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17/06/2026
interrogée: vous dites être prêt à participer aux
opérations de sécurisation tandis que le premier
ministre précise vouloir des garanties et une base
juridique.
Monsieur le ministre, quelle analyse tirez-vous,
vous et vos services, de ce protocole pour la paix?
Estimez-vous qu'une paix durable dans la région
soit à portée de main? Soutiendriez-vous la fin des
sanctions onusiennes à l'égard de l'Iran, si son
programme pour acquérir l'arme nucléaire est
réellement mis à l'arrêt? Macron a indiqué être prêt
à "tout faire" pour empêcher des frais de péage
dans le détroit d'Ormuz. Y êtes-vous également
prêt? Quelle analyse tirez-vous des déclarations
israéliennes de maintenir ses troupes au Liban, à
Gaza et en Syrie? Cela vous semble-t-il compatible
avec l'idée d'une véritable paix, qui respecte la
souveraineté des États? Ferez-vous part de votre
opposition au gouvernement israélien? Enfin,
quelles garanties attendez-vous avant d'envoyer
nos équipes de déminage? Le ferez-vous dans le
cadre d'une Coalition of the Willing ou uniquement
sous mandat onusien?
02.05 Michel De Maegd (Les Engagés): Monsieur
le ministre, après plusieurs mois d'escalade et
d'affrontements, l'annonce d'un accord entre les
États-Unis et l'Iran apparait comme un
soulagement.
S'il se confirme et qu'il est bien signé ce vendredi,
comme cela a été annoncé, il devrait permettre
l'arrêt des opérations sur plusieurs fronts, y
compris au Liban, mais aussi la réouverture du
détroit d'Ormuz, ainsi que la relance de
négociations plus larges sur le programme
nucléaire iranien.
Il faut donc accueillir toute perspective de
désescalade avec sérieux et avec espoir. Mais il
faut aussi rester prudent.
La liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz doit
être pleinement garantie, sans restriction et sans
péage. Le programme nucléaire iranien devra faire
l'objet d'engagements sérieux. Et, bien sûr, une
paix durable ne pourra se construire que si elle
respecte la souveraineté des États concernés,
notamment celle du Liban.
À cet égard, les déclarations du gouvernement
israélien suscitent de réelles inquiétudes. Le
ministre de la Défense israélien a annoncé que les
forces israéliennes resteraient pour une durée
indéterminée dans des "zones de sécurité" au
Liban. Une position difficilement compatible avec
une stabilisation de la région et avec la restauration
KAMER-3E ZITTING VAN DE 56E ZITTINGSPERIODE
2025
CRIV 56 COM 394
de l'autorité de l'État libanais sur l'ensemble de son
territoire.
Monsieur le ministre, vous avez salué l'annonce de
cet accord et rappelé l'importance d'une
réouverture rapide du détroit d'Ormuz sans
restriction, tout en indiquant la disponibilité de notre
pays pour contribuer à cet objectif.
Pouvez-vous expliquer l'analyse de la Belgique sur
le contenu connu de cet accord entre les ÉtatsUnis et l'Iran? Le considérez-vous comme une
base crédible pour une désescalade durable dans
la région? Quelles garanties la Belgique juge-t-elle
indispensables
concernant
le
programme
nucléaire iranien? Comment notre pays réagit-il
aux déclarations israéliennes annonçant le
maintien de troupes au Liban pour une durée
indéterminée? Enfin, quel devrait être, selon vous,
le rôle de l'Union européenne dans la prochaine
phase de négociations, notamment pour soutenir
la stabilité du Liban, la liberté de navigation, la nonprolifération nucléaire et le respect du droit
international?
02.06 Sandro Di Nunzio (Anders.): Mijnheer de
minister, de Verenigde Staten hebben een
memorandum van overeenstemming ondertekend.
Het doel op zich is duidelijk en ook noodzakelijk,
namelijk de onmiddellijke heropening van de
cruciale Straat van Hormuz voor de wereldwijde
scheepvaart. Washington heeft daarbij een
investeringsfonds op tafel gelegd van maar liefst
300 miljard dollar voor de Iraanse wederopbouw.
De sancties voor Iran worden onmiddellijk
opgeheven, zodat het zijn olie opnieuw kan
verkopen. Dat gebeurt terwijl de inkt van de
nucleaire garanties nog niet eens droog is en de
onderhandelingen over het nucleaire programma
pas daarna echt moeten beginnen.
Mijnheer de minister, het is duidelijk geworden hoe
roekeloos president Trump aan de oorlog is
begonnen. Er was geen enkele exitstrategie. Laten
we eerlijk zijn, voor de Iraanse bevolking is er op
het terrein niets veranderd: geen val van het
terreurregime, geen democratische omwenteling,
geen vrijheid. Ik moet u eerlijk zeggen, mijnheer de
minister, dat ik mij daar ernstig zorgen over maak.
Het stopt ook niet bij Washington. Ook in uw
regering waren er ministers die het een
gerechtvaardigde oorlog vonden en tot het einde
bleven geloven dat er iets groots op til was. Het is
dus niet alleen een geostrategische blunder van de
Amerikaanse president, maar ook, op zijn zachtst
uitgedrukt, een verkeerde inschatting van leden
van uw meerderheid.
2026
CHAMBRE-3E SESSION DE LA 56E LÉGISLATURE