SÉNAT
7 JANVIER 2021
Questions orales
REMISES À LA PRÉSIDENCE DU SÉNAT
(APPLICATION DES ARTICLES 76 À 78 DU RÈGLEMENT)
Questions orales
Avenir de l’arboretum national des Barres
1446. − 7 janvier 2021. − M. Hugues Saury attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de
l’alimentation sur l’arboretum national des Barres. À une centaine de kilomètres de Paris, dans le département du
Loiret, un trésor environnemental et patrimonial est menacé. Répertorié au titre des jardins remarquables,
l’arboretum national des Barres est un site exceptionnel. Sur près de 35 hectares, s’épanouit depuis plus de deux
cents ans une collection d’arbres sans équivalent venue des cinq continents. Mais le domaine des Barres, ce n’est
pas seulement un joyau botanique. C’est également un site d’intérêt scientifique, depuis le 19e siècle, qui abrite
l’institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement Val de Loire (INRAE), un
lieu d’enseignement supérieur, spécialisé dans les formations forestières et environnementales, ainsi qu’un riche
patrimoine architectural aujourd’hui délaissé. Le contrat d’objectif et de performance signé entre l’État et son
gestionnaire, l’office national des forêts (ONF), arrive aujourd’hui à son terme. Et avec l’ensemble des élus de son
territoire il est particulièrement soucieux de l’avenir de l’arboretum des Barres. D’abord, concernant les moyens
financiers alloués à l’ONF. Chargé, dans le cadre d’une mission d’intérêt général, d’assurer la gestion des
collections, l’entretien de ce trésor naturel a un coût qui pèse sur la conservation du site. Ensuite, sur le devenir du
domaine des Barres. En 2018, l’ONF a mis un terme à la mission d’accueil du public. Depuis, la communauté de
communes Canaux et forêts en Gâtinais avec le soutien financier des autres collectivités territoriales, a pris le relais
de l’ONF afin de maintenir un service pédagogique et touristique minimum de ce lieu qui compte parmi les plus
emblématiques du Loiret. Enfin, sur l’aspect foncier. Propriété du ministère de l’agriculture depuis 1964, la
majeure partie du patrimoine bâti du domaine est laissé à l’abandon. L’absence d’entretien et les dégradations
grandissantes sur l’ensemble immobilier, en font un patrimoine en danger à sauvegarder d’urgence. Face à ce
désengagement progressif sur ce site phare, et pourtant unique en Europe, sa question est celle du positionnement
de l’État sur l’avenir de l’arboretum national des Barres, plus particulièrement au regard du foncier.
11