• Le niveau fédéral prend des initiatives dans le cadre de ses compétences et soutient les initiatives régionales, comme le
forum industriel. Nous réunissons régulièrement les parties prenantes autour de l’agenda MAKE 2030, en collaboration avec
les fédérations sectorielles. Notre priorité est la reconstruction de l’industrie et la poursuite du développement de l’économie
circulaire dans notre pays en supprimant les différents obstacles qui freinent notre industrie.
• La politique fédérale se concentre en priorité sur les secteurs industriels prometteurs qui contribuent à renforcer notre
autonomie stratégique ouverte. Ce travail s’effectue en collaboration avec les Régions afin qu’elles puissent intégrer
directement leurs besoins et priorités spécifiques à la politique industrielle fédérale et européenne. Tout en tenant compte
de la répartition actuelle des compétences, les deux niveaux gardent chacun à leur tour la main grâce à un système de
présidence tournante.
• Nous mettons en œuvre des réformes et des investissements visant à restaurer la productivité de nos entreprises. Pour cela,
il est essentiel de mettre en place un mécanisme de suivi des indicateurs afin de pouvoir procéder à des adaptations le cas
échéant. Le SPF Économie sera chargé du suivi périodique de ces indicateurs. Il en assurera le rapportage et formulera des
recommandations, sur la base d’un analyse comparative avec la situation dans les pays voisins. Ces informations permettront
au gouvernement d’intervenir rapidement et de manière ciblée lorsque cela s’avère nécessaire. De plus, en réalisant
régulièrement des comparaisons internationales avec les pays voisins, la Belgique pourra identifier les domaines où elle peut
améliorer sa compétitivité, s’inspirer des meilleures pratiques et ainsi renforcer sa position sur la scène européenne.
• Nous développons prioritairement une approche transversale pour les secteurs stratégiques, en créant un climat
entrepreneurial attractif et par des incitants ciblés, afin de leur offrir la possibilité de se développer et de croître.
• Les régimes fiscaux préférentiels pour la R&D sont un élément stratégique de notre compétitivité. Nous voulons consolider
cet atout et simplifier les dispositifs pour offrir un meilleur soutien aux PME et aux pôles académiques et orienter les
ressources vers les secteurs stratégiques et le développement économique.
• Nous visons un cadre stable et strict en matière d’aides d’État pour que les investissements préservent l’intégrité du marché
intérieur, garantissent des conditions de concurrence égales et se focalisent sur l’ancrage de la production industrielle
cruciale de biens essentiels. Il convient de mettre fin aux dérogations temporaires au principe général.
• Un centre de connaissances et d’expertise interfédéral sur les aides d’État est mis en place. Les administrations fédérales,
régionales et autres pourront s’y adresser et il facilitera l’interaction avec la Commission européenne.
• Dans le cadre de notre autonomie stratégique ouverte, nous devons diversifier nos sources d’approvisionnement. Pour
soutenir notre économie ouverte, nous concluons des accords commerciaux et d’investissement ambitieux, ouverts
et équitables au niveau de l’UE. Par ailleurs, nous préconisons un commerce mondial durable reposant sur des règles
équitables et un juste échange. Dans les accords de libre-échange, nous veillons au respect des droits humains et à l’inclusion
de normes sociales et environnementales telles qu’elles sont appliquées aujourd’hui par la Commission européenne, ainsi
qu’au respect des accords dans les traités internationaux. Nous continuons à prôner des relations commerciales réciproques,
sans pour autant transiger sur les exigences de qualité des produits proposés sur notre marché. Nous veillons strictement
à ce que les produits importés respectent les exigences européennes en vigueur. Nous plaidons au niveau européen pour
la conclusion d’accords avec nos partenaires commerciaux sur le plan de la reconnaissance mutuelle des normes. Nous
soutenons l’idée d’un fonds de compensation européen pour nos agriculteurs en cas d’éventuelles perturbations du marché.
Conformément aux obligations de diligence des entreprises, nous participons à la recherche d’un consensus européen pour
l’élaboration et l’application d’une réglementation contraignante sur le devoir de vigilance des entreprises au niveau des
Nations unies.
• Nous protégeons plus fermement notre marché et notre industrie contre la concurrence déloyale extérieure. Dans l’attente
de règles du jeu équitables au sein de l’Organisation mondiale du commerce, nous appliquons plus strictement le principe de
conditions de concurrences équitables. À cet effet, nous renforçons et accélérons nos instruments de défense commerciale
et optimisons leur déploiement sous la direction du Chief Trade Enforcement Officer de la Commission européenne.
Nous insistons sur la réciprocité dans l’ouverture de notre marché et nous agissons plus fermement contre le dumping et
les subventions étrangères illégales. Nous investissons davantage dans le nouvel instrument relatif aux marchés publics
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Accord de coalition fédérale