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17/06/2026
réalisées? Pouvez-vous affirmer que ces difficultés
rencontrées par les demandeurs de visa n'ont
aucun lien avec la politique que j'estime un peu
raciste de la ministre de l'Asile et de la Migration,
Mme Van Bossuyt?
Voorzitster: Els Van Hoof.
Présidente: Els Van Hoof.
23.02 Maxime Prévot, ministre: Je parlerai sans
détour. La gestion des rendez-vous au Centre
européen des Visas reste une difficulté importante,
qui m’ennuie fortement. Au départ, le système a
été conçu pour être le plus neutre et équitable
possible. En moyenne, 600 à 1 000 plages horaires
sont ainsi libérées chaque semaine, ce qui
représente un nombre très conséquent. Ces
créneaux sont mis à disposition de manière
aléatoire, donc jamais au même moment de la
journée, afin d’éviter que des personnes ne
monopolisent les réservations. Malheureusement,
je dois bien en faire le constat, des agences de
voyage et autres intermédiaires véreux, à la
recherche du profit sur le dos des demandeurs
ordinaires, arrivent, y compris grâce à des robots
informatiques, à s’approprier une bonne partie de
ces rendez-vous. Ils réservent les plages horaires
pour ensuite les monnayer.
Il faut reconnaître humblement que les parades
techniques que nous avons mises en place, y
compris récemment, n’ont pas produit les effets
escomptés. Nous ne sommes d’ailleurs pas les
seuls dans cette situation: des États européens et
même des entreprises privées chargées de gérer
les rendez-vous connaissent, elles aussi, le
problème de saturation des plateformes et de
contournement de procédures dans d’autres pays.
Cela étant dit, nous ne baissons pas les bras et
accordons la priorité nécessaire pour contrer ces
pratiques
frauduleuses.
Mes
services
informatiques visent désormais à opérer une
refonte radicale du système de rendez-vous, ne se
limitant donc pas à des ajustements techniques. Il
s’agit bien entendu d’un défi particulièrement
complexe, notamment sur le plan informatique, et
qui prendra donc un peu de temps. De grands
efforts sont aussi réalisés pour recevoir un nombre
croissant
de
demandes.
Trois
guichets
supplémentaires de réception de rendez-vous sont
ainsi en cours de construction, tandis que le
nombre d’agents visa à l’ambassade et le
personnel du Centre européen des Visas a
presque doublé en 2024.
Quant au lien que vous faites entre cette situation,
que j’espère sincèrement temporaire, et la politique
migratoire de la Belgique, c’est une insinuation
KAMER-3E ZITTING VAN DE 56E ZITTINGSPERIODE
2025
CRIV 56 COM 394
déplacée. Elle est d’ailleurs en totale contradiction
avec les efforts et les faits que je viens de vous
exposer. Je ne compte donc pas entrer dans ce
type de débats stériles.
Pour ce qui est de la saison étudiante, elle a
commencé il y a quelques semaines. Chaque jour,
le Centre européen des Visas reçoit au quotidien
quatre à cinq demandes de visas D pour études.
Un nombre supérieur de demandes a déjà été
traité par rapport à la même période de l’année
passée. Ces demandes sont, par ailleurs,
généralement traitées par l’ambassade dans un
délai de 48 heures. Je pense que ces éléments
vous démontrent qu’aucune volonté politique ne se
cache derrière les contrariétés techniques
rencontrées.
23.03 Lydia Mutyebele Ngoi (PS): Monsieur le
ministre, je vous remercie pour vos réponses et
pour les chiffres que vous nous exposez ici. Vous
avez qualifié mes insinuations de déplacées.
Cependant, face au manque de collaboration et à
l'absence totale de rendez-vous disponibles
auxquels sont confrontées les personnes
désireuses de venir en Belgique, ces dernières
ignorent tout des solutions que vous venez de me
présenter. C'est précisément la raison pour
laquelle j'exerce mon travail parlementaire, afin de
pouvoir relayer ensuite que le ministre des Affaires
étrangères fait son travail et cherche des solutions.
Je suis pleinement consciente que cela prend du
temps.
Mais comprenez tout de même que, comme par
hasard, les citoyens tentent d'obtenir des rendezvous depuis des années sans jamais y parvenir.
C'est tout à votre honneur de défendre votre
collègue, je ne vous le reproche pas. En revanche,
mon travail consiste aussi à dénoncer les propos
particulièrement discourtois de votre collègue, qui
invite les gens à ne pas tenter de venir en Belgique,
les qualifiant de chercheurs de fortune et affirmant
qu'ils n'obtiendront pas leurs visas. Dans l'opinion
publique, le parallélisme s'établit dès lors très
facilement.
J'ai donc accompli mon travail de députée en vous
interrogeant sur les solutions que vous apporterez
face à cette pénurie de rendez-vous à la Maison
Schengen. Je me suis d'ailleurs entretenue
récemment avec notre ambassadrice en Belgique
pour aborder cette problématique. Si l'informatique
résout de nombreux problèmes, j'ai l'impression
qu'il faut désormais des solutions bien plus
pragmatiques, à l'instar d'une présence physique.
À l'époque où je suis arrivée en Belgique, voici 30
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CHAMBRE-3E SESSION DE LA 56E LÉGISLATURE