2. Réponses des ministres aux questions écrites SÉNAT 4 JUIN 2026 qu’environ 9 350 personnels ont suivi, au cours de l’année 2025-2026, des parcours hybridés adossés à un environnement M@gistère. En complémentarité directe avec la plateforme M@gistère et des outils de l’apps. éducation.fr, la ressourcerie numérique de l’AEFE met à disposition de l’ensemble des formateurs du réseau un écosystème cohérent d’outils numériques sécurisés, contractés auprès de partenaires de la Ed-tech Française et européenne. Dédiés à la conception et à l’animation de dispositifs de formation hybrides, ces outils permettent la scénarisation pédagogique collaborative (Modulo), l’interaction et l’engagement des participants en présentiel comme en distanciel (Beekast), l’animation de classes virtuelles dynamiques avec constitution de sous-groupes de travail (Glowbl), la création de ressources interactives intégrant les capacités de l’intelligence artificielle (Nolej) et la co-construction visuelle en équipe (Genially). La formation hybride constitue aujourd’hui une réponse stratégique aux enjeux de la formation professionnelle continue des personnels de l’AEFE. En articulant des activités en présence et à distance - synchrones comme asynchrones -, ces dispositifs offrent une flexibilité structurelle qui lève les contraintes géographiques et horaires, facilitant ainsi l’accès à la formation pour des publics dispersés. Loin de se limiter à une simple juxtaposition de modalités, l’hybridation porte un potentiel d’innovation pédagogique particulier : elle transforme en profondeur les pratiques d’apprentissage en mobilisant des médiations technologiques au service de la construction des savoirs, de l’interaction et de la réflexivité des apprenants. Sur le plan de l’engagement, les dispositifs hybrides présentent un meilleur taux de rétention des apprenants comparativement aux formations entièrement à distance, notamment grâce à la restauration d’une présence sociale médiatisée et à la mise en place d’un accompagnement tutoral structuré par nos formateurs et formatrices. La plusvalue de l’hybridation réside enfin dans le développement de l’agentivité de l’apprenant : en lui offrant des marges de liberté dans la gestion de son parcours, ces dispositifs favorisent l’autorégulation et la motivation intrinsèque, deux déterminants reconnus de la réussite en formation d’adultes. Aussi, investir dans le déploiement de formations hybrides de qualité, adossées à la plateforme robuste du ministère de l’éducation nationale, M@gistère, représente un levier majeur pour renforcer l’efficacité et l’équité de la formation professionnelle des personnels des établissements de l’AEFE. En complément des parcours hybrides, l’offre de formation de l’AEFE comprend également des actions conduites intégralement à distance, sous la forme de webinaires ou de modules thématiques ciblés. Ces formats, mobilisés notamment pour des sujets tels que les spécificités de la toute petite section (TPS), l’accompagnement à Parcoursup ou encore l’école inclusive, permettent d’apporter des réponses souples, réactives et accessibles à des publics dispersés géographiquement. Ils contribuent ainsi à élargir les possibilités d’accès à la formation continue pour les personnels du réseau. Création d’un statut juridique de l’otage d’État 8484. − 23 avril 2026. − M. Hervé Maurey attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la nécessité de créer un statut juridique de l’otage d’État. Un certain nombre de ressortissants français retenus en otage pendant plusieurs mois voire année dans des pays extra-communautaires ont récemment pu revenir en France. Ces retours sont assurément une bonne nouvelle pour ces personnes et pour leurs proches. Cependant, ils mettent en évidence l’impréparation de procédures administratives face à leurs situations. Certains otages n’ont bénéficié d’aucune prise en charge sanitaire spécifique dans les premières heures de leur retour, alors même que leurs conditions de détention pouvaient l’exiger. La direction générale des finances publiques a, par ailleurs, reproché à un otage de ne pas avoir déclaré ses revenus pendant sa période de détention. Enfin, rien n’est aujourd’hui prévu en matière de cotisation et de droits à la retraite correspondant à la période de détention des otages alors qu’ils ont été dans l’incapacité de cotiser plusieurs « trimestres » aux différents régimes de retraite. La mise en place d’un statut juridique de l’otage d’État prévoyant des dispositions relatives à ces différents sujets semble, ainsi, indispensable, alors que les tensions diplomatiques se multiplient à travers le monde. Il souhaite donc connaître l’avis du Gouvernement en la matière et les mesures qu’il compte prendre pour créer un statut juridique de l’otage d’État. Réponse. − Les situations de prise d’otages à l’étranger sont, heureusement, des situations rares. La pratique de l’Iran, d’arrestation et de détention d’étrangers sans autre motif que leur instrumentalisation, a conduit le ministère de l’Europe et des affaires étrangères (MEAE) à dénoncer une politique d’otages d’Etat. D’autres Etats peuvent être tentés par l’utilisation d’une privation de liberté comme levier politique ou diplomatique à l’encontre de la France. Dans toutes ces situations qui restent exceptionnelles, la mobilisation de l’État est totale pendant toute la période de captivité jusqu’aux premiers moments du retour en France. L’ensemble des services, dans des conditions difficiles, parfois à très haut risque s’agissant de prises d’otages par des groupes terroristes, sont pleinement engagés et oeuvrent avec détermination à la libération de nos ressortissants. Le déploiement de moyens diplomatiques, humains et logistiques importants peut être nécessaire. La relation avec les proches en France est 2749

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