1. Questions orales
A SSEMBLÉE NATIONALE
27 JANVIER 2026
historiquement sur les forces de sécurité d’État. Mais la sécurité du quotidien s’appuie aussi, de plus en plus, sur
l’action des polices municipales, sous l’autorité des maires, qui sont en première ligne pour la tranquillité publique.
Dès lors, M. le député souhaiterait interroger M. le ministre sur trois points. D’abord, quel bilan tire-t-il
aujourd’hui de la coopération opérationnelle franco-belge dans les territoires frontaliers comme celui-ci ? Quels
sont les résultats concrets en matière de lutte contre la délinquance transfrontalière, de coordination des
patrouilles, de partage d’informations, et en quoi cela améliore-t-il la sécurité réellement ressentie par les habitants
de communes comme Tourcoing, Halluin ou Neuville-en-Ferrain ? Ensuite, quels sont les principaux axes de
progrès à poursuivre, notamment pour renforcer la réactivité opérationnelle, la présence sur le terrain, la
sécurisation des transports, des zones commerciales et des quartiers résidentiels et l’anticipation des phénomènes
de délinquance mobile ? Enfin, comment mieux associer les polices municipales à cette coopération
transfrontalière ? Alors que leurs effectifs, leurs compétences et leurs moyens se sont fortement développés en
France, comment peuvent-elles être davantage intégrées, en articulation avec la police nationale et les autorités
belges, dans une logique de continuum de sécurité, au service des habitants et sous l’autorité des maires ? En
somme, il lui demande quel bilan il dresse aujourd’hui et quelles perspectives concrètes il ouvre pour renforcer
encore une coopération franco-belge pleinement perceptible dans la sécurité du quotidien des citoyens,
notamment dans ces communes frontalières du Nord.
Santé
1re année de PASS à Bourges
561. − 27 janvier 2026. − M. François Cormier-Bouligeon attire l’attention de Mme la ministre de la santé, des
familles, de l’autonomie et des personnes handicapées sur les conditions d’implantation des formations de santé
en région Centre-Val de Loire et plus précisément sur l’ouverture d’un site de première année de médecine (PASS)
à Bourges. Engagé depuis 2017 pour améliorer l’accès aux soins dans le Cher, M. le député rappelle que la création
de la Faculté de médecine d’Orléans en 2022 découlait des conclusions du rapport de l’IGAS et de l’IGESR
intitulé « Développement de la formation médicale en Centre-Val de Loire ». Ce rapport stipule explicitement que
la formation PASS étant « entièrement comodale », il était envisageable que des places soient proposées dès 2023
sur d’autres sites, « et en priorité à Bourges ». Cette orientation est d’ailleurs jugée « stratégique » par le doyen de la
Faculté de médecine de Tours. Cette décision de découle d’une évidence : le département du Cher est l’un des plus
impactés par les difficultés d’accès aux soins créées par les politiques publiques menées pendant des décennies,
numerus clausus en tête du début des années 1970 à la fin des années 2010, qui ont conduit à cette situation de
pénurie critique. À ce jour et malgré l’urgence, aucune décision n’a été prise pour Bourges. Une autre commune de
la région pourrait en revanche se voir dotée malgré sa proximité avec Orléans. L’État se soit d’honorer ses
engagements, de tenir compte de l’intérêt général de l’organisation des formations en santé et les besoins
d’aménagement du territoire dans le département du Cher. Il ne doit en revanche pas prêter main forte à des
décisions incohérentes. En conséquence, il lui demande de clarifier les intentions du Gouvernement quant au
respect de la priorité accordée à la ville de Bourges pour cette première année de médecin complète ; il souhaite
qu’une réunion de travail soit organisée sans délai sur ce sujet.
Transports par eau
Sécurité en mer
562. − 27 janvier 2026. − Mme Sophie Panonacle attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’urgence
d’élargir au domaine maritime les dispositifs existants de lutte contre la violence routière. Le 10 juin 2025, elle a
interrogé son prédécesseur par question écrite sur ce sujet. À ce jour, cette question est restée sans réponse, alors
même qu’elle fait suite à des démarches engagées dès 2020 et à une question du même ordre adressée en 2021. Le
mercredi 21 mai 2025, un drame insoutenable s’est produit à proximité du club de voile d’Arcachon. Benjamin,
âgé de huit ans, naviguait avec ses camarades sur un Optimist lorsqu’il a trouvé la mort après avoir été violemment
percuté par un bateau de pêche circulant dans la zone réglementée des 300 mètres. L’enquête a mis en évidence
deux éléments particulièrement graves : une vitesse excessive du navire de pêche et un contrôle positif aux
stupéfiants du pilote mis en cause. Au-delà de la douleur indicible de la famille de Benjamin, cette tragédie révèle
une nouvelle fois une faille majeure du droit français : en 2025, il n’existe toujours pas de cadre légal clair
permettant à la gendarmerie maritime et nautique de procéder à des dépistages de stupéfiants, tant auprès des
professionnels de la mer que des plaisanciers. Mme la députée était déjà intervenue auprès du ministère de
l’intérieur le 28 juillet 2020 sur cette question. Dans sa réponse du 20 octobre 2020, le prédécesseur de M. le
ministre reconnaissait explicitement l’existence d’un vide juridique. Il était alors indiqué que le code des transports
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