A SSEMBLÉE NATIONALE
27 JANVIER 2026
MER ET PÊCHE
Aquaculture et pêche professionnelle
Prédation en mer sur les moules
12374. − 27 janvier 2026. − M. Michel Criaud appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la
ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la
nature, chargée de la mer et de la pêche, sur la prédation en mer sur les moules. Depuis plusieurs années
maintenant, la prédation en mer sur les moules affecte de manière alarmante l’activité de la mytiliculture dans
plusieurs régions de France, dont la Bretagne Sud. Les professionnels subissent des prédations extrêmement
importantes de la part d’espèces différentes comme les goélands, les daurades et les araignées de mer. Ces dernières
notamment sont très présentes depuis 3 ans et ravagent les moules juvéniles comme celles implantées sur pieux. À
date, les préjudices sont considérables. Rien que pour l’année 2024-2025, les pertes globales sont estimées à
plusieurs millions d’euros. Aussi, la situation nécessite une action rapide et ciblée pour les professionnels, d’autant
qu’elle se situe après plusieurs années de prédations répétées. Des accompagnements locaux sont bien entendu mis
en place telle que l’installation de filets et d’écarteurs afin de protéger les moules par le conseil régional de Bretagne
via le FEAMPA, ou d’autres encore par les agglomérations et les comités départementaux des pêches maritimes et
des élevages marins. Depuis plusieurs mois, des discussions sont en cours afin de faire évoluer la réglementation et
permettre une lutte préventive plus efficace contre les araignées de mer. De même, une aide directe a été sollicitée
auprès de l’État par la filière pour accompagner les entreprises en difficulté. Dans ce contexte, il souhaiterait savoir
comment le Gouvernement entend agir afin de soutenir la filière de la mytiliculture face à la crise qu’elle traverse et
qui crée à juste titre de vives inquiétudes chez les professionnels.
4. Questions écrites
Biodiversité
Gestion du grand cormoran et moratoire sur l’anguille jaune dans le Lot
12389. − 27 janvier 2026. − M. Christophe Proença attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la
ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la
nature, chargée de la mer et de la pêche, sur la gestion conjointe des populations de grand cormoran et de
l’anguille jaune dans les cours d’eau du Lot. La fédération départementale pour la pêche et la protection du milieu
aquatique du Lot alerte en effet sur deux enjeux majeurs pour la biodiversité piscicole locale : d’une part, les
difficultés rencontrées pour obtenir des dérogations encadrées aux interdictions de destruction du grand cormoran,
alors même que les effectifs hivernants se maintiennent à un niveau élevé et que la prédation exercée sur les
peuplements de poissons est estimée à plus de 85 tonnes par an dans le département ; d’autre part, le projet de
moratoire sur la pêche de l’anguille jaune en eau douce, actuellement en consultation, qui viserait principalement
la pêche de loisir, alors que les causes du déclin de l’anguille européenne sont multiples. En effet, la pression
exercée sur l’anguille résulte notamment de la surpêche des civelles, des obstacles à la migration liés aux ouvrages
hydrauliques, de la dégradation de la qualité de l’eau et de la disparition des zones humides, tandis que les mesures
de régulation du grand cormoran, strictement encadrées par la réglementation, restent difficiles à mettre en œuvre
à l’échelle locale. La fédération souligne que concentrer l’effort réglementaire sur la seule pêche de loisir, déjà
fortement encadrée, serait écologiquement peu efficace et socialement mal perçu, si les autres pressions ne sont pas
simultanément traitées. M. le député souhaite dès lors savoir si le Gouvernement entend revoir le projet de
moratoire sur la pêche de l’anguille jaune afin d’y intégrer une approche globale portant sur l’ensemble des facteurs
de pression pesant sur l’espèce, en particulier la surpêche des civelles, la restauration de la continuité écologique et
la lutte contre les pollutions diffuses. Il lui demande également quelles mesures sont envisagées pour permettre,
lorsque les conditions scientifiques et réglementaires sont réunies, une régulation raisonnée du grand cormoran,
afin de concilier le maintien de l’espèce dans un état de conservation favorable et la préservation des milieux
aquatiques et des populations piscicoles déjà fragilisées dans des territoires comme le Lot.
PME, COMMERCE, ARTISANAT, TOURISME ET POUVOIR D’ACHAT
Questions demeurées sans réponse plus de trois mois après leur publication et dont les auteurs
renouvellent les termes
No 10045 Mme Claudia Rouaux.
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