36 CRIV 55 COM 091 21/01/2020 menaces pour la sécurité nationale serait devenu l’instrument de répression majeur du pays et serait à l’origine de disparitions forcées, de privations arbitraires de liberté, de tortures et de mauvais traitements. D’environ 529 en 2013, le nombre de poursuites engagées par le bureau est passé à 1739 en 2018. "Permanent State of Exception", c’est le nom de ce document qui s’est appuyé sur l’expérience de 138 individus faisant l’objet d’une enquête du SSSP dans le cadre de 54 affaires entre 2013 et 2019. Il y est rapporté que le bureau du procureur général de la Sûreté de l’État, au moyen de différents artifices, aurait détenu plusieurs milliers de personnes pendant des mois, voire des années. Les chiffres sont éloquents: 345 jours de détention provisoire en moyenne, avant d’être relâché sans avoir été déféré devant un juge. Dès lors, je voudrais vous poser les questions suivantes, monsieur le ministre. Quelles sont les informations sur cette situation qui vous reviennent via notre représentation diplomatique sur place? Allez-vous vous entretenir avec les autorités égyptiennes sur les éléments mentionnés dans ce rapport? On sait qu'il y a quelques jours, Moustapha Kassem est mort en prison faute de soins. Les accusations de négligence des autorités égyptiennes ont été exprimées. Ce cas est très emblématique de nombreux autres. 13.02 Simon Moutquin (Ecolo-Groen): Monsieur le ministre, je vais abonder dans le sens de mon collègue, M. Ben Achour. En effet, depuis plusieurs mois, le régime égyptien s’est lancé dans une campagne de répression sans précédent contre des opposants et des journalistes. Au mois de juin dernier, Amnesty alertait déjà sur une vague de répression destinée à faire de l’Égypte "une prison à ciel ouvert, où l’opposition, la critique et l’information indépendante n’ont pas leur place". Cette répression semble s’être intensifiée ces dernières semaines et plus particulièrement depuis la tenue, fin septembre, d’une vague de manifestations dénonçant la corruption au sommet de l’État. Selon le Cairo Institute for Human Rights Studies, plus de 35 journalistes sont actuellement emprisonnés dans le pays, faisant de l’Égypte le pays qui emprisonne le plus de journalistes au monde, après la Chine et la Turquie. Un rapport d’Amnesty International, publié à la fin du mois de septembre, dénonçait l’existence en Égypte d’un état d’exception permanent qui, sous prétexte de lutte antiterroriste, utilise de manière de plus en plus massive un système judiciaire parallèle n’offrant pas les garanties d’un procès équitable. Monsieur le ministre, la Belgique condamne-t-elle officiellement l’inacceptable répression en cours contre les journalistes et les CHAMBRE-2E SESSION DE LA 55E LEGISLATURE 2019 2020 Veiligheid in Egypte, zou die dienst tot een instrument van repressie zijn verworden en als dusdanig aan de basis liggen van gedwongen verdwijningen, arbitraire vrijheidsberovingen en martelingen. Het aantal vervolgingen die door het bureau werden ingesteld, steeg van 529 in 2013 naar 1.739 in 2018. Dit verslag stoelt op de ervaringen van 138 personen in de periode van 2013 tot 2019. Het bureau zou vele duizenden mensen gedurende maanden of zelfs jaren hebben vastgehouden, met een gemiddelde van 345 dagen voorlopige hechtenis zonder dat de beklaagde voor een rechter verschijnt. Over welke informatie beschikt onze vertegenwoordiging ter plaatse met betrekking tot deze situatie? Zult u hierover een onderhoud hebben met de Egyptische overheid? Moustafa Kassem is bij gebrek aan verzorging in de gevangenis overleden en de Egyptische overheid wordt van nalatigheid beschuldigd. 13.02 Simon Moutquin (EcoloGroen): Al in juni heeft Amnesty International de publieke opinie gewaarschuwd voor de onderdrukking van tegenstanders en journalisten door het Egyptische regime. De repressie is sinds de betogingen tegen de corruptie aan de top van de Staat in september alleen maar heviger geworden. Meer dan 35 journalisten zitten momenteel in de gevangenis, waardoor Egypte op twee na het land met de meeste opgesloten journalisten ter wereld is! In een verslag van Amnesty van september wordt er gehekeld dat er in Egypte een permanente noodtoestand heerst, waarbij er onder het voorwendsel van de strijd tegen het terrorisme gebruik wordt gemaakt van een rechtssysteem dat geen garantie voor een eerlijk proces biedt. KAMER-2E ZITTING VAN DE 55E ZITTINGSPERIODE

Select target paragraph3