1. Questions écrites
SÉNAT
4 JUIN 2026
suscitent une vive inquiétude parmi les riverains, les élus locaux ainsi que les services de secours mobilisés à
plusieurs reprises. Ils interrogent sur l’effectivité des dispositifs de prévention et de contrôle applicables aux
installations industrielles traitant des déchets et matériaux susceptibles de provoquer des émissions polluantes
importantes en cas d’incendie. Plusieurs années après l’incendie de Lubrizol, la répétition de tels sinistres conduit à
s’interroger sur la pleine mise en oeuvre des enseignements tirés de cette catastrophe industrielle. En conséquence,
elle lui demande combien de contrôles ont été réalisés sur ce site au cours des cinq dernières années, ainsi que
quelles mises en demeure, prescriptions ou sanctions administratives ont été prononcées à l’encontre de
l’exploitant. Elle souhaite également savoir quelles analyses environnementales ont été engagées à la suite des
différents incendies concernant la qualité de l’air, des sols et des eaux, et si un suivi sanitaire spécifique des riverains
ainsi que des sapeurs-pompiers exposés est envisagé. Enfin, elle l’interroge sur les mesures que le Gouvernement
entend prendre afin de renforcer la prévention des incendies sur ce type de site industriel et d’éviter la répétition de
tels sinistres.
Difficultés des associations solidaires de collecte de bouchon pour l’accompagnement des personnes en
situation de handicap
8993. − 4 juin 2026. − Mme Agnès Canayer attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre de
la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature, chargé
de la transition écologique sur les difficultés rencontrées par les associations de collecte de bouchons plastiques à
vocation solidaire et environnementale. Depuis plus de vingt ans, de nombreuses associations locales, à l’image de
BOUCHONS 276 en Normandie, assurent bénévolement la collecte, le tri et l’acheminement de bouchons
plastiques destinés au recyclage. Les recettes issues de cette valorisation permettent de financer des aides concrètes
pour les personnes en situation de handicap, tout en participant activement à l’économie circulaire et à la
réduction des déchets plastiques. Localement, des associations permettent alors d’accompagner plus d’un millier
de bénéficiaires depuis sa création. Or, ces structures sont aujourd’hui confrontées à une crise majeure de la filière.
Plusieurs centres de recyclage ont cessé ou fortement restreint leurs activités de reprise des bouchons plastiques. La
fermeture de site de traitement, sans solution alternative déstabilise les associations concernées. Dans le même
temps, certains recycleurs imposent désormais des critères de tri extrêmement restrictifs, limitant les plastiques
acceptés à quelques catégories précises, obligeant les bénévoles à reprendre manuellement le tri de plusieurs tonnes
de bouchons déjà conditionnés. Cette situation entraîne des conséquences très préoccupantes : saturation des
dépôts de stockage, suspension ou restriction des collectes locales, augmentation des coûts logistiques, absence de
débouchés économiques viables et risque de voir des tonnes de plastiques finalement orientées vers les déchets
ménagers classiques. Plusieurs associations ont publiquement alerté sur l’arrêt progressif de cette filière solidaire
pourtant exemplaire sur les plans environnemental et social. De plus, l’absence de soutien financier ou logistique,
alors même que l’État encourage le recyclage, le tri à la source et le développement de l’économie circulaire
demeure périlleux pour les initiatives locales qui pourrait amener à la disparition progressive de cette filière
associative ou découragerait l’engagement citoyen, ce qui fragiliserait l’aide apportée aux personnes en situation de
handicap. Aussi, elle souhaite savoir quelles mesures rapides le Gouvernement entend prendre pour soutenir les
associations faisant face aux centaines de tonnes de plastiques actuellement stockées par les associations, faute de
reprise par les recycleurs. Par ailleurs, elle souhaite connaître les intentions du Gouvernement pour garantir la
pérennité des filières de recyclage des bouchons plastiques collectés par les associations solidaires, et s’il envisage la
mise en place d’un soutien financier ou logistique spécifique afin d’accompagner les associations confrontées aux
nouvelles contraintes de tri et de transport. Enfin, elle souhaite savoir si une concertation nationale avec les écoorganismes, les industriels du recyclage et les associations concernées est envisagée afin d’assurer des débouchés
stables et harmonisés sur l’ensemble du territoire.
Conséquences de la réduction du fonds vert sur les températures dans les établissements scolaires
9000. − 4 juin 2026. − Mme Cathy Apourceau-Poly appelle l’attention de M. le ministre délégué auprès de la
ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la
nature, chargé de la transition écologique sur la situation thermique des établissements scolaires et la rénovation
de ces derniers, mise en péril par la réduction drastique du fonds vert. Dans plusieurs établissements scolaires de
France, les températures constatées durant l’hiver dernier (2025-2026) ont contraint les collectivités à annuler des
cours pour protéger élèves et personnels. En effet, la neige et le verglas ont entraîné la suppression des transports
scolaires et certaines salles de classe ne dépassaient pas les 12°C pour cause de chauffages ineffectifs. Le même
phénomène a pu être observé en juin 2025 lors des épisodes caniculaires, lors desquels plus de 2 200 établissements
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