A SSEMBLÉE NATIONALE 27 JANVIER 2026 déjà en vigueur dans les établissements recevant du public, ces supports pourraient contribuer à améliorer la réaction immédiate des témoins et à renforcer la prévention sans contrainte excessive pour les professionnels concernés. Aussi, elle lui demande si elle compte étudier l’opportunité de rendre obligatoire l’affichage d’un support de prévention de l’étouffement dans l’ensemble des établissements de restauration recevant du public (restaurants, cantines, selfs, cafés). Santé Désertification médicale et maladies chroniques : des réponses insuffisantes 4. Questions écrites 12508. − 27 janvier 2026. − M. Emmanuel Duplessy attire l’attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées sur l’insuffisance des réponses apportées à la désertification médicale, dans un contexte de forte progression des maladies chroniques et de dégradation continue des conditions d’exercice des soignants. Dans le Loiret, la cartographie récemment publiée par l’ARS est particulièrement alarmante : la quasi-totalité du département est classée en zone d’intervention prioritaire, le reste en zone d’action complémentaire. Ce constat confirme la gravité de la situation et les fortes difficultés d’accès aux soins qui en résultent. Les mesures de réorganisation, telles que l’accès direct à certains professionnels paramédicaux ou l’extension ciblée de compétences, répondent à des situations limitées. Elles ne permettent ni de créer du temps médical, ni d’assurer un suivi adapté des patients atteints de maladies chroniques, dont la prise en charge repose sur la continuité et la coordination des parcours thérapeutiques. Les services d’accès aux soins, bien qu’existants dans le Loiret, ne constituent qu’un dispositif transitoire entre la médecine de ville et les urgences. Ils ne compensent pas l’absence de médecins traitants et de spécialistes, laissant de nombreux patients atteints de maladies chroniques confrontés à des ruptures de parcours de soins et à un profond sentiment d’abandon. Cette situation fragilise l’attractivité de l’exercice médical. Malgré des alertes répétées, les revendications des praticiens restent sans réponse, décourageant l’installation durable des jeunes médecins dans les territoires sous-dotés. Le centre hospitalier universitaire d’Orléans illustre cette tension, déjà aggravée par la pénurie de personnels et les épidémies saisonnières. Aussi, il lui demande quelles mesures structurelles le Gouvernement entend engager pour lutter efficacement contre la désertification médicale, renforcer durablement les effectifs soignants et garantir un suivi effectif des maladies chroniques, dans le respect des conditions d’exercice des praticiens et du droit à la santé des patients. Santé Exclusion des psychothérapeutes du dispositif Mon soutien psy 12509. − 27 janvier 2026. − Mme Véronique Louwagie attire l’attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées sur l’exclusion des psychothérapeutes du dispositif « Mon soutien psy ». Ce dispositif mis en place afin de faciliter l’accès aux soins psychologiques et répondre à l’augmentation des besoins en santé mentale repose aujourd’hui exclusivement sur l’intervention de psychologues conventionnés. Si cette initiative constitue une avancée en matière de prise en charge, elle soulève néanmoins de fortes interrogations quant à l’exclusion des psychothérapeutes, pourtant reconnus par l’État et inscrits au registre national des psychothérapeutes. Ces professionnels, titulaires d’une formation spécifique et soumis à des obligations réglementaires strictes, participent pleinement à l’accompagnement et au suivi de nombreux patients, notamment dans des territoires où l’offre de soins en santé mentale est déjà insuffisante. Leur exclusion du dispositif limite de fait le nombre de professionnels mobilisables et contribue à allonger les délais de prise en charge, en particulier dans les zones rurales et sous-dotées. Cette situation apparaît d’autant plus préoccupante que la demande de soins psychiques ne cesse de croître, notamment chez les jeunes, les personnes en situation de précarité ou confrontées à des évènements de vie difficiles. Elle peut également générer une incompréhension chez les patients, dont le suivi est parfois interrompu ou non pris en charge financièrement, malgré l’existence d’un professionnel qualifié. Aussi, elle souhaite connaître l’avis du Gouvernement sur ce sujet ainsi que ses intentions afin de faire évoluer cette situation. Santé Expérimentation véhicules spécialisés - examen auditifs - déserts médicaux 12510. − 27 janvier 2026. − Mme Sandra Delannoy interroge Mme la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées sur les difficultés croissantes d’accès aux soins auditifs dans de nombreux territoires, notamment ruraux et périurbains, où la présence d’audioprothésistes et de spécialistes ORL 582

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