Nombre de publications en collaboration Chine 2000 Japon Brésil Russie Inde Afrique du Sud Corée du Sud 1000 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 dans une haute école suisse pour l’année académique 2019/2020. Ils constituaient ainsi le quatrième plus grand groupe d’étudiants étrangers dans notre pays. Concernant la liberté académique, les deux pays ont des conceptions différentes. › Dans le domaine numérique, quelques entreprises chinoises font partie de l’élite mondiale dans des domaines tels que l’informatique et les télécommunications, les technologies de surveillance, les drones, le commerce en ligne ou l’intelligence artificielle. Les conceptions suisses et chinoises diffèrent parfois fortement, par exemple en matière de gouvernance numérique, de protection des données, de flux transfrontières de données, d’accès au marché dans l’économie numérique, de protection des droits de l’homme et de séparation entre les intérêts de l’économie et ceux de l’État. Le débat actuel concernant le rôle de l’entreprise de technologie chinoise Huawei dans le déploiement de réseaux 5G porte aussi directement sur les intérêts de la Suisse. Durabilité : en matière de protection du climat à l’échelle mondiale, la Chine est un partenaire d’importance pour la Suisse, car elle est à la fois le plus gros émetteur de CO2 du monde et un État signataire de l’Accord de Paris, fidèle à ses engagements. La DDC mène depuis plusieurs années divers programmes avec la Chine dans le domaine du changement climatique. À titre d’exemple, le projet sino-suisse « Zero Energy Building » vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre en Chine. Santé : En ce qui concerne les questions de santé internationales, la Chine joue un rôle central, comme l’a montré la pandémie de la COVID-19. Le fait que la Suisse dépende des principes actifs et des équipements de protection médicale produits en Chine a conduit le grand public à s’interroger sur la sûreté et la durabilité des chaînes d’approvisionnement. Enfin, la Chine est l’un des principaux marchés pour l’industrie suisse des sciences de la vie. Droits de l’homme : la Suisse et la Chine entretiennent depuis 1991 un dialogue bilatéral sur les droits de l’homme. 2016 2017 Figure 17 : Nombre de co-publications scientifiques impliquant la Suisse et d’autres pays : Chine et autres États BRICS, Corée du Sud et Japon (source : évaluation des programmes suisses de coopération bilatérale en sciences et technologie, IRIS Group, 2020). 2018 Ce dialogue, qui se déroule dans un cadre confidentiel, permet d’aborder la situation des droits de l’homme de manière ouverte et critique. La liberté d’expression et les droits des minorités, y compris dans les régions tibétaines de Chine et dans le Xinjiang, font notamment partie des sujets abordés. Les deux pays discutent également de leurs priorités respectives au sein des instances multilatérales. Dans la mesure du possible, des cas individuels sont évoqués et des pistes concrètes de coopération sont explorées. Les deux pays organisent par exemple des échanges d’experts dans le domaine de l’exécution des peines depuis 2003. Invoquant le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures, la Chine est moins encline ces dernières années à discuter des questions relatives aux droits de l’homme. Dans le même temps, la situation s’est nettement dégradée en Chine en matière de liberté d’expression, de protection de la sphère privée, de respect des droits des minorités et de protection des défenseurs des droits de l’homme, qui font l’objet de tentatives de pression. Il existe des divergences dans la conception des droits de l’homme et dans la garantie de leur protection. La Chine souhaite introduire dans le débat international ses propres idées ainsi que de nouvelles notions de manière à pouvoir réinterpréter les droits de l’homme selon sa conception. La dernière rencontre organisée dans le cadre du dialogue sur les droits de l’homme a eu lieu en juin 2018 à Pékin. Les sessions de dialogue prévues après celle-ci ont été annulées par la Chine, certaines en réaction à la participation de la Suisse aux critiques émises dans les enceintes multilatérales sur la situation dans le Xinjiang, d’autres pour des raisons en lien avec la pandémie de COVID-19. D’autres pays, qui mènent également un dialogue sur les droits de l’homme avec la Chine, sont dans la même situation que la Suisse (p. ex. le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande et le Japon). En 2020, seules l’UE et l’Allemagne ont pu organiser des rencontres dans le cadre des dialogues sur les droits de l’homme qu’elles mènent avec la Chine. L’Australie, la France, le Canada, la Norvège, la Suède et les États-Unis ont suspendu le leur sur cette question. La Suisse et la Chine 19

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