas moins de 38 organisations, programmes et fonds internationaux, ainsi que 177 États et 750 ONG, y sont représentés. La Genève internationale compte 32 000 employés (travaillant pour des organisations internationales, des représentations permanentes et des organisations de la société civile) et génère plus de 11 % du PIB cantonal (1 % du PIB suisse). Chaque année, quelque 3300 conférences internationales se déroulent à Genève, principalement sur les thèmes suivants : 1) paix, sécurité et désarmement ; 2) aide humanitaire, droit international humanitaire, droits de l’homme et migration ; 3) travail, économie, commerce, science et télécommunication ; 4) santé ; 5) environnement et développement durable. Gouvernance mondiale : la gouvernance mondiale désigne un système de règles, d’institutions et de mécanismes de coopération internationale mis en place pour faire face aux problèmes mondiaux et régler les questions transfrontalières. Elle inclut le système des Nations Unies, les organisations internationales, les acteurs étatiques et non étatiques ainsi que les organisations régionales. Traditionnellement, la Suisse joue un rôle important dans la gouvernance mondiale, dont la Genève internationale (cf. Genève internationale) est l’un des centres les plus importants. Gouvernance numérique : elle englobe la création, la conception et la consolidation de systèmes institutionnels et réglementaires ainsi que de mécanismes de coopération internationale dans l’espace numérique (cf. espace numérique). Intérêts et valeurs : la mission première de la politique extérieure suisse consiste à promouvoir les intérêts et les valeurs de la Suisse. Ces intérêts et valeurs sont les deux faces de la même médaille et reposent sur la Constitution fédérale. Maîtrise des armements : ce terme fait référence aux instruments ainsi qu’aux efforts bilatéraux et multilatéraux déployés dans le but de contrer la course à l’armement incontrôlée et de stopper la prolifération d’armes conventionnelles et d’armes de destruction massive. Les contrôles à l’exportation s’inscrivent dans le cadre des efforts de non-prolifération.

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