Minorités : le terme de « minorité » désigne un groupe numériquement inférieur au reste de la population d’un État, dont
les membres possèdent des caractéristiques ethniques, religieuses, linguistiques ou autres différentes de celles du reste
de la population. La Suisse, dont l’identité est fondée sur le
pluralisme et la coexistence de différentes communautés, se
mobilise en Chine pour que les minorités puissent jouir du droit
d’avoir leur propre vie culturelle, de professer et de pratiquer
leur religion, et d’employer leur propre langue.
Multilatéralisme : on parle de multilatéralisme lorsque des
questions d’intérêt commun sont débattues et négociées par
plus de deux États (cf. par opposition au bilatéralisme). Les
organisations internationales et autres enceintes telles que
l’ONU, l’OSCE ou le Conseil de l’Europe ont vocation à accueillir
ce type de débats. Le multilatéralisme permet à la Suisse, par
la conclusion d’alliances, de produire un effet de levier et de
multiplier son influence.
Neutralité : les droits et les obligations de la Suisse en tant
qu’État neutre découlent du droit international public (cf. droit
international public). Ces obligations imposent à la Suisse,
pour l’essentiel, de ne pas soutenir militairement d’autres
États engagés dans un conflit armé interétatique. Au niveau
national, la Constitution fédérale mentionne la neutralité en
tant qu’instrument destiné à préserver l’indépendance du pays.
La politique de neutralité doit garantir l’efficacité et la crédibilité de la neutralité de la Suisse.
Numérisation : la numérisation consiste en l’intégration de
toutes les données et applications électroniques relevant de
la société, de l’État et de l’économie. Elle englobe un large
éventail d’applications numériques, telles que les nouvelles
technologies de communication, la robotique, l’informatique
en nuage, l’analyse des mégadonnées, l’intelligence artificielle,
l’Internet des objets, etc.
Ordre international fondé sur des règles : ce terme
fait référence aux règles du jeu qui s’appliquent de la même
manière à tous les États et qui garantissent leur coexistence
pacifique au sein de la communauté internationale. Outre les
normes du droit international, cet ordre englobe également
des normes et des règles de comportement juridiquement non
contraignantes. La prospérité, la sécurité et l’indépendance de
la Suisse sont tributaires d’un ordre fondé sur des règles. Cet
ordre se base également sur des normes et des règles multilatérales, essentielles à la réalisation d’un multilatéralisme efficace
et pragmatique (cf. multilatéralisme).
Organisation internationale : terme désignant l’association
durable d’au moins deux États. Les organisations internationales sont chargées d’accomplir de manière autonome des
tâches qui leur sont propres et comportent donc au moins un
organe exécutif. En règle générale, elles sont fondées sur un
traité multilatéral (appelé statuts ou charte) établissant leurs
tâches et leurs organes.
internationales et défend ses intérêts à l’étranger. Elle couvre
divers domaines politiques, notamment les politiques en
matière de commerce, d’environnement, de sécurité, de développement et de culture. En Suisse, la politique extérieure est
de la compétence du Conseil fédéral in corpore. Le DFAE est
chargé d’en assurer la coordination et la cohérence (cf. cohérence), en concertation avec les autres départements.
Propriété intellectuelle : la propriété intellectuelle sert à
protéger les innovations et les créations telles que les inventions
ou les logos. Les droits de propriété intellectuelle regroupent
par exemple les brevets, marques, secrets de fabrication ou
designs.
Société civile : la société civile recouvre la partie de la société
qui est relativement indépendante de l’État et du secteur
privé. Elle est composée de groupes qui s’organisent autour
d’intérêts, de buts ou de valeurs communs, tels que les ONG,
les associations et fondations d’utilité publique, les groupes
communautaires, les organisations confessionnelles, les partis
politiques, les associations professionnelles, les syndicats, les
mouvements sociaux ou les groupes d’intérêt.
Système politique chinois : la République populaire de
Chine est un État socialiste gouverné par un parti unique, le
Parti communiste chinois (PCC). Fort de 90 millions d’inscrits,
le parti est dirigé par les sept membres du comité permanent
du bureau politique, placé actuellement sous la présidence de
Xi Jinping. Le PCC contrôle les différents pouvoirs : le pouvoir
exécutif (présidence et Conseil des affaires de l’État), le pouvoir
législatif (Assemblée nationale populaire), le pouvoir judiciaire
et l’Armée populaire de libération. Huit autres partis et formations indépendantes sont regroupés au sein de la Conférence
consultative politique du peuple chinois. Ils n’exercent toutefois
que des fonctions représentatives, au niveau local notamment.
Depuis 1978, le contrôle des moyens de production a été
assoupli. Cependant, le PCC continue à diriger de nombreuses
entreprises étatiques (dans l’industrie, la finance et les médias
entre autres) et des cellules du parti ont été implantées dans
toutes les grandes entreprises privées.
Technologies financières (fintech) : développement et
amélioration des services financiers par l’utilisation de la technologie numérique.
Transfert international de technologie : ce terme fait
référence à la transmission de connaissances techniques ou de
connaissances en matière de gestion en vue de leur développement et de leur application dans différents domaines fonctionnels. Le transfert technologique se fait entre des entreprises ou
des filiales sises dans différents pays.
Zone économique spéciale : ce terme désigne une zone
géographique généralement délimitée, à l’intérieur d’un État,
dans laquelle des facilités juridiques et administratives sont
accordées aux investisseurs.
Politique extérieure : la politique extérieure d’un État définit
ses relations avec les autres États et avec les organisations
Annexe
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