A SSEMBLÉE NATIONALE
27 JANVIER 2026
d’hébergement proposées par des plateformes comme Airbnb ne sont pas soumises aux normes strictes qui
encadrent l’hébergement dans les ERP comme l’hôtellerie. Cette différence en matière de prévention des risques
est d’autant plus préjudiciable que les logements privés, proposés à la location par les plateformes, sont de plus en
plus détournés de leur fonction d’hébergement pour devenir des lieux de convivialité ou de « fête », sans que les
propriétaires en soient d’ailleurs informés. Outre les nuisances pour le voisinage et les conséquences sur la
dégradation du bien loué, ce phénomène pose un problème évident de sécurité. Le drame récent de CransMontana rappelle tragiquement les conséquences d’un défaut de respect des normes de sécurité et de prévention
du risque incendie. Afin de pallier ce risque, la réglementation des locations saisonnières doit évoluer pour mieux
prévenir les risques. Il apparaît certes compliqué dans des locations privées d’établir les mêmes règles que dans
l’hôtellerie. Il est à noter que ce secteur est exemplaire dans ce domaine de la sécurité et de la protection des
personnes et qu’il est, pour sa part, soumis aux normes les plus nombreuses et les plus strictes d’Europe. Le statu
quo n’en reste pas moins inenvisageable. A court terme, l’installation de dispositifs d’extinction incendie s’impose.
La mise en place de contrôles électriques des logements loués, qui a fait la preuve de son efficacité dans l’hôtellerie,
est également indispensable. Ces questions concernent directement des milliers de personnes vivant dans des zones
touristiques comme les Pyrénées-Orientales, où « loisir » ne doit pas rimer avec jungle ou « fête » avec mise en
danger d’autrui. Elle souhaite donc savoir quelles normes de sécurité le Gouvernement compte édicter pour
prévenir les risques dans les locations saisonnières ; étant rappelé que, dans le cadre d’une location via une
plateforme d’hébergement privé, il ne s’agit pas seulement de la mise en cause de la sécurité des locataires, mais
également celle du voisinage.
4. Questions écrites
Propriété
Occupations illicites de locations saisonnières
12500. − 27 janvier 2026. − M. Jean-Luc Bourgeaux attire l’attention de M. le ministre de la ville et du
logement sur une faille dans la lutte contre les squats. La réglementation des pouvoirs publics impose que toute
souscription d’un nouveau contrat sur un point de livraison entraîne automatiquement la résiliation du contrat en
cours, sans accord préalable du titulaire. Aussi, aucune ouverture d’un nouveau contrat d’énergie ne peut être
refusée. Dans le cas d’une location saisonnière et de courte durée, un locataire indélicat peut faire mettre le contrat
d’électricité à son nom, ce qui entraîne de graves difficultés et de lourdes procédures pour le propriétaire, et ce
malgré l’adoption de la loi dite « Kasbarian-Bergé », qui a étendu la notion de domicile aux résidences secondaires
et renforcé la protection contre les occupations illicites, et même si la résiliation d’un contrat d’énergie entraîne
une facture de résiliation envoyée au propriétaire qui a alors la possibilité de contester cette résiliation. C’est
pourquoi il lui demande s’il envisage d’apporter un correctif à la réglementation qui obligerait les fournisseurs
d’électricité à résilier un contrat uniquement avec l’accord exclusif du propriétaire.
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