Outre le Conseil fédéral, le Parlement, les cantons, les villes, les représentants de l’économie et de la place financière, les hautes écoles et les instituts de recherche, la société civile (glossaire ) ainsi que les citoyens de ce pays jouent un rôle important dans les relations sino-suisses. À cet égard, la SPE 20–23 parle d’une approche « impliquant l’ensemble des acteurs nationaux ». Les relations sino-suisses nécessitent de tous les acteurs impliqués une meilleure compréhension des interlocuteurs chinois et des compétences adéquates sur la Chine (figure 19). Échanger régulièrement des informations et des expériences permet d’exploiter des synergies et d’identifier encore mieux les opportunités et les enjeux que la Chine représente pour la Suisse. C’est pourquoi le Conseil fédéral salue l’entretien d’échanges réguliers avec et entre les différents acteurs. Figure 19 : Approche «Whole-of-Switzerland», impliquant tous les acteurs nationaux (source : DFAE). 5.2 Instruments de coordination externes Comme décrit au chapitre 3.1, la Suisse officielle dispose de nombreux canaux de dialogue et d’échange avec la Chine. L’approche coordonnée que la présente stratégie cherche à instaurer est aussi favorisée par le recours à des instruments diplomatiques et officiels permettant à la Suisse d’interagir avec la Chine. En premier lieu figure l’entretien des relations bilatérales au plus haut niveau, impliquant des contacts directs au niveau politique et aux échelons administratifs supérieurs, en particulier lors de visites bilatérales en Chine ou en Suisse. Dans le cadre du partenariat stratégique innovateur adopté en avril 2016 et lors de la visite officielle de Xi Jinping à Berne en 2017, la Suisse et la Chine ont décidé d’organiser chaque année un dialogue stratégique entre les chefs de leurs ministères des affaires étrangères, en complément de leur dialogue politique régulier. À cela s’ajoutent une trentaine de dialogues bilatéraux avec la Chine menés par différents offices de l’administration fédérale dans leur secteur de compétence (voir chapitre 3.1 pour un aperçu des principaux dialogues). Ces dialogues doivent être coordonnés avec la présente stratégie. La Suisse dispose de cinq représentations officielles sur le territoire chinois : une ambassade à Pékin et quatre consulats généraux à Shanghai, Guangzhou, Chengdu et Hong Kong. Ce réseau s’étend bien au-delà de la diplomatie et des services consulaires classiques : grâce à la présence d’antennes comme celles de Swissnex (Shanghai), de Suisse Tourisme (Pékin, Shanghai et Hong Kong), de la DDC (Pékin), de l’attaché de défense (Pékin) et des Swiss Business Hubs (Pékin, Shanghai et Hong Kong), la palette des ressources est vaste et couvre tous les domaines importants de la coopération et du dialogue, en particulier dans le domaine économique et dans celui de la recherche et de l’innovation. Sur l’île de Taïwan, la défense des intérêts de l’économie suisse ainsi que la promotion de la coopération culturelle et scientifique sont assurées par une organisation de droit privé, le Trade Office of Swiss Industries. Les ressources à disposition au niveau multilatéral – en particulier par le biais des missions permanentes à New York, Genève, Vienne, Paris et Rome (FAO) – permettent aussi de cultiver la coopération et le dialogue avec la Chine au sein d’instances multilatérales. Il ne s’agit pas ici uniquement du système onusien, mais aussi d’institutions financières et commerciales ainsi que d’autres institutions normatives, toutes multilatérales, au sein desquelles la Suisse et la Chine interagissent. En marge de son dialogue direct avec Pékin, notre pays utilise ses relations avec des États tiers ainsi que son réseau diplomatique pour approfondir les échanges relatifs à la Chine avec ses partenaires. Des échanges réguliers sur la Chine avec des États affinitaires aident la Suisse à renforcer son expertise sur ce pays et à élaborer une politique plus efficace. Mise en œuvre et ressources 31

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