A SSEMBLÉE NATIONALE 27 JANVIER 2026 Questions écrites PREMIER MINISTRE Questions demeurées sans réponse plus de trois mois après leur publication et dont les auteurs renouvellent les termes No 5297 Mme Christine Pirès Beaune. 4. Questions écrites Catastrophes naturelles Décisions de l’État suite au mégafeu dans les Corbières 12391. − 27 janvier 2026. − Mme Delphine Batho interroge M. le Premier ministre sur les suites données par l’État à l’incendie qui a commencé le 5 août 2025 dans le massif des Corbières dans le département de l’Aude et a été officiellement éteint le 28 août 2025. Plus important incendie en France depuis 50 ans, ce feu, qui a tué une femme, fait 25 blessés dont 20 pompiers, dont un en « urgence absolue », a également détruit 36 maisons, parcouru 17 000 hectares et brûlé 12 000 hectares de forêt et 700 hectares de vignobles. Ce mégafeu, surnommé « l’ogre des Corbières », a été exacerbé par trois années de déficit hydrique, aggravé par un printemps et un été 2025 particulièrement secs. Jusqu’à 2 200 pompiers ont été mobilisés, avec des renforts venus de toute la France et le recours à tous les moyens aériens disponibles. L’incendie a été fixé en cinq jours mais n’a pu être éteint qu’en vingt-trois jours. En déplacement à Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse le mercredi 6 août 2025, le Premier ministre François Bayrou avait constaté « une catastrophe d’ampleur inédite ». Il avait notamment annoncé un « plan de sauvegarde et d’avenir » dont « les Corbières pourraient être le laboratoire ». Le 8 septembre 2025, il avait confié au Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux ainsi qu’à l’inspection générale de l’environnement et du développement durable la charge de réaliser une mission d’appui au préfet de l’Aude. L’objectif fixé à cette mission interministérielle est notamment « d’élaborer une stratégie de reconstruction plus résiliente du territoire sinistré ». Celle-ci a présenté le 18 décembre 2025 les grands axes de ces travaux, sans annonce concrète. Aussi, elle le remercie de bien vouloir indiquer les suites apportées par l’actuel gouvernement à la demande légitime des maires des communes rurales. Le département de l’Aude est emblématique des impacts du changement climatique sur nos terroirs. Les élus locaux attendent la mise en place d’un dispositif d’accompagnement exceptionnel afin que les conséquences, la réparation et la résilience des Corbières, après la catastrophe écologique subie, bénéficient de la solidarité nationale. Ce territoire pourrait ainsi devenir un exemple riche d’enseignements pour l’ensemble du bassin méditerranéen. Elle le prie de bien vouloir faire connaître sa position sur l’engagement de son prédécesseur et les décisions qu’entend prendre le Gouvernement. Enseignement Banalisation et l’infiltration de la propagande du Hamas 12410. − 27 janvier 2026. − M. Julien Odoul interroge M. le Premier ministre sur la responsabilité du Gouvernement dans la diffusion et la banalisation de contenus islamistes et antisémites par des dispositifs publics culturels et éducatifs et sur leurs conséquences. Plusieurs faits récents, graves et concordants, révèlent une dérive préoccupante. D’une part, un ouvrage islamiste intitulé Péchés et guérison d’Ibn Al-Qayyim, au contenu violent, homophobe et antisémite, a été rendu accessible à des jeunes par le biais du Pass culture, jusqu’à être disponible dans des enseignes grand public telles que la Fnac. Cet ouvrage développe une vision religieuse fondamentaliste et salutiste, légitime la violence au nom de la loi religieuse et désigne explicitement les juifs et les chrétiens comme des ennemis, constituant un vecteur manifeste de radicalisation idéologique. D’autre part, des manuels parascolaires destinés à des élèves de terminale, publiés par Hachette Livre, ont qualifié les 1 200 Israéliens assassinés lors des attaques terroristes du 7 octobre 2023 de « colons juifs ». Une telle terminologie ne relève pas d’une maladresse pédagogique, mais d’une reprise directe de la rhétorique du mouvement terroriste Hamas, opérant une falsification manifeste des faits, déshumanisant les victimes civiles et diluant la responsabilité terroriste dans une lecture militante du conflit. Le fait qu’un tel contenu ait pu être validé, imprimé et diffusé à destination de lycéens interroge gravement les mécanismes de contrôle éditorial et la capacité de l’institution scolaire à garantir la neutralité politique et le respect de la vérité historique. Cette banalisation progressive du vocabulaire et des récits idéologiques n’est pas sans effets concrets. Elle participe à créer un climat dans lequel la violence terroriste est relativisée, voire assumée. Les évènements récents survenus à l’université Paris 8 en apportent une illustration 520

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