CRIV 56 COM 394
du gouvernement.
Je tiens néanmoins à rappeler que la Belgique
figure parmi les pays ayant procédé au plus grand
nombre d’évacuations d’ayants droit depuis Gaza,
en tout cas au regard des chiffres observés dans
de nombreux autres pays, y compris parmi les
grandes puissances.
Je pense devoir faire le deuil de parvenir à vous en
convaincre. Peut-être devez-vous, de votre côté,
faire le deuil de l’idée selon laquelle la Belgique
serait systématiquement défaillante et ne ferait
rien. Toujours est-il que lorsqu’il est affirmé,
notamment au sujet des familles évoquées par
M. Boukili, qui manifestent devant mon cabinet
chaque semaine depuis plusieurs mois, qu’elles ne
reçoivent aucune réponse, c’est inexact.
Nous les recevons régulièrement. Simplement,
nous ne leur apportons pas la réponse qu’elles
souhaitent entendre. Et ce n’est pas la même
chose.
Dire qu'il y a du déni et pas d'écoute, ce n'est pas
vrai! Je ne sais pas leur répondre par des
mensonges, ni en leur faisant croire des choses qui
créeront un espoir toujours plus fort, et donc une
déception encore plus grande si celui-ci ne se
concrétise pas.
Depuis l'autre côté de la table, il est toujours facile
de dire que vous devez être humain et que vous
devez faire telle ou telle chose; quand la capacité
de mettre en œuvre une opération ne se concrétise
pas, vous faites pire que mieux à l'égard de ces
interlocuteurs. Ce n'est pas nécessairement plus
humain.
Pour répondre à la question spécifique sur la
protection des Palestiniens de Cisjordanie, que
M. Lacroix envisageait initialement de m'adresser,
la Belgique appelle régulièrement à la protection
des civils et au respect du droit international
humanitaire, que ce soit directement auprès de nos
interlocuteurs israéliens ou publiquement via nos
diverses déclarations.
En outre, nous soutenons plusieurs programmes
spécifiquement dédiés à la protection des
populations en Cisjordanie. À travers le West Bank
Protection Consortium (WBPC), nos diplomates à
Jérusalem se rendent d'ailleurs régulièrement sur
le terrain pour soutenir, avec d'autres diplomates et
des ONG membres du consortium, des
communautés menacées de déplacement forcé.
Mijnheer Di Nunzio, zoals eerder aangegeven, volg
KAMER-3E ZITTING VAN DE 56E ZITTINGSPERIODE
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17/06/2026
2025
ik de situatie nauwgezet en erken ik dat
internationale ngo's onmisbaar zijn voor de
humanitaire hulp in Gaza.
Samen met de Verenigde Naties en andere
donoren blijven wij Israël oproepen om de
beperkingen op hun werking te herzien, aangezien
ze een ernstige impact dreigen te hebben op de
essentiële hulpverlening.
Wij blijven alle diplomatieke en multilaterale
middelen inzetten om ongehinderde toegang voor
humanitaire actoren te waarborgen en staan klaar
om onze partners te ondersteunen.
Pour ce qui est de l’interdiction d’importation, je
peux confirmer que l'arrêté royal sur l'interdiction
d'importation de produits des colonies se trouve en
phase finale de discussion, et nous avions
d'ailleurs même caressé l'espoir de l'adopter
vendredi dernier. Il s’agit vraiment d’une question,
a priori, de jours. J'espère que cet accord, comme
madame la présidente l'a évoqué, pourrait être
obtenu samedi, date à laquelle nous allons tenir
notre kern plutôt que vendredi puisque le premier
ministre est retenu au Conseil européen.
Les discussions étant toujours en cours, je ne vais
ni les trahir en abordant les détails ni anticiper les
réponses à certaines de vos questions. Même si le
fait de lire quelque chose dans un article de presse
ne veut pas toujours dire "charrette", il est certain
que nous devons encore finaliser l'un ou l'autre
élément technico-politique – plus politique que
technique d'ailleurs, pour être honnête – afin
d'atterrir. Je peux en tout cas vous confirmer que
l'objectif que s'est donné le gouvernement, dans la
lignée de l'avis rendu par la Cour internationale de
justice le 19 juillet 2024, est bien d'interdire
l'importation
des
marchandises
produites,
exploitées ou transformées dans les territoires
palestiniens occupés par Israël et de prévoir les
contrôles nécessaires pour garantir le respect de
l'interdiction d'importation. C'est l'objectif auquel
nous consacrons actuellement nos efforts.
Une fois que ce sera adopté, nous ferons à
nouveau partie des pays minoritaires en Europe
qui auront pris une telle attitude. Alors, j'anticipe
déjà en entendant vos remarques: le jour où on
aura adopté l'arrêté, tous les mois pendant
lesquels vous avez plaidé pour que ce soit adopté
vont tout d'un coup se transformer en dénonciation
du fait que ce que nous avons adopté n'est pas
suffisant, n'est pas bien, n'est pas génial, etc.
Donc, quand il n'est pas là, il n'est pas bon, et
quand il est là, il n'est pas bon non plus. Je trouve
cette approche quelque peu regrettable, mais nous
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CHAMBRE-3E SESSION DE LA 56E LÉGISLATURE