1. Questions écrites
SÉNAT
11 MAI 2023
concernées par une péremption proche de ces documents. Cette situation rappelle que les difficultés pour obtenir
des créneaux n’ont toujours pas été résolues malgré les engagements du Gouvernement en la matière. Il y a un an
le ministre de l’intérieur lançait un « plan d’urgence » en la matière s’engageant à ce que la situation revienne à la
normale en septembre 2022. À l’époque le délai moyen d’attente pour un rendez vous était de 65 jours, il est
aujourd’hui de 66 jours. Elle est en partie due à la réforme de la délivrance de ces documents intervenue en 2017,
qui a conduit à ce que cette démarche ne puisse être réalisée désormais que dans 3 000 communes contre dans la
quasi-totalité auparavant, et sur les conséquences de laquelle l’auteur de la question à alerter à plusieurs reprises les
Gouvernements successifs. Aussi, il souhaiterait connaitre les dispositions qu’il compte prendre pour lutter contre
ce « trafic » de rendez-vous et les mesures qu’il va mettre en oeuvre pour permettre à nos compatriotes de pouvoir
établir ces documents importants dans des délais raisonnables.
Enregistrement audiovisuel des séances d’un conseil municipal
6729. − 11 mai 2023. − M. Jean Louis Masson rappelle à M. le ministre de l’intérieur et des outre-mer les
termes de sa question no 05591 posée le 02/03/2023 sous le titre : "Enregistrement audiovisuel des séances d’un
conseil municipal", qui n’a pas obtenu de réponse à ce jour. Il s’étonne tout particulièrement de ce retard et il
souhaiterait qu’il lui indique les raisons d’une telle carence.
Garantie d’indépendance et de compétence des déontologues dans les collectivités territoriales
6730. − 11 mai 2023. − M. Jean Louis Masson rappelle à M. le ministre de l’intérieur et des outre-mer les
termes de sa question no 05593 posée le 02/03/2023 sous le titre : "Garantie d’indépendance et de compétence des
déontologues dans les collectivités territoriales", qui n’a pas obtenu de réponse à ce jour. Il s’étonne tout
particulièrement de ce retard et il souhaiterait qu’il lui indique les raisons d’une telle carence.
Financement public des partis politiques
6736. − 11 mai 2023. − M. Hervé Marseille attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur et des outre-mer sur
le financement public des partis politiques. Comme le prévoit l’article 4 de la Constitution, « les partis et
groupements politiques concourent à l’expression du suffrage ». Pour faciliter ce concours, le financement est
notamment assuré sur fonds publics par l’État. Pour autant, cette situation est rendue difficile en termes de
fonctionnement dans la mesure où le versement des montants aux partis politiques n’est effectif que lorsque tous
les contentieux liés aux élections sont éteints et les voies de recours épuisées. Dès lors, les délais de versement
peuvent être considérablement rallongés, mettant en difficulté la bonne gestion des partis politiques. Il souhaite
savoir si le décret permettant ce versement sera prochainement publié et plus largement, connaître les solutions qui
pourraient être envisagées pour éviter une situation de blocage pénalisant le fonctionnement des partis politiques.
JUSTICE
Blanchiment
6745. − 11 mai 2023. − M. Jean Louis Masson attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice
sur le fait que le code monétaire et financier utilise dorénavant à de nombreuses reprises le mot « blanchiment »
pour qualifier une potentielle infraction. Dans la mesure où le terme blanchiment ne correspond pas à une
définition juridique précise, il lui demande comment l’infraction peut être qualifiée et délimitée en matière pénale.
Manque de moyens de la justice dans la mise en oeuvre des mesures de sureté dans des procédures
visant les mineurs
6751. − 11 mai 2023. − M. Jean Hingray attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice sur le
manque de moyens de la justice dans la mise en oeuvre des mesures de sureté dans des procédures visant les
mineurs Le 25 avril 2023, un drame effroyable s’est déroulé dans la ville de Rambervillers située dans le
département des Vosges. Le corps sans vie de Rose, âgée de 5 ans, a été découvert déshabillé dans un sac plastique
au sein d’un appartement. Le seuil de l’abominable était à nouveau franchi. L’enquête permettait de mettre en
cause un adolescent âgé de 15 ans qui avait lui-même contacté les autorités judiciaires. Interpelé immédiatement et
placé en garde à vue, ce jeune garçon faisait usage de son droit au silence. Mis en examen, il était ensuite placé en
détention provisoire. Il ressortait alors que ce jeune garçon avait également été mis en examen au cours de l’année
2022 dans une autre procédure et placé sous contrôle judiciaire. L’information judiciaire se poursuivait, mais
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