Les dépenses sociales liées au vieillissement en Belgique augmentent de 4,1% % du PIB sur la période 2023-2070. En 2070,
elles représenteront en Belgique 30,0 % du PIB, ce qui représente une forte augmentation. A titre de comparaison, dans un
pays moyen de l’UE, ces dépenses sociales liées au vieillissement n’augmentent que de 1,2 % du PIB entre 2022 et 2070 pour
atteindre 25,6 % du PIB en 2070. Cette différence illustre les défis auxquels la Belgique doit faire face en ce qui concerne le coût
du vieillissement
Ce coût du vieillissement est principalement dû aux dépenses de pension, qui augmentent en Belgique de 2,5 % du PIB sur la
période 2023-2070, ce qui contraste fortement avec une hausse de seulement 0,4 % du PIB dans un pays moyen de l’UE
Les coûts budgétaires du vieillissement sont particulièrement élevés entre 2023 et 2050 (+3,8 points de pourcentage du PIB),
puis ralentissent entre 2050 et 2070 (+0,3 point de pourcentage du PIB), ce qui témoigne encore de l’urgence de procéder à des
réformes efficaces
En l’absence de changements politiques majeurs, la viabilité financière des pensions belges est sérieusement menacée.
L’augmentation significative des dépenses de pension, combinée à une croissance relativement limitée du PIB, signifie
qu’une part croissante des recettes publiques devra être consacrée aux pensions. Outre la pression croissante sur les finances
publiques, d’autres priorités politiques, telles que les soins de santé, des services de sécurité forts et des infrastructures
modernes, seront mises en péril. La Belgique risque de se retrouver dans une situation où elle ne sera plus en mesure de faire
face à ses obligations en matière de pensions sans augmenter sensiblement les impôts ou sans coupes sombres dans d’autres
postes budgétaires.
S’il n’est pas modifié, le système actuel risque également d’avoir un impact négatif sur la solidarité intergénérationnelle. Les
jeunes générations devraient en effet supporter une charge disproportionnée pour financer les pensions d’une population
vieillissante, ce qui pourrait entraîner des tensions intergénérationnelles, voire des tensions sociales. L’augmentation du coût
des pensions peut également nuire à la compétitivité de l’économie belge dans la mesure où des impôts plus élevés perturbent
le marché du travail et découragent les investissements
Dans le contexte économique actuel, il est d’autant plus urgent d’agir. Les incertitudes économiques mondiales, combinées à la
nécessité d’investir dans les transitions verte et numérique, exercent une pression supplémentaire sur les finances publiques.
En l’absence de réformes du régime de pension, la Belgique risque de compromettre davantage sa compétitivité dans la mesure
où l’augmentation des impôts pourrait freiner la croissance économique. Cela pourrait non seulement affecter le niveau de vie
de la population actuelle, mais aussi mettre en péril le bien-être des générations futures.
Enfin, il convient de noter que l’absence de réforme n’a pas que des implications financières. Elle peut également nuire à
la confiance à l’égard des pouvoirs publics. Si la population a le sentiment que le r��gime de pension n’est pas viable et que
sa prospérité future est menacée, le niveau de confiance dans le contrat social et les pouvoirs publics dans leur ensemble
pourrait baisser. Cela pourrait nuire à la stabilité politique et à la cohésion sociale. Il est donc essentiel que la Belgique prenne
dès à présent les bonnes mesures pour réformer le système de pension et garantir un système durable et équitable pour les
générations futures.
Notre réforme structurelle des pensions s’appuie sur une pension légale adéquate, garantissant à chacun un niveau de sécurité
financière de base après la retraite. Elle renforce également le lien entre les prestations professionnelles et la constitution de
droits à la pension de sorte que les gens soient récompensés pour leur travail. Nous cherchons également à harmoniser les
régimes de pension des salariés, des fonctionnaires et des indépendants afin de garantir une approche équitable et cohérente.
La progressivité et le respect des droits acquis sont les pierres angulaires des réformes que nous mettons en œuvre. Cela
signifie que les changements sont mis en œuvre étape par étape afin de minimiser l’impact sur les individus et que les droits
existants des bénéficiaires de pensions sont respectés. Cette approche garantit des réformes durables et socialement équitables,
contribuant ainsi à la stabilité à long terme de notre système de retraite.
PRINCIPES
50
Accord de coalition fédérale