SÉNAT
7 JANVIER 2021
crédits directement et immédiatement sur l’aide sociale et les besoins les plus urgents des associations qui viennent
en aide à nos compatriotes. Fin décembre 2020, ce sont 2 186 001 euros de subventions qui ont ainsi été
attribuées à 108 associations actives dans l’aide à nos compatriotes dans le besoin. Le deuxième volet concerne la
mise en place d’une nouvelle aide ponctuelle d’urgence, le secours occasionnel de solidarité (SOS), à l’intention
des Français en situation de grande difficulté financière du fait de la pandémie de la Covid-19. Celui-ci a été mis
en place dans un délai particulièrement court au profit de nos compatriotes et constitue une exception au sein des
pays de l’OCDE ou de l’Union européenne. Au 15 décembre 2020, 4 530 515 euros ont été versés au bénéfice de
28 248 personnes (enfants compris). Ce dispositif est complémentaire du système d’allocations et d’aides dont
bénéficient près de 4 100 de nos compatriotes. La répartition de ces aides est fonction des nécessités avérées, elles
ne sont nullement fléchées vers certains postes ou certaines zones géographiques.
2. Réponses des ministres
aux questions écrites
Aide sociale exceptionnelle accordée aux Français de l’étranger en difficulté
16454. − 4 juin 2020. − Mme Hélène Conway-Mouret attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des
affaires étrangères sur l’aide sociale exceptionnelle attribuée aux familles françaises à l’étranger. Cette aide de 50
millions d’euros doit être répartie selon les besoins de nos compatriotes les plus en difficultés. Il semble que les
comités consulaires pour la protection et l’action sociale (CCPAS) ne soient pas associés à cette opération
d’attribution d’une aide exceptionnelle, opération menée exclusivement par les services sociaux des postes. De
plus, pour en bénéficier, nos compatriotes doivent s’inscrire sur une page dédiée sur le site des ambassades et y
déposer leur dossier. Ensuite, après une première évaluation de leur demande, deux opérations en ligne sont
demandées, alors que nous savons que les plus précaires sont aussi ceux qui sont les moins connectés,
particulièrement dans les pays du Sud. Enfin, il est conseillé aux potentiels demandeurs de recourir à leur famille,
voire à leurs amis, avant de solliciter l’aide exceptionnelle. Ce système est très lourd et dissuasif. Elle s’interroge sur
le processus décisionnel d’attribution de cette aide sociale qui devrait suivre celui des CCPAS. Elle s’interroge aussi
sur la pertinence de la procédure engagée auprès des familles, procédure qui semble avoir, dans les pays du Sud en
particulier, un effet d’exclusion du public ciblé. Elle aimerait également connaître les critères arrêtés pour
l’obtention de cette aide exceptionnelle. Enfin elle ne perçoit pas la place dévolue aux organismes locaux d’entraide
et de solidarité (OLES) dans cette procédure, alors que ces derniers sont au plus près des familles concernées et
sont à même de répondre aux besoins dans l’urgence. Il serait opportun de demander aux OLES l’évaluation de
leurs besoins en aide d’urgence (paniers de vivre, médicaments, etc.) pour les mois à venir et de les pourvoir du
budget nécessaire. Par ailleurs, elle aimerait savoir si cette aide, à hauteur de 50 millions d’euros, inclut la ligne
budgétaire destinée au dispositif de soutien associatif des Français à l’étranger (STAFE), estimée à 1,92 million
d’euros qui a été réaffectée à l’aide sociale. Si cela devait être le cas, ce sont 48,2 millions d’euros, et non 50
millions initialement indiqués lors de la conférence de presse de M. le ministre, qui constitueraient l’enveloppe
attribuée à l’aide sociale exceptionnelle. Il serait bon de savoir si ces 1,92 million d’euros restent fléchés sur les
projets associatifs.
Réponse. − L’ensemble des allocations et aides mises en place par le ministère de l’Europe et des affaires étrangères
au bénéfice de nos compatriotes installés à l’étranger est accordé sous condition de ressources. Il en va de même
pour le secours occasionnel de solidarité (SOS), mis en place dans un délai particulièrement court au profit de nos
compatriotes, et qui constitue une exception au sein des pays de l’OCDE ou de l’Union européenne. Ce secours a
pour objet d’aider nos compatriotes dont la situation économique et sociale s’est dégradée de manière substantielle
dans le contexte d’épidémie de la Covid-19. Depuis la mise en place de cette mesure le 30 avril 2020, ce dispositif
a fait l’objet de plusieurs assouplissements : abandon de la règle de subsidiarité avec les aides locales, abandon de la
règle d’un versement unique de ce secours qui est devenu, depuis le 1er septembre, mensuel. Ces différents
assouplissements ont été décidés au niveau interministériel pour mieux adapter cette aide à la réalité de la situation
de nos compatriotes. Seuls demeurent obligatoires, pour pouvoir en bénéficier, l’inscription au registre des
Français de l’étranger, ainsi que la démonstration d’une baisse substantielle de revenus. Au 15 décembre 2020,
4 530 515 euros ont été versés au bénéfice de 28 248 personnes (enfants compris). Ce dispositif est
complémentaire du système d’allocations et d’aides dont bénéficient près de 4 100 de nos compatriotes. Outre
la mise en place de ce secours, le réseau des organismes locaux d’entraide et de solidarité (OLES), qui a pour
vocation de venir en aide à nos compatriotes les plus démunis, a reçu depuis le début de la crise un nombre
important de subventions pour lui permettre de répondre de façon souple et adaptée aux demandes d’aide. À fin
décembre 2020, 2 186 001 euros de subventions ont ainsi été attribuées à 108 associations actives dans l’aide à nos
compatriotes dans le besoin. Ce montant a évolué régulièrement à la hausse, en fonction des demandes de
subventions adressées par les postes, après consultation des conseillers consulaires sur place. Il est prélevé sur les
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