1. Questions écrites
SÉNAT
4 JUIN 2026
Caractère obligatoire de l’adhésion à la complémentaire santé collective en établissement et service
d’accompagnement par le travail
9041. − 4 juin 2026. − Mme Lauriane Josende rappelle à Mme la ministre déléguée auprès de la ministre de la
santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées, chargée de l’autonomie et des personnes
handicapées les termes de sa question no 08113 sous le titre « Caractère obligatoire de l’adhésion à la
complémentaire santé collective en établissement et service d’accompagnement par le travail », qui n’a pas obtenu
de réponse à ce jour.
CULTURE
Inscription des pratiques sociales et culturelles dans les bistrots et cafés au patrimoine culturel
immatériel de l’Unesco
8982. − 4 juin 2026. − Mme Laure Darcos appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur l’intérêt
d’inscrire les pratiques sociales et culturelles dans les bistrots et cafés au patrimoine culturel immatériel de
l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco). Véritable art de vivre issu de la
culture populaire, ces pratiques sont menacées de disparition à mesure que la fermeture des bistrots et cafés
s’accélère. En vingt ans, entre 2002 et 2022, leur nombre a considérablement décru. Près de 18 000 bars-tabacs
ont ainsi disparu. Lieux de sociabilité par excellence, présents dans tous les territoires, ils contribuent à la vie et
l’animation de nos communes en permettant les rencontres, en favorisant la liberté d’expression et en luttant
contre la solitude et l’exclusion. Alors que cette candidature a su fédérer professionnels, artistes, élus, clients de
toutes origines et régions de France, elle lui rappelle l’urgente nécessité de préserver ce pan du patrimoine de notre
pays et lui demande de bien vouloir lui préciser si elle entend s’engager à porter cette candidature auprès de
l’Unesco.
ÉCONOMIE, FINANCES, SOUVERAINETÉ INDUSTRIELLE, ÉNERGÉTIQUE ET NUMÉRIQUE
Refus de financement et refus d’ouverture de compte bancaire opposés aux Français de l’étranger
8975. − 4 juin 2026. − Mme Hélène Conway-Mouret attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des
finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique sur les difficultés rencontrées par les Français
établis hors de France pour obtenir des prêts immobiliers, des crédits destinés à financer des travaux sur des biens
situés en France, mais également pour ouvrir ou maintenir des comptes bancaires au sein d’établissements
bancaires français. D’une part, certains compatriotes expatriés - pourtant propriétaires de biens immobiliers en
France, titulaires de comptes bancaires français régulièrement alimentés et disposant parfois de garanties
patrimoniales solides - se voient opposer des refus de financement de la part des établissements bancaires français
en raison de leur seule qualité de non-résidents fiscaux. D’autre part, nombre d’entre eux rencontrent des
difficultés pour ouvrir un compte bancaire en France ou font face à des clôtures de comptes sans motif clairement
expliqué, compliquant ainsi leurs démarches administratives, patrimoniales et leurs investissements en France. Les
établissements bancaires invoquent fréquemment des contraintes prudentielles, des obligations renforcées en
matière de conformité internationale et de lutte contre le blanchiment d’argent, ainsi qu’une appréciation accrue
du risque applicable aux clients résidant à l’étranger. Ces restrictions, voire ces refus, semblent ainsi relever
principalement de politiques commerciales internes aux établissements bancaires plutôt que d’un encadrement
juridique explicite. Cette situation suscite l’incompréhension croissante des Français de l’étranger pénalisés dans
l’accès au financement bancaire en France malgré leurs attaches patrimoniales, économiques et parfois fiscales avec
notre pays. Aussi, elle lui demande s’il existe des recommandations prudentielles spécifiques encadrant l’octroi de
crédits immobiliers aux Français non-résidents ainsi que l’ouverture et la clôture de comptes bancaires les
concernant ; si le Gouvernement dispose de données relatives à l’évolution des refus de prêts, des refus d’ouverture
de comptes ou de clôtures de comptes opposés aux Français établis hors de France ; si des échanges ont été engagés
avec les établissements bancaires afin d’éviter des refus systématiques ou disproportionnés fondés sur la seule
résidence à l’étranger et enfin quelles mesures pourraient être envisagées afin de garantir à nos compatriotes un
accès plus équitable aux services bancaires et de financement lorsqu’ils disposent de garanties suffisantes en France.
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