CRIV 56 COM 394
sociaux et culturels. L'arrestation de représentants
syndicaux dans le cadre de revendications sociales
soulève des questions au regard de ces
engagements, même en l'absence de poursuites
judiciaires ultérieures. La Belgique rappelle
l'importance du respect de l'ensemble des droits
humains.
Un dialogue social ouvert et un espace civique libre
et pluraliste sont essentiels au bon fonctionnement
de l'État de droit et à un développement durable.
Dans ce contexte, nous soutenons pleinement
l'appel lancé le 19 mai dernier par la délégation de
l'Union européenne en Bolivie en faveur d'un
dialogue entre les autorités et les mouvements de
protestation dans le respect de la démocratie, avec
une condamnation claire de toute forme de
violence.
Plus généralement, la situation des droits
syndicaux et de l'espace civique en Bolivie suscite
des préoccupations récurrentes et fait l'objet d'un
suivi dans le cadre du dialogue entre l'Union
européenne et la Bolivie, dont la dernière édition
s'est tenue en janvier 2025. La Belgique soutient
par ailleurs les acteurs de la société civile, y
compris les organisations syndicales, à travers les
programmes de coopération indirects, notamment
via les acteurs de la coopération non
gouvernementale actifs dans le domaine du travail
décent et du renforcement des capacités
syndicales.
15.03 Christophe Lacroix (PS): Merci, monsieur
le ministre. En fait, vous rappelez que les droits
syndicaux et politiques font partie de ce qu'on
appelle le devoir de vigilance. C'est donc une
question à laquelle vous avez répondu il y a
quelques instants d'ailleurs, sur le respect des
droits humains de manière générale. Vous en
faites un combat majeur que vous portez au sein
de l'Union européenne.
Dans ma question, je faisais effectivement
référence à l'OIT. Vous rappelez que l'Organisation
internationale du Travail, dont on parle de moins en
moins – je ne sais pas pourquoi –, est pourtant une
organisation fondamentale, notamment en lien
avec le devoir de vigilance. Vous rappelez
également que la Bolivie est liée par les
conventions 87 et 98 de cette fameuse OIT.
Je terminerai, monsieur le ministre, en vous disant
que, contrairement à certains membres de la
majorité qui voudraient parfois, dans le cadre de la
coopération au développement, couper des
budgets vis-à-vis de pays partenaires ou de pays
avec lesquels nous dialoguons parce qu'ils
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2025
prennent des mesures de répression drastiques,
que ce soit au Sénégal à l'égard des personnes
LGBTQI+ ou en Bolivie à l'égard des syndicalistes,
il est important que nous soutenions et
poursuivions une aide efficace, notamment pour
permettre aux organisations de la société civile et
aux organisations syndicales sur place de
continuer à se structurer et à défendre les droits.
Je vous soutiendrai donc toujours lorsque vous
réaffirmez que les instruments de coopération avec
les partenaires sur place constituent des éléments
essentiels de la coopération au développement et
qu'il ne s'agit pas de les réduire à un moment où
les Américains, eux, ne cessent de les réduire,
voire de les supprimer tout simplement.
L'incident est clos.
Het incident is gesloten.
16 Questions jointes de
- François De Smet à Maxime Prévot (VPM
Affaires étrangères, Affaires européennes et
Coopération au développement) sur "L'arrêt de
la Cour de cassation en matière de
responsabilité de l'État belge pour ségrégation"
(56016332C)
- Els Van Hoof à Maxime Prévot (VPM Affaires
étrangères,
Affaires
européennes
et
Coopération
au
développement)
sur
"L'exécution de la résolution sur les métis"
(56017051C)
16 Samengevoegde vragen van
- François De Smet aan Maxime Prévot (VEM
Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en
Ontwikkelingssamenwerking) over "Het arrest
van het Hof van Cassatie over de
aansprakelijkheid van de Belgische Staat voor
segregatie" (56016332C)
- Els Van Hoof aan Maxime Prévot (VEM
Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en
Ontwikkelingssamenwerking)
over
"De
uitvoering
van
de
metissenresolutie"
(56017051C)
16.01 François De Smet (DéFI): Monsieur le
ministre, en décembre 2024, la Cour d’appel de
Bruxelles a condamné l’État belge pour crimes
contre l’humanité, pour enlèvement forcé et pour la
ségrégation de milliers d’enfants métis nés durant
la colonisation au Congo, au Rwanda et au
Burundi. Le 22 mai 2026, la Cour de cassation a
définitivement rejeté le pourvoi de l’État belge,
confirmant sa responsabilité dans cette politique
ségrégationniste.
Monsieur le ministre, quelle est aujourd’hui la
position du gouvernement fédéral à la suite de
2026
CHAMBRE-3E SESSION DE LA 56E LÉGISLATURE