A SSEMBLÉE NATIONALE
27 JANVIER 2026
handicap demandent la possibilité de rendre certaines places PMR nominatives, c’est-à-dire réservées
spécifiquement à un usager identifié, notamment dans les zones à forte densité ou dans les cas de handicap
très invalidant. Dans cette optique, il lui demande si le Gouvernement envisage d’autoriser la mise en place de
places PMR nominatives, notamment à proximité du domicile des personnes concernées.
4. Questions écrites
Personnes handicapées
Mise en place d’un dispositif national unifié de transport sanitaire adapté
12474. − 27 janvier 2026. − Mme Marine Hamelet interroge Mme la ministre de la santé, des familles, de
l’autonomie et des personnes handicapées sur l’absence d’un dispositif national structuré et homogène pour le
transport sanitaire des personnes en situation de handicap utilisant un fauteuil roulant électrique. Actuellement, de
nombreuses personnes handicapées rencontrent des difficultés majeures pour accéder aux soins médicaux en raison
de l’absence de solutions de transport adaptées à leur situation. Dans plusieurs territoires, aucune société
d’ambulance ni aucun taxi conventionné ne dispose de véhicules permettant d’accueillir des patients en fauteuil
roulant électrique ou manuel sans qu’ils aient à quitter leur fauteuil, ce qui rend l’accès aux soins particulièrement
complexe, voire impossible. Pour ces patients, l’usage du fauteuil roulant électrique est non seulement un moyen
de déplacement, mais aussi un élément essentiel de sécurité et d’autonomie. Le fauteuil roulant électrique, du fait
de son poids et de sa stabilité, permet des transferts plus sûrs vers des équipements médicaux et rend possible, dans
certains cas, l’usage autonome des toilettes lors des consultations, préservant ainsi la dignité et l’intimité des
personnes concernées. À l’inverse, les fauteuils manuels, plus légers, peuvent s’avérer dangereux lors des transferts.
De plus, pour les personnes atteintes de pathologies neuromusculaires, de douleurs chroniques, ou présentant des
limitations motrices sévères, le fauteuil roulant électrique est souvent la seule possibilité de déplacement
autonome, en l’absence d’un accompagnant. Dans certains départements, des solutions ont été mises en place avec
succès : véhicules sanitaires légers accessibles, rampes dépliables, remorques adaptées, taxis conventionnés équipés.
Mais cette hétérogénéité territoriale crée une inégalité flagrante entre les citoyens. Elle lui demande donc si le
Gouvernement envisage la mise en place d’un dispositif national unifié et contraignant de transport sanitaire et de
taxis conventionnés adaptés aux fauteuils roulants électriques et manuels, afin de garantir sur l’ensemble du
territoire un accès équitable et digne aux soins pour les personnes en situation de handicap.
Personnes handicapées
Pensions de retraite pour les personnes en situation de handicap
12476. − 27 janvier 2026. − M. Michel Criaud appelle l’attention de Mme la ministre de la santé, des familles,
de l’autonomie et des personnes handicapées sur le sujet des pensions de retraite pour les personnes en situation
de handicap. Une personne active touchant l’allocation aux adultes handicapés (AAH) est contrainte de prendre sa
retraite à 62 ans quel que soit son taux d’incapacité. Cependant, l’attribution de l’AAH aux retraités diffère en
fonction de ce taux d’incapacité. Ainsi, seules les personnes en situation de handicap ayant un taux d’incapacité
supérieur à 80 % et touchant une retraite inférieure à 956,65 euros peuvent continuer de percevoir l’AAH pendant
leur retraite. Cela implique que les personnes handicapées avec un taux d’incapacité compris entre 50 % et 79 %
perdent leur AAH dès le début de leur retraite. Elles se retrouvent alors avec une perte conséquente de revenu, ne
pouvant compter que sur leurs retraites qui sont pour la plupart très modestes. En effet, même si les personnes en
situation de handicap ont un taux d’incapacité compris entre 50 % et 79 %, elles sont inaptes à de nombreuses
voire à toutes les professions. Ainsi, leurs carrières professionnelles sont courtes, tranchées, parfois inexistantes.
Avec la perte de l’AAH, du jour au lendemain, certains touchent une retraite avoisinant les 350 euros. Ce revenu
ne permet pas de prétendre à une vie décente. Certes, pour compléter leurs pensions, les retraités pourraient avoir
recours à l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA). Mais cette allocation doit être remboursée par les
héritiers du défunt si celui-ci possédait un bien immobilier ou une somme d’argent supérieure à 39 000 euros.
L’ASPA représente donc une charge et non une aide fournie aux personnes dans le besoin. Au cours de leur vie, les
personnes en situation de handicap souffrent de la charge financière qu’ils peuvent représenter pour leurs familles
et leurs proches et ne souhaitent pas en créer davantage après leur décès, c’est pourquoi nombre d’entre eux ne font
pas de demandes pour l’ASPA. Il souhaite donc savoir comment le Gouvernement compte agir pour corriger cette
inégalité de traitement et mettre fin à cette injustice sociale.
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