A SSEMBLÉE NATIONALE 27 JANVIER 2026 privés sous contrat, comme publics. Mme la députée a été alertée sur les cas d’enseignants et d’AESH de nationalité étrangère hors Union européenne qui ont eu beaucoup de mal à renouveler leurs titres de séjour et à obtenir les autorisations de travail, alors qu’ils sont sur le territoire français depuis plusieurs années et de façon régulière, qui plus est. Certains rectorats semblent avoir des problèmes pour obtenir rapidement les autorisations de travail des préfectures. En effet, dans sa demande d’autorisation de travail à la préfecture, le rectorat doit prouver qu’il n’y a pas d’autre candidat de nationalité française qualifié pour le poste par des annonces restées sans réponse sur le site de Pôle emploi ou tout autre organisme semblable. Or le recrutement des enseignants, qu’ils soient titulaires ou non, dans les établissements publics comme dans les établissements privés, ne passe pas par Pôle emploi ou un organisme similaire. Les rectorats ne sont donc pas en mesure de fournir de tels justificatifs. Par ailleurs, la situation est aussi aggravée par une discrimination entre les enseignants des établissements publics et ceux des établissements privés, alors que pour les enseignants du public, la « dérogation à la condition de nationalité » n’est pas exigée lors de la prise de fonctions d’un professeur étranger hors Union européenne. Pour autant, elle reste pourtant obligatoire pour les professeurs de l’enseignement privé sous contrat. Cette dérogation doit être demandée par les services en charge de l’enseignement privé du rectorat. Tant que la dérogation n’est pas obtenue, le professeur ne peut pas prendre ses fonctions, il ne peut pas être devant les élèves et ne peut pas être rémunéré. Ces tracasseries administratives sont déconcertantes : les personnes concernées sont plongées dans l’incertitude et le stress alors que leur travail est apprécié par les enseignants, les parents d’élèves, voire les inspecteurs d’académie. Elle souhaite donc savoir si le Gouvernement envisage une simplification de la procédure d’embauche d’un professeur étranger hors Union européenne, notamment la suppression de la condition d’absence de candidature de nationalité française. Cette condition est en effet absurde du point de vue des modalités de recrutement des professeurs. Elle conduit de plus à des difficultés pour obtenir des autorisations de travail et donc des titres de séjour, pour ces professeurs qui se retrouvent de fait en situation irrégulière, alors même qu’ils vivent et travaillent en France depuis des années. Elle souhaite connaître sa position sur ce sujet. 4. Questions écrites Examens, concours et diplômes Pénurie d’inspecteurs du permis de conduire 12428. − 27 janvier 2026. − M. Emmanuel Duplessy attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les délais excessifs d’accès à l’examen pratique du permis de conduire, liés à la pénurie persistante d’inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière. Dans le Loiret, les délais de présentation à l’examen atteignent fréquemment plusieurs mois et d’autant plus en cas d’échec. Cette situation pèse sur les candidats, contraints de reprendre des heures de conduite à leurs frais, et désorganise l’activité des auto-écoles, certaines étant amenées à refuser des inscriptions faute de créneaux d’examen disponibles. Ces difficultés s’inscrivent dans un contexte national de hausse continue du nombre de candidats, notamment depuis l’abaissement de l’âge légal du permis de conduire à 17 ans en 2024, sans renforcement suffisant et anticipé des effectifs d’inspecteurs. Elles sont également aggravées par le maintien d’un volume horaire minimal de formation à la conduite fixé à 20 heures, pourtant devenu inadapté au regard de l’évolution des conditions de circulation et des exigences de l’examen. Le Gouvernement a reconnu l’ampleur des tensions affectant l’accès à l’examen du permis de conduire et annoncé des créations de places d’examen ainsi que des recrutements d’inspecteurs. Toutefois, selon les représentants professionnels du secteur, il serait nécessaire de disposer d’environ 170 inspecteurs supplémentaires pour absorber durablement le flux de candidats, alors qu’il n’est prévu qu’un nombre très limité de nouveaux postes. Aussi, il lui demande comment le Gouvernement entend assurer l’adéquation entre les besoins réels du terrain et les moyens humains prévus à compter de 2026, afin de réduire durablement les délais d’accès à l’examen du permis de conduire et de garantir un fonctionnement normal et équitable de ce service public essentiel. Lieux de privation de liberté Protection des personnels pénitentiaires face aux menaces sur internet 12450. − 27 janvier 2026. − Mme Monique Griseti attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les menaces et atteintes visant certains personnels de l’administration pénitentiaire, notamment à travers les réseaux sociaux. Le 13 janvier 2026, le tribunal correctionnel de Marseille a examiné le cas de deux internautes ayant diffusé sur la plateforme Snapchat des publications contenant des propos haineux, des menaces explicites et une apologie de crime à l’encontre de la directrice du centre pénitentiaire des Baumettes. Lors de l’audience, le parquet a requis des peines de 24 mois d’emprisonnement, dont 18 mois ferme, à l’encontre des deux prévenus. Ces attaques, d’une extrême gravité, ont profondément marqué la directrice concernée. Depuis le début de cette affaire, celle-ci vit sous une menace constante, ce qui a bouleversé son quotidien et remis en cause sa sérénité, tant 554

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