2. Réponses des ministres
aux questions écrites
SÉNAT
4 JUIN 2026
150Meuros) ainsi qu’aux communes d’outre-mer via la fraction de la dotation d’aménagement destinée aux
communes d’outre-mer (DACOM) dont le montant est déterminé à partir d’une quote-part de la somme de la
DSU, de la DSR et de la DNP. Au final, cette année, un plus grand nombre de communes voient une hausse de
leurs dotations de péréquation compensée par la baisse de leur dotation forfaitaire, écrêtée pour financer ces
redéploiements. S’agissant de la situation particulière des communes rurales que vous évoquez, le Gouvernement
soutient la stabilité de leurs ressources issues des concours financiers de l’Etat. Ainsi, le renforcement accru de la
DSR ces dernières années (+650 Meuros depuis 2023) bénéficie à un grand nombre de communes rurales de
moins de 10 000 habitants : au moins 33 000 communes sont éligibles à une des fractions de la DSR. Cette
dotation tient compte d’une part, des charges que supportent les communes rurales afin de maintenir un niveau de
services suffisant, et d’autre part, de l’insuffisance de leurs ressources fiscales. Au sein de la DSR, la fraction
« cible » de la DSR est versée à un nombre limité de communes rurales (10 000), reconnues comme les plus
fragiles à partir d’un classement qui reflète le revenu des habitants et le potentiel financier par habitant. Par
ailleurs, la DSR bénéficie de règles d’encadrement des variations annuelles des attributions qui renforcent la
stabilité des attributions attribuées aux communes et donc leur prévisibilité : l’attribution d’une commune au titre
de la fraction « bourg-centre » ou « cible » de la DSR ne peut être ni inférieure à 90 % ni supérieure à 120 % du
montant perçu l’année précédente. En outre, les communes rurales bénéficient largement de la dotation
d’équipement des territoires ruraux (DETR) et elle bénéficeient également de la dotation de soutien à
l’investissement local (DSIL) pour financer leurs projets d’investissement.Finalement, le budget prévoit aussi
l’augmentation du montant de la dotation élu local (DPEL) de 59,5 millions d’euros, versement d’un montant
forfaitaire par commune en reconnaissance des attributions exercées par le maire au nom de l’Etat. Or, en incluant
à la DGF les montants reversés au titre de la DPEL, 73 % des communes connaissent une augmentation de leurs
dotations (DGF et DPEL) par rapport à 2025.
Difficultés rencontrées par les élus locaux pour faire valoir leurs droits individuels à la formation au
titre de l’année 2026
8585. − 30 avril 2026. − M. Jean Hingray attire l’attention de Mme la ministre de l’aménagement du territoire
et de la décentralisation sur les difficultés rencontrées par les élus locaux pour mobiliser les crédits de leurs droits
individuels à la formation au titre de l’année 2026 et sur les préjudices portés à l’éco système de la formation. En
application de l’article R. 2123-22-1-B du code général des collectivités territoriales (CGCT), il est prévu que les
droits individuels à la formation (DIF) sont acquis chaque année à compter du troisième lundi suivant le premier
tour de l’élection municipale. À ce titre, ce crédit devait donc intervenir à compter du 30 mars 2026 puisque le
premier tour des élections municipales 2026 s’est tenu le 15 mars 2026. Mais à la date du 22 avril 2026, les
comptes formation des élus ne sont toujours pas crédités de leurs droits ce qui provoque immédiatement deux
conséquences néfastes : une difficulté concrète d’accès à la formation et une organisation des parcours portés par
les organismes agréés profondément fragilisée. Dans un contexte où la gestion du DIF élus relève de la caisse des
dépôts via Mon Compte Élu, il est important qu’une clarification rapide puisse être apportée aux élus comme aux
organismes de formation sur l’origine de ce retard et sur le calendrier précis de régularisation. Il convient
également de rappeler que l’article R. 2123-22-1-B du CGCT ne se limite pas à prévoir une date d’acquisition des
droits : il dispose expressément que l’élu peut demander à les utiliser dès cette acquisition. Cette faculté d’usage
immédiat constitue donc une exigence réglementaire pleine et entière. Or, à ce jour, cette exigence n’est pas
respectée : faute de crédit effectif des droits, et en l’absence de tout dispositif transitoire permettant aux élus
d’engager leurs demandes de formation sans attendre, les élus se trouvent concrètement privés de l’exercice de leur
droit pourtant garanti par les textes. Il lui demande donc la date prévisionnelle de crédit effectif des droits 2026,
les mesures envisagées pour éviter que les élus concernés ne soient pénalisés dans leurs démarches de formation, les
dispositions qui pourraient être prises pour reprendre sans délai le cours des inscriptions, suggérant à ce sujet que
le délai obligatoire de 11 jours ouvrés entre la date de la demande d’inscription et la date prévue de début de la
formation soit exceptionnellement ramenée à 48 heures pour toutes les formations à se tenir jusqu’au
15 juillet 2026.
Réponse. − Concernant les délais de versement des droits individuels à la formation des élus (DIFE) au titre de
l’année 2026, ainsi que sur les conséquences de ces délais pour le parcours de formation des élus et l’activité des
organismes agréés, et conformément aux dispositions de l’article R. 2123-22-1-B du code général des collectivités
territoriales (CGCT), les droits à la formation sont acquis annuellement à la date anniversaire du renouvellement
général des conseils municipaux. Pour l’exercice 2026, le premier tour des élections municipales s’étant tenu le
15 mars, l’acquisition des droits était effectivement fixée au 30 mars. Toutefois, le crédit effectif de ces droits sur la
2710