A SSEMBLÉE NATIONALE
27 JANVIER 2026
porte une atteinte profonde à la sécurité des habitants, à la crédibilité de l’action publique et à l’autorité de la
République dans des territoires déjà fragilisés et en grande partie délaissés. Dans ce contexte, il souhaite savoir
quelles mesures concrètes, rapides et fermes le Gouvernement entend mettre en œuvre afin de mettre un terme
immédiat à la circulation et à l’usage d’armes lourdes dans les zones urbaines du Gard et ailleurs en France ; faire
cesser ces démonstrations publiques de trafic de stupéfiants et les mises en scène visant à banaliser les crimes et
délits ; renforcer durablement la présence et l’action des forces de sécurité intérieure à Alès et dans l’ensemble du
département ; et empêcher l’implantation durable de réseaux criminels cherchant à s’installer dans les villes
secondaires et à se développer toujours plus en profondeur dans les territoires.
Sécurité des biens et des personnes
Reconnaissance pour les gardes champêtres de la présomption d’innocence
4. Questions écrites
12516. − 27 janvier 2026. − M. Bertrand Sorre attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la
proposition de loi visant à reconnaître une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre dans
l’exercice de leurs fonctions. Si ce texte prévoit explicitement une présomption de légitime défense pour les agents
de la police nationale, de la police municipale ainsi que pour les militaires de la gendarmerie nationale lorsqu’ils
font usage de leur arme dans les conditions prévues aux articles L. 435-1 et L. 511-5-1 du code de la sécurité
intérieure, il apparaît qu’il omet, une nouvelle fois, de prendre en compte la situation des gardes champêtres. Or
ils constituent un cadre d’emplois de policiers placés sous l’autorité des maires, exerçant au sein des collectivités
territoriales. À ce titre, ils participent pleinement aux missions de police administrative et judiciaire de proximité.
En outre, l’article R. 522-1 du code de la sécurité intérieure prévoit expressément que les gardes champêtres
peuvent être armés dans les conditions définies aux articles R. 312-22, R. 312-24 et R. 312-25 du même code, ce
qui implique qu’ils peuvent être amenés, dans l’exercice de leurs fonctions, à faire usage de leur arme en état de
légitime défense. Dans un contexte de tensions accrues et de risques croissants pour l’ensemble des forces de
sécurité, il apparaît essentiel que les gardes champêtres bénéficient d’une protection juridique équivalente à tous les
policiers exerçant des missions comparables, sans distinction injustifiée de statut. Aussi, il souhaite savoir si le
Gouvernement entend reconnaître explicitement les gardes champêtres comme bénéficiaires de la présomption de
légitime défense et quelles mesures il envisage pour garantir une protection juridique pleine et entière à ces agents
lorsqu’ils sont amenés à faire usage de leur arme dans l’exercice de leurs fonctions.
Sécurité des biens et des personnes
Réglementation relative à la sécurité des navires de surveillance des plages
12517. − 27 janvier 2026. − M. Joël Bruneau attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la
réglementation relative à la sécurité des navires. En effet, depuis l’arrêté du 18 décembre 2017 portant
modification de l’arrêté du 23 novembre 1987 relatif à la sécurité des navires, la catégorisation de ceux-ci a évolué.
Ainsi, la division 236 qui définissait une règlementation allégée pour les bateaux de surveillance des places a été
supprimée. Ils ont alors intégré la division 222 comprenant les navires de charge type fret, sans aménagement
spécifique. Pour les EPCI littoraux, cette nouvelle réglementation entraîne des contraintes supplémentaires et pose
de réelles difficultés dans l’organisation de la mission de surveillance des plages. De fait, certains EPCI ayant fait
l’acquisition de bateaux semi-rigides 3,2 m qui fonctionnaient alors en période estivale avec un équipage composé
de 2 agents SNSM saisonniers pour assurer une surveillance dans la zone des 300 m doivent revoir leur
organisation. Il est désormais nécessaire, pour assurer la sécurité de l’équipage, que soit présent à bord un médecin
ou un capitaine responsable des soins ayant reçu une formation à renouveler tous les cinq ans pour pouvoir
pratiquer des gestes médicaux chirurgicaux et délivrer des médicaments sur ordonnance. Pour de petits navires de
surveillance des plages intervenant dans la bande des 300 m à proximité directe des postes de secours, cette
nouvelle règlementation paraît inadaptée et disproportionnée. Il souhaite savoir si une dérogation pourrait être
accordée pour ces bateaux légers afin de réduire la charge pesant sur les collectivités.
Sécurité routière
Utilisation des voitures sans permis.
12518. − 27 janvier 2026. − M. Fabrice Brun alerte M. le ministre de l’intérieur sur l’utilisation des véhicules
sans permis accessibles dès l’âge de 14 ans. En effet, avec l’abaissement de l’âge légal de la conduite à 14 ans, avec le
permis « apprenti motocycliste » – anciennement brevet de sécurité routière (BSR) – en vigueur depuis le
1er mars 2019, de très nombreux jeunes ont accès à des véhicules comme la Citroën Ami ou les voiturettes sans
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