investissements directs suisses en Chine s’élevaient à quelque
22,5 milliards de francs.
116
100
94
78
62
50
44
27
0
2014
2015
2016
2017
2018
2019
Figure 15 : Nombre d’entreprises en Suisse appartenant à des multinationales
chinoises (2019 : données provisoires ; source : Office fédéral de la statistique).
Chine Japon
38,5
14,9
Reste de l’UE
CHF 209,4 mrd CHF
Allemagne
51,7
France
58,5
Royaume-Uni
68,1
États-Unis
651,3
Figure 16 : montant des investissements directs étrangers (en milliards
de francs) des principaux partenaires commerciaux de la Suisse en 2019,
ventilés en fonction de l’investisseur ultime (source : BNS).
La Chine, les États-Unis mais aussi d’autres pays appliquent
un contrôle des investissements transfrontaliers dans les
domaines considérés comme critiques pour l’ordre public. En
Suisse aussi, l’augmentation observée ces dernières années
des investissements d’entreprises privées et proches de l’État
issues de grands pays émergents, dont la Chine, a ouvert le
débat sur la question du contrôle des investissements. En
mars 2020, par l’adoption de la motion Rieder 18.3021, le
Parlement suisse a chargé le Conseil fédéral de créer dans
un délai de deux ans les bases légales permettant le contrôle
des investissements, notamment ceux d’origine chinoise. Le
Conseil fédéral est sur le point de donner suite à cette motion.
Le lancement de la procédure de consultation est prévu pour
le second semestre 2021.
18
La Suisse et la Chine
En comparaison avec la Suisse, l’accès des investissements
directs étrangers en Chine est restreint. Ces dernières années
ont été marquées – au niveau national – par quelques évolutions en direction d’un accès facilité, mais il existe toujours une
liste de secteurs dans lesquels les investissements étrangers ne
sont pas possibles. Dans le cadre de sa politique industrielle,
la Chine examine tous les cinq ans si des secteurs peuvent être
ouverts aux investissements étrangers et si d’autres doivent
être à nouveaux fermés.
Tourisme : la Chine est un important marché émetteur pour
le tourisme suisse. En 2019, les touristes chinois ont été à
l’origine d’environ 1,4 million de nuitées d’hôtel dans notre
pays, ce qui a porté la Chine au quatrième rang des marchés
de provenance étrangers derrière l’Allemagne, les États-Unis
et le Royaume-Uni. La pandémie de COVID-19 a entraîné un
arrêt quasi-total du tourisme international.
Formation, recherche et innovation : en tant que nation
phare de la technologie au niveau mondial, la Suisse est un
partenaire intéressant pour la Chine dans le domaine de la
formation, de la recherche et de l’innovation. l’assimilation
de technologies étrangères est une importante composante
du modèle de développement chinois imposé par l’État.
Les achats d’entreprises de technologie par des entreprises
chinoises sont toujours plus fréquents également en Suisse.
› La collaboration avec Pékin dans le domaine de la
recherche et de l’innovation (R&I) s’est intensifiée
depuis l’ouverture du dialogue bilatéral officiel en 2003,
le lancement des programmes de coopération bilatéraux
en 2008 visant à favoriser la collaboration dans le domaine
des sciences et de la technologie et l’établissement
d’un site Swissnex à Shanghai en 2008 (figure 17). Par
ailleurs, les programmes-cadres de l’UE pour la recherche
et l’innovation représentent un instrument multilatéral
susceptible de favoriser la collaboration avec la Chine. La
Chine est un partenaire intéressant dans de nombreuses
disciplines importantes et complexes sur les plans technique
et financier. Elle est aussi un marché essentiel pour le Parc
suisse d’innovation. « Switzerland Innovation » et plusieurs
conventions visent à accroître la notoriété de la Suisse en
tant que site intéressant pour des activités de recherche et
de développement. Les projets de coopération bilatéraux
et multilatéraux reposent toujours sur l’autonomie, les
initiatives et les intérêts des acteurs suisses de la recherche
et de l’innovation. De nos jours, presque toutes les hautes
écoles suisses entretiennent des partenariats avec la Chine,
plus ou moins intenses selon les cas.
› Dans le domaine de la formation aussi, un dialogue
politique régulier unit les deux pays depuis 2014. La Chine
affiche un intérêt marqué pour le modèle des hautes écoles
spécialisées suisses et s’est inspirée de notre pays pour des
réformes nationales. Ainsi, la Suisse peut mettre en avant
son système de formation professionnelle sur un marché
d’importance, ce qui profite aux hautes écoles spécialisées
et aux entreprises suisses sur place. Selon l’Office fédéral
de la statistique, 2493 étudiants chinois étaient inscrits