A SSEMBLÉE NATIONALE
27 JANVIER 2026
Logement
Information des propriétaires sur les évolutions du DPE
12453. − 27 janvier 2026. − Mme Michèle Tabarot appelle l���attention de M. le ministre de la ville et du
logement sur les évolutions récentes du diagnostic de performance énergétique (DPE). Depuis le 1er janvier 2026,
sous l’impulsion du Gouvernement, la méthode de calcul du DPE a été modifiée notamment pour mieux refléter
la réalité énergétique des logements chauffés à l’électricité et améliorer la prise en compte du mix énergétique
français qui est largement décarboné. Cette évolution vise à corriger une inégalité de traitement et à faciliter
l’électrification des usages pour atteindre les objectifs climatiques nationaux. Elle devrait en pratique permettre à
plusieurs milliers de logements chauffés à l’électricité de sortir du statut de passoires thermiques. Elle souhaiterait
qu’il puisse préciser le nombre de logements qui pourraient être concernés et les modalités d’information des
propriétaires sur ces évolutions.
4. Questions écrites
Logement
Manque d’hébergements d’urgence dans l’Hérault
12454. − 27 janvier 2026. − Mme Nathalie Oziol interroge M. le ministre de la ville et du logement sur le
manque d’action de l’État dans la mise en œuvre de ses compétences relatives à l’hébergement d’urgence, à
l’échelle nationale et dans le département de l’Hérault. D’après le rapport « Revue de dépenses sur le budget de
l’hébergement d’urgence » (mai 2025) publié par l’inspection générale des finances, l’inspection générale des
affaires sociales et l’inspection générale de l’administration, le constat dressé est sans appel : le sans-abrisme explose
ces dernières années, avec une augmentation des demandes d’hébergement de 49 % depuis 2021 tandis que le parc
actuel d’hébergement généraliste est resté stable sur la même période. Or 61 % de ces demandes restent non
pourvues chaque jour. De plus, le rapport indique que « le programme souffre d’une sous-budgétisation chronique
documentée par la Cour des comptes ». Les associations estiment aujourd’hui qu’environ 350 000 personnes sont
sans-abri en France. À Montpellier, ils seraient environ 350 à dormir chaque nuit dans la rue, sur les 2 794
personnes recensées sans domicile fixe lors de la Nuit de la solidarité en 2023. Quatre-vingt enfants scolarisés
vivant dans la rue ont été officiellement recensés selon les déclarations d’une élue locale. Les interpellations des
écoles et des associations ne cessent de croître pour déplorer la présence accrue de personnes sans abri dont de
nombreux enfants, comme le montraient encore les rassemblements fin 2025 pour dénoncer l’expulsion brutale de
34 personnes dont 15 enfants dormant alors à la rue. Cependant, selon l’article L. 345-2-2 du code de l’action
sociale et des familles, l’État garantit comme droit fondamental et inconditionnel que « toute personne sans abri
en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement
d’urgence ». De plus, selon la loi « ELAN » du 23 novembre 2018, il est possible pour l’État, au travers des services
de préfecture, de réquisitionner des logements et des locaux vacants face à l’urgence. Or les derniers épisodes
hivernaux ont bien prouvé le manque de volonté du Gouvernement à appliquer ces lois. À Montpellier, et malgré
le décès d’un jeune homme de moins de trente ans dû au froid extrême connu cet hiver, le Plan grand froid n’a pas
été déclenché. Cela était pourtant largement demandé par les associations d’aide aux personnes sans abri, qui ont
déploré le manque de moyens alloués face à des températures insoutenables pouvant descendre à - 5°C la nuit. Les
appels au 115 ne permettent plus de prise en charge tant les services sont débordés. Un président d’association
expliquait même avoir appelé à de multiples reprises le service sans réussir à obtenir un placement pour une
mineure non accompagnée. Comme dans de nombreux départements et suite au désengagement de l’État, les
associations sont submergées de demandes et ne sont pas à même d’accompagner le nombre croissant de personnes
sans abri. À Montpellier, le simple appel à la vigilance lancé par la préfecture n’a permis l’ouverture que d’un seul
gymnase, d’une capacité d’accueil de 50 personnes, près d’une semaine après le décès d’une personne suite aux
chutes de température et pour seulement 4 jours. Face au nombre de personnes concernées, cette réponse ne
correspond pas aux mesures nécessaires face aux besoins d’hébergement d’urgence. Elle souhaite donc savoir
quelles mesures d’urgence il entend mettre en place pour pallier ces insuffisances et permettre la prise en charge de
l’ensemble des personnes concernées par l’hébergement d’urgence, comme les services de l’État sont dans
l’obligation de le faire.
Logement
Sécurité et prévention risque incendie dans les locations saisonnières
12455. − 27 janvier 2026. − Mme Michèle Martinez alerte M. le ministre de la ville et du logement sur la
sécurité des personnes et la prévention du risque incendie dans les locations saisonnières. Les solutions
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