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est effectivement davantage géré par l'Union
européenne.
Troisièmement, en fait, ce n'est pas du tout votre
position, mais je constate qu'il y a une unanimité
des 46 États membres, mais je ne voudrais pas,
comme certains voudraient instrumentaliser ce
débat, attaquer la Cour européenne des droits de
l'homme. En effet, les questions migratoires, dans
les jugements de la Cour européenne, dans le
contentieux, représentent une part marginale.
Dans les décisions de la Cour européenne des
droits de l'homme, celle-ci est très majoritairement
favorable aux décisions qui sont prises
souverainement par les États qui sont membres de
l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe
et du Conseil de l'Europe.
Préservons donc bien la dimension définie depuis
Montesquieu, c'est-à-dire la séparation des
pouvoirs: le judiciaire, l'exécutif et le législatif.
L'incident est clos.
Het incident is gesloten.
15 Question de Christophe Lacroix à Maxime
Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires
européennes et Coopération au développement)
sur "La situation des syndicalistes en Bolivie"
(56016034C)
15 Vraag van Christophe Lacroix aan Maxime
Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese
Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over
"De situatie van vakbondsleden in Bolivia"
(56016034C)
15.01 Christophe Lacroix (PS): Le 6 mai 2026,
treize dirigeants de la Confédération générale des
travailleurs industriels de Bolivie (CGTFB), dont
plusieurs
représentants
d'organisations
partenaires d'ONG belges, ont été arrêtés lors
d'une réunion tenue au ministère du Travail.
Cette réunion visait à porter des revendications
sociales et syndicales, notamment liées à l'inflation
croissante et aux restrictions récentes à la liberté
d'organisation syndicale. À l'issue de celle-ci, les
représentants syndicaux ont été interpellés par la
police et détenus pendant près de vingt-quatre
heures, sur la base d'accusations de violence
contestées par les personnes concernées.
Ces arrestations apparaissent comme une atteinte
grave aux droits fondamentaux, en particulier à la
liberté syndicale, au droit d'organisation et à la
négociation collective, pourtant garantis par les
conventions n°87 et n°98 de l'Organisation
internationale du travail (OIT), ratifiées par la
KAMER-3E ZITTING VAN DE 56E ZITTINGSPERIODE
2025
CRIV 56 COM 394
Bolivie.
Par ailleurs, les déclarations publiques de
responsables politiques boliviens à la suite de ces
événements, tendant à décrédibiliser les
organisations syndicales, s'inscrivent dans un
contexte plus large de stigmatisation et de
restriction de l'espace civique.
Même si aucune poursuite judiciaire n'a finalement
été engagée, ces événements suscitent de vives
inquiétudes quant à une possible dérive autoritaire
et à un recul démocratique en Bolivie.
Dans ce contexte:
Avez-vous eu connaissance de ces arrestations et
de leurs circonstances exactes? Quelle est
l'analyse de votre poste diplomatique sur place?
Estimez-vous que ces événements constituent une
violation des engagements internationaux de la
Bolivie en matière de droits humains et de liberté
syndicale?
Quelles démarches la Belgique entend-elle
entreprendre, au niveau bilatéral et européen, afin
d'encourager le respect du dialogue social et des
libertés syndicales en Bolivie?
La question des droits syndicaux et du
rétrécissement de l'espace civique en Bolivie estelle abordée dans le cadre du dialogue UE–Bolivie,
notamment via les mécanismes relatifs aux droits
humains?
La Belgique envisage-t-elle de soutenir davantage
les organisations de la société civile et syndicales
boliviennes via ses instruments de coopération ou
ses partenaires sur place?
15.02 Maxime Prévot, ministre: En réponse à
votre question sur la situation des syndicalistes en
Bolivie, notre poste diplomatique a été informé des
arrestations le 18 mai dernier via un communiqué
de presse de Solsoc, acteur de la coopération non
gouvernementale financée par la Direction
générale Coopération au développement et Aide
humanitaire (DGD), dont les partenaires locaux
sont concernés. Les informations disponibles ne
permettent pas encore d'établir les circonstances
exactes de ces arrestations. Celles-ci interviennent
toutefois dans un contexte plus large de tensions
sociales importantes que connaît le pays depuis
plusieurs semaines, notamment à La Paz.
Ces faits appellent évidemment une attention
particulière. La liberté d'association et la liberté
syndicale constituent des droits fondamentaux,
protégés notamment par les conventions 87 et 98
de l'Organisation internationale du Travail (OIT),
ratifiées par la Bolivie, ainsi que par le pacte
international relatif aux droits économiques,
2026
CHAMBRE-3E SESSION DE LA 56E LÉGISLATURE