A SSEMBLÉE NATIONALE 27 JANVIER 2026 certaines lignes pourtant programmées comme quotidiennes ; si une réévaluation des choix de maintenance et de localisation des ateliers ferroviaires est envisagée afin de préserver les compétences existantes dans les territoires concernés et quelles mesures seront prises pour garantir une tarification transparente, équitable et compréhensible des trajets, indépendamment du mode de saisie des destinations. Il lui demande enfin si le Gouvernement a procédé à une évaluation complète de la loi d’orientation des mobilités (LOM), notamment au regard de ses objectifs de modernisation des réseaux, de désaturation des noeuds ferroviaires et d’augmentation de la part du ferroviaire, avant l’annonce d’un nouveau projet de loi-cadre sur les investissements ferroviaires et routiers. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer les suites que le Gouvernement entend donner à ces préoccupations majeures pour l’aménagement du territoire, la transition écologique et la confiance des citoyens dans le service public ferroviaire. Transports ferroviaires Desserte de la gare de Calais-Fréthun par les trains Eurostar 12526. − 27 janvier 2026. − M. Marc de Fleurian alerte M. le ministre des transports sur la nécessité de rétablir la desserte de la gare internationale de Calais-Fréthun par les trains Eurostar. Mise en service en 1993 et suspendue depuis mars 2020 lors de la pandémie de covid-19, cette desserte n’a toujours pas été rétablie. En France, l’Eurostar marque désormais seulement l’arrêt à Lille et à Paris. Cette absence de service constitue un handicap majeur pour l’attractivité et le dynamisme économique du Pas-de-Calais, alors que la gare internationale de CalaisFréthun constitue une infrastructure stratégique pour le département en assurant la connexion ferroviaire entre le territoire et les capitales européennes. Il souhaite donc savoir s’il envisage de travailler avec la compagnie Eurostar, détenue à hauteur de 55 % par la SNCF dont l’État est l’actionnaire unique, à rétablir les arrêts à la gare de CalaisFréthun sur l’axe Londres-Bruxelles. 4. Questions écrites Transports ferroviaires Évolution des tarifs et de l’offre des trains à grande vitesse Ouigo et Inoui 12527. − 27 janvier 2026. − M. Thierry Frappé attire l’attention de M. le ministre des transports sur l’évolution des tarifs et de l’offre des trains à grande vitesse à bas coût « Ouigo », exploités par la SNCF. Selon les données de l’Autorité de régulation des transports analysées par la Fédération nationale des associations d’usagers des transports, le prix moyen des billets Ouigo aurait augmenté de 73 % entre 2017 et 2023, passant de 19,80 euros à 34,20 euros, soit une hausse largement supérieure à l’inflation sur la période. Cette augmentation se traduirait également par une forte progression du prix moyen au kilomètre payé par les usagers. Dans le même temps, l’offre de TGV Inoui aurait diminué de manière significative, alors même que cette gamme permet l’accès aux cartes de réduction, aux dispositifs de fidélité et à des conditions d’échange et de remboursement plus souples. Cette évolution soulève des interrogations quant à l’accessibilité financière réelle de l’offre dite low cost, à l’équilibre entre les différentes gammes de trains à grande vitesse et à l’impact pour les usagers réguliers, notamment ceux bénéficiant de tarifs sociaux ou commerciaux spécifiques. M. le député souhaite connaître les mesures que le Gouvernement entend prendre pour garantir la transparence et la régulation des prix des trains à grande vitesse, préserver une offre suffisante de TGV Inoui accessible aux porteurs de cartes de réduction et s’assurer que le développement du low cost ferroviaire ne se fasse pas au détriment du pouvoir d’achat des usagers et de l’égalité d’accès au service public ferroviaire. Transports ferroviaires Facilitation de la traction de trains voyageurs par les locomotives fret 12528. − 27 janvier 2026. − M. Peio Dufau attire l’attention de M. le ministre des transports sur la problématique du manque de disponibilité de locomotives, notamment pour les trains de nuit. Ce manque de disponibilité a des conséquences concrètes pour les usagers, avec des suppressions de trajets entre Paris, Rodez, Aurillac et Briançon, ou encore sur le Paris-Bayonne-Tarbes. La situation est d’autant plus critique pour les trains de nuit internationaux : leurs locomotives ont besoin d’être compatibles pour circuler dans plusieurs pays, ce qui augmente la rareté du parc potentiel, alors que la commande de matériel trains de nuit de l’État ne prévoit pas de locomotives pour les liaisons vers l’Europe. Le problème du manque de matériel est général, comme ont pu le souligner les travaux de la récente mission d’information sur le transport ferroviaire à l’Assemblée nationale. Il est cependant à noter que le trafic fret dispose de davantage de locomotives que le trafic voyageur. Dans ce contexte, alors que de nombreuses locomotives fret sont aptes à tracter les trains voyageurs, elles manquent très souvent de 590

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