MARCHÉ DU TRAVAIL
Des réformes approfondies sont nécessaires pour garantir la viabilité financière et la qualité du système social. À politiques
inchangées, le coût de la sécurité sociale augmentera beaucoup plus que la croissance économique dans les années à venir. Au
cours de la prochaine législature, les prestations sociales passeront de 161 milliards d’euros en 2024 à 198 milliards d’euros en
2029, soit une augmentation de 37 milliards d’euros ou de +23 %.
Pour pérenniser les capacités financières de notre sécurité sociale et le niveau élevé de protection sociale, il faut que davantage
de Belges travaillent et la croissance de notre productivité doit augmenter. En effet, en 2023, le taux d’emploi en Belgique n’était
que de 72,1 %, contre 75,4 % en moyenne dans l’UE.
Aujourd’hui, notre marché du travail comptabilise encore un nombre relativement élevé de postes vacants qui sont difficiles
à pourvoir. À l’exception de l’Belgique (4,7 %), la Belgique a la proportion de postes vacants la plus élevée de tous les pays de
l’UE. Le taux d’emplois vacants en Belgique est de 4,6 %, contre 2,7 % en moyenne dans l’UE (chiffres 2023).
Notre objectif central est d’augmenter le taux d’emploi en Belgique pour atteindre 80 % d’ici à 2029 et d’augmenter la
croissance de notre productivité. Nous voulons combler l’écart avec la moyenne européenne au cours de la prochaine
législature. Cela nécessite également une coordination étroite des efforts avec les régions.
Grâce aux réformes structurelles nécessaires en matière d’impôt sur le revenu des personnes physiques, de sécurité sociale
et d’aide sociale, nous encourageons tous ceux qui sont en mesure de travailler à entamer une activité professionnelle et à la
poursuivre. Aujourd’hui, opter pour un travail rémunéré est souvent mal récompensé en Belgique. C’est particulièrement le
cas pour le groupe de chômeurs le plus vulnérable, les bénéficiaires du revenu d’intégration, les malades de longue durée ou les
personnes avec un handicap qui peuvent accéder à un emploi à temps partiel ou occasionnel.
L’accompagnement et la réinsertion des malades de longue durée est l’un des chantiers les plus importants du prochain
gouvernement. Seule une politique coordonnée et globale, dans le cadre de laquelle tous les acteurs prennent leurs
responsabilités, peut susciter un large soutien et produire des résultats.
Nous rendons le travail suffisamment rémunérateur et renforçons le lien entre les périodes effectivement travaillées et les
cotisations versées et la constitution de droits sociaux en matière de chômage, d’indemnités de maladie, de pensions, etc.
Nous pouvons ainsi faire preuve de solidarité avec ceux qui, pour diverses raisons, ne peuvent pas entrer ou rester sur le
marché du travail et pérenniser l’assise sociale et financière ainsi que notre niveau élevé de protection sociale.
Pour concrétiser notre ambition, il est crucial que le niveau fédéral fournisse le cadre, les conditions et la responsabilisation
financière afin que les entités fédérées puissent mettre en œuvre une politique d’activation performante et adaptée aux
situations très différentes sur leur marché du travail propre.
NOUS AUGMENTONS LA DIFFÉRENCE ENTRE LE TRAVAIL ET L’INACTIVITÉ À PLUS DE 500€
• Grâce à une réforme fiscale, nous augmentons les salaires nets, avec une attention pour les salaires sous la médiane (voir
ci-après).
• Le gouvernement élabore, avec les partenaires sociaux, une norme d’allocations qui veillera, à l’avenir, à ce que les allocations
des personnes en âge de travailler mais qui ne travaillent pas (alors qu’elles sont capables de travailler) n’augmentent pas plus
rapidement que les salaires. Cela doit garantir que l’écart entre le travail et l’inactivité augmente.
• Au lieu de l'enveloppe bien-être, nous fournirons à cette législature une enveloppe spécifique pour augmenter les allocations
pour les groupes les plus vulnérables tels que les personnes handicapées, malades et invalides. Il est également examiné
comment, en plus des enveloppes distinctes pour le régime des salariés, le régime des indépendants et les régimes
d’assistance, une alternative similaire au système de péréquation peut être prévue pour les fonctionnaires.
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Accord de coalition fédérale