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Le Sénat,
Vu l’article 88-4 de la Constitution,
Vu la résolution 2012/2685 du Parlement européen
du 14 juin 2012 sur la situation des droits de l’Homme au Tibet,
Considérant que le respect des droits de l’Homme, ainsi que
des libertés de religion et d’association, est l’un des principes
fondateurs de l’Union européenne, que sa politique étrangère vise
notamment à promouvoir ;
Considérant que le dialogue Union européenne-Chine sur les
droits de l’Homme n’a débouché sur aucune amélioration
sensible de la situation des droits fondamentaux des Tibétains ;
Considérant que les autorités de la République populaire de
Chine (RPC) ont eu un recours disproportionné à la force face
aux manifestations de 2008 au Tibet et que, depuis lors, elles
imposent des mesures de sécurité contraignantes qui limitent les
libertés d’expression, d’association et de religion des Tibétains ;
Considérant que les pourparlers entre les émissaires du
Dalaï-Lama et le Gouvernement de la RPC visant à trouver une
solution pacifique et mutuellement satisfaisante à la question des
droits des Tibétains n’ont débouché sur aucun résultat concret et
sont actuellement au point mort ;
Considérant que les principes fixés dans le Mémorandum sur
une autonomie réelle pour le peuple tibétain, présenté par les
émissaires du Dalaï-Lama à leurs interlocuteurs chinois au mois
d’octobre 2008, sont à prendre en compte pour arriver à une
solution politique réaliste et durable de la question tibétaine,
tenant compte de la nécessité, pour la RPC, de préserver sa
souveraineté et son intégrité territoriale et, pour les Tibétains, de
jouir d’une réelle autonomie au sein de la RPC ;
Considérant que le processus de démocratisation des
institutions tibétaines en exil a franchi récemment une étape
décisive, avec le transfert des pouvoirs politiques du Dalaï-Lama
au Premier ministre de l’administration centrale tibétaine en exil ;