CRIV 56 COM 429 Initialement, les biens à double usage étaient, d'ailleurs, inclus dans le projet d'arrêté royal. Cette inclusion s'est, toutefois, heurtée à l'avis de la section législation du Conseil d'État. Ce dernier s'est, en effet, posé une série de questions quant à la compatibilité de cette inclusion avec le règlement (UE) 2021/821 du 20 mai 2021 établissant un régime de l'Union pour le contrôle des exportations, du courtage, de l'assistance technique, du transit et du transfert de biens à double usage. Ces interrogations portaient précisément sur des questions qui sont aujourd'hui également soumises à la Cour de justice de l'Union européenne par la cour d'appel de Bruxelles. Ne nous méprenons pas: nous l'avions initialement prévu et intégré, et c'est le Conseil d'État qui nous a retoqués. L'État belge a constaté que ce règlement imposait des procédures lourdes et des conditions d'interdiction restrictives. Celles-ci ne permettaient pas de répondre de façon suffisamment rapide et adaptée à l'urgence de l'intervention recherchée. Si nous avions dû attendre d'obtenir des certitudes sur cette question avant d'adopter l'arrêté, nous aurions donc postposé davantage l'adoption de cet arrêté qui, à défaut de tout couvrir, couvre déjà une bonne partie. Il y avait à l'époque une volonté politique urgente de l'adopter. Nous avons donc décidé d'avancer, malgré tout, sur l'arrêté royal interdisant le survol de l'espace aérien national et prohibant les escales techniques des aéronefs qui transportent du matériel militaire depuis la Belgique vers Israël ou ls territoires palestiniens. La question des biens à double usage devrait donc être réglée dans un arrêté royal distinct, une fois résolues les différentes difficultés juridiques et pratiques que pose le règlement 2021/821. Je rappelle, par ailleurs, l'accord interfédéral du 8 octobre 2025, qui réaffirme la volonté des Régions et de l'État fédéral de parvenir à une interdiction s'appliquant aussi aux biens à double usage. Si nous attendons une clarification juridique, la volonté politique, elle, est déjà là. Elle a été actée et entérinée. Il est raisonnable d'envisager que la Belgique participe aux procédures préjudicielles. Nous ne pouvons, pour le moment, pas préjuger du contenu d'une éventuelle intervention. Cela dépendra des questions effectivement examinées par la Cour et de l'analyse juridique menée par les autorités compétentes. KAMER-3E ZITTING VAN DE 56E ZITTINGSPERIODE 13 15/07/2026 2025 En résumé, chers collègues, j'insiste à nouveau sur le fait que non, nous ne nous retranchons ni derrière des obstacles juridiques, ni derrière un manque de consensus européen pour ne pas prendre de décisions. Nous continuons de plaider pour des mesures au niveau européen tout en mettant en œuvre des mesures nationales, dont certaines sont spécifiquement vouées à pallier l'absence d'unanimité européenne. 01.11 Sandro Di Nunzio (Anders.): Mijnheer de minister, bedankt voor uw antwoorden. Bedankt ook voor de duidelijkheid waarmee u uw positie over minister Ben-Gvir hebt herbevestigd. Het is belangrijk dat u dat doet, ook al was mijn vraag al ouder en had u er al op geantwoord. Wat de illegale nederzettingen betreft, heb ik begrepen dat u de op Europees niveau voorgelegde opties nog openlaat. Ik heb u dus geen voorkeur voor een bepaalde optie horen uitspreken. We wachten af welke optie verder zal worden uitgewerkt of door ons land wordt gesteund. Ik denk ook niet dat u zich hebt uitgesproken over de te volgen procedure, namelijk unanimiteit of een gekwalificeerde meerderheid. Misschien heb ik dat gemist, maar ik denk niet dat u daar iets over hebt gezegd. Goed, dan is er geen antwoord op dat punt. 01.12 Maxime Prévot, ministre: J'ai effectivement oublié d'en parler. C'est tout sauf neutre! Certains autour de la table européenne disent que l'interdiction de commerce avec les colonies est une sanction qu'ils souhaitent prendre à l'égard d'Israël. Et une sanction nécessite l'unanimité. D'autres disent qu'ils s'inscrivent dans une démarche commerciale, pour laquelle ils restreignent les facultés commerciales. Si cela relève de la trade policy, il faut une majorité qualifiée. Mais, même à ce sujet, pour le moment, aucune décision n'est prise. 01.13 Sandro Di Nunzio (Anders.): Alors la grande question est: que disons-nous, en définitive, autour de cette table? Mijnheer de minister, wat de erkenning van Israël betreft, bent u heel goed in het geven en onderbouwen van uw antwoorden. U geeft allemaal zaken aan waarmee wij het bezwaarlijk oneens kunnen zijn. U bent uw uiteenzetting eigenlijk begonnen met het feit dat wij die vragen blijven stellen vanwege onze overtuiging. Dat klopt deels. Uiteraard voeren wij 2026 CHAMBRE-3E SESSION DE LA 56E LÉGISLATURE

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