A SSEMBLÉE NATIONALE
27 JANVIER 2026
Maladies
Financement de la recherche sur le fibrome utérin
12459. − 27 janvier 2026. − Mme Marie-Pierre Rixain attire l’attention de Mme la ministre de la santé, des
familles, de l’autonomie et des personnes handicapées sur le sous-financement persistant de la recherche sur le
fibrome utérin. Tumeur bénigne la plus fréquente chez les femmes, le fibrome utérin représente un enjeu majeur
de santé publique. Selon les estimations, entre 25 % et 33 % des femmes sont concernées au cours de leur vie, avec
une prévalence pouvant atteindre près de 50 % après 50 ans. Cette pathologie, dont la fréquence varie selon les
origines ethniques, est responsable de symptômes invalidants : hémorragies menstruelles abondantes, douleurs
pelviennes chroniques, anémie sévère, fatigue chronique et troubles de la fertilité. Ces manifestations altèrent
durablement la qualité de vie des femmes, avec un impact économique considérable pour le système de santé,
estimé à plus de 2 milliards d’euros annuels en France. Sur le plan chirurgical, les fibromes constituent la première
cause d’hystérectomie, avec des dizaines de milliers d’interventions pratiquées chaque année. Pourtant, malgré
cette réalité sanitaire et économique, la recherche médicale sur les fibromes utérins reste largement sous-financée.
Les patientes et les professionnels de santé se trouvent ainsi confrontés à un arsenal thérapeutique limité, reposant
encore majoritairement sur des interventions invasives et radicales, faute de traitements médicamenteux curatifs
innovants et durables. Dans ce contexte, elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre
pour impulser une politique ambitieuse de financement dédiée à la recherche sur le fibrome utérin.
4. Questions écrites
Maladies
Prise en charge du fibrome utérin
12460. − 27 janvier 2026. − Mme Marie-Pierre Rixain appelle l’attention de Mme la ministre de la santé, des
familles, de l’autonomie et des personnes handicapées sur l’insuffisance de reconnaissance et de prise en charge
du fibrome utérin en France. Le fibrome utérin, ou myome, est une tumeur bénigne qui se développe au niveau ou
à la surface de l’utérus. Contrairement à d’autres pathologies, il ne régresse pas spontanément et peut persister,
voire récidiver, tout au long de la vie des femmes. Ses symptômes sont multiples et souvent invalidants : règles
abondantes, douleurs pelviennes, saignements intermenstruels, anémie parfois sévère, douleurs lombaires, fatigue
chronique, troubles de la fertilité ou complications obstétricales. Leur diversité, associée à une évolution parfois
silencieuse ou progressive sur plusieurs années, explique un retard fréquent de diagnostic. En effet, le délai moyen
de diagnostic, en France, est de deux ans, entraînant une prise en charge tardive, parfois révélée dans des situations
d’urgence hémorragique ou de complications graves. Pourtant, le fibrome utérin est une pathologie gynécologique
répandue. Selon les estimations, entre 25 % et 33 % des femmes en seraient atteintes au cours de leur vie, avec une
prévalence pouvant atteindre près de 50 % après 50 ans. Malgré cette fréquence, aucune stratégie nationale de
dépistage ou de prévention n’a été mise en place à ce jour. Bien que des facteurs de risque soient identifiés, comme
la précocité des règles, les antécédents familiaux, l’hypertension artérielle, l’obésité, l’origine ethnique ou
l’exposition aux perturbateurs endocriniens, cette pathologie reste largement méconnue et sous-estimée. En
l’absence de dépistage précoce, les traitements proposés sont souvent invasifs, conduisant fréquemment à des
hystérectomies avec des conséquences majeures sur la santé physique, psychologique et reproductive des femmes
concernées. Par ailleurs, le fibrome utérin représente la première cause d’ablation de l’utérus en France. Alors que
des associations, comme Fibrome Info France, alertent depuis plus de dix ans sur l’errance diagnostique et le
manque de reconnaissance institutionnelle de cette pathologie, elle souhaite savoir si le Gouvernement envisage la
mise en place d’une stratégie nationale de dépistage et de prévention du fibrome utérin, intégrant l’information
des femmes, la formation des professionnels de santé et le déploiement d’actions de prévention ciblées.
Maladies
Reconnaissance de l’hyperacousie
12461. − 27 janvier 2026. − M. Jean-Philippe Tanguy interroge Mme la ministre de la santé, des familles, de
l’autonomie et des personnes handicapées sur la reconnaissance et la prise en charge de l’hyperacousie et des
acouphènes, troubles auditifs chroniques et invalidants qui touchent des milliers de Français, souvent jeunes et en
âge de travailler. L’hyperacousie se caractérise par une intolérance pathologique aux sons, y compris à des niveaux
sonores considérés comme normaux, et s’accompagne très fréquemment d’acouphènes. Ces troubles entraînent
des conséquences majeures sur la vie quotidienne, sociale et professionnelle des personnes concernées. Pourtant, ils
demeurent largement méconnus, sous-diagnostiqués et insuffisamment pris en compte par les dispositifs de
reconnaissance du handicap et de prise en charge existants. À ce jour, l’hyperacousie et les acouphènes ne
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