A SSEMBLÉE NATIONALE
27 JANVIER 2026
Gouvernement a identifié cette lacune administrative. Il lui demande quelles mesures il entend prendre pour
adapter les critères de déblocage du PEE, par exemple en prévoyant une dérogation à l’exigence du label RGE pour
les travaux d’assainissement non collectif, ou en créant une passerelle de certification adaptée, afin de ne plus
pénaliser les ménages engagés dans ces travaux de mise en conformité.
4. Questions écrites
Numérique
Accession aux données biométriques des Européens par les États-Unis
12465. − 27 janvier 2026. − M. Arnaud Le Gall interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la
souveraineté industrielle, énergétique et numérique sur l’accès en voie d’être accordé aux États-Unis aux bases de
données biométriques des États de l’Union européenne. Ces bases de données contiennent notamment les
empreintes digitales et les caractéristiques faciales des citoyens et citoyennes de l’Union. Dans le cadre de
discussions portant sur le maintien des « Enhanced Border Security Partnerships » (EBSP), dispositif étatsunien
exemptant de visa les citoyens européens et les citoyennes européennes, l’administration étasunienne exige l’accès à
leurs données biométriques. L’ensemble des pays membres de l’Union a ainsi donné mandat à la Commission
européenne en décembre 2025 pour conduire des « discussions cadre » avec les autorités étatsuniennes sur le sujet.
La Commission a précisé que les données ne devraient être transférées que « lorsque cela est strictement nécessaire
et proportionné ». M. le député déplore la naïveté de telles déclarations. Le président des États-Unis viole
systématiquement les réglementations internationales, et la dernière doctrine de sécurité nationale des États-Unis
théorise la vassalisation de l’UE via notamment l’annexion de territoires ou l’ingérence dans les élections au profit
de l’extrême droite. Dans ces conditions les dirigeants européens et les dirigeantes européennes pensent-ils qu’il
sera fait un usage « proportionné » de données aussi sensibles. ? M. le député dénonce ce projet de transfert
d’informations personnelles des Français et des Françaises vers les États-Unis. Une telle mesure constituerait un
saut dangereux vers une surveillance de masse globale et sans retour. Les informations les plus intimes de millions
de citoyens français et européens et de citoyennes françaises et européennes finiraient stockées sur des serveurs
étasuniens, quand elles ne le sont pas déjà pour certaines. M. le député rappelle qu’à rebours de la vassalisation
consentie des dirigeants européens et français et des dirigeantes européennes et françaises, l’urgence est à garantir
l’indépendance de la France, en particulier en matière numérique. Si la Commission européenne a la charge de
rédiger un cadre général de négociation, le Gouvernement pourra négocier avec les États-Unis l’application
concrète de l’accord. M. le député demande donc à M. le ministre si les autorités françaises s’opposeront à cet
accord organisant la fuite de données sensibles des Français et des Françaises vers une puissance extérieure, et
répondront à la pression étatsunienne sur les visas européens par la réciprocité. Dans le cas contraire, il l’interroge
sur les garanties concrètes qu’il compte mettre en place pour assurer la sécurité de ces données sensibles.
Outre-mer
Financement des enseignements agricoles privés
12467. − 27 janvier 2026. − Mme Mereana Reid Arbelot attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des
finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique sur les conséquences graves du mode de
calcul du « coût de l’élève de référence » servant de base à la subvention de l’État versée aux établissements
d’enseignement agricole privé sous contrat, notamment en Polynésie française. En méconnaissance de l’article L.
813-38 du code rural et de la pêche maritime, ce calcul exclut les financements apportés aux lycées agricoles
publics au titre de la décentralisation, entraînant une sous-évaluation structurelle des dotations allouées aux
établissements privés. Cette situation fragilise directement des structures indispensables au maintien de l’offre de
formation agricole, au renouvellement des générations d’agriculteurs et à la structuration des filières, en particulier
dans les territoires où aucune alternative équivalente n’existe. En Polynésie française, cette sous-dotation fait peser
un risque immédiat sur des établissements qui jouent un rôle central pour l’emploi agricole, la transmission des
savoir-faire locaux et l’adaptation des pratiques aux contraintes spécifiques du territoire, notamment en matière de
gestion durable de la ressource en eau et de souveraineté alimentaire. Toute fermeture aurait des conséquences
économiques, sociales et territoriales durables. Si la Polynésie française bénéficie d’un statut d’autonomie, l’État
demeure responsable du respect des principes fondamentaux de l’enseignement et des engagements nationaux en
matière d’enseignement agricole. L’inaction actuelle place ces établissements dans une situation d’urgence
incompatible avec les objectifs nationaux de transition agricole et de cohésion territoriale. Elle lui demande donc
quelles mesures immédiates le Gouvernement entend prendre pour corriger le calcul du coût de l’élève de
référence et garantir sans délai la pérennité des établissements d’enseignement agricole privé sous contrat, en
particulier en Polynésie française.
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