ÉCONOMIE
La Belgique est confrontée à d’importantes évolutions sociales, géopolitiques et économiques. Le vieillissement de la population
entraîne des pénuries sur le marché du travail et remet en question le financement de l’État-providence. La perturbation des
chaînes d’approvisionnement mondiales à la suite des tensions géopolitiques, souligne la nécessité d’une autonomie stratégique.
La transition climatique et la numérisation nécessitent des investissements considérables dans les infrastructures et la formation.
Pour relever ces défis, notre économie doit créer davantage de valeur ajoutée. La clé réside dans une croissance plus élevée de la
productivité.
En garantissant la croissance de la productivité, nous pouvons ancrer la réindustrialisation et l’industrie, dont l’industrie
manufacturière, ce qui est essentiel pour assurer la transition vers une économie durable.
En effet, il ne faut pas sous-estimer l’importance de l’industrie pour notre économie. Elle représente 20 % du PIB de la Belgique,
génère 75 % des exportations totales et fournit des emplois directs et indirects à plus d’un million de Belges. Elle est l’épine
dorsale d’une économie stable qui crée de la prospérité de manière durable.
Il est donc nécessaire de mettre à nouveau l’accent sur le renforcement des industries (locales) par des mesures ciblées et,
également, de créer un effet d’entraînement sur d’autres secteurs économiques clés tels que le secteur des services et le secteur
non marchand. Nous veillons à assurer un climat des affaires attractif en réduisant les charges administratives. En outre, nous
stimulons la croissance économique en renforçant la concurrence tout en respectant la protection sociale.
L’ancien président de la BCE, Mario Draghi, confirme cette analyse dans son rapport sur l’avenir de la compétitivité et de la
productivité européennes, rédigé à la demande de la Commission européenne. Pour stimuler une croissance économique en
baisse, il indique que les décideurs politiques européens doivent se concentrer sur des points cruciaux : favoriser la croissance
de la productivité, investir dans la recherche et le développement et mener une politique commerciale affirmée adaptée aux
nouvelles réalités géopolitiques dans lesquelles nous vivons.
Le rapport Draghi propose plusieurs pistes possibles pour renforcer les investissements, à savoir l’achèvement de l’union des
marchés des capitaux, une réforme prospective du budget de l’UE et la promotion des investissements communs. Tous ces plans
s’inscrivent naturellement dans l’objectif général de réduire la charge administrative pesant sur les citoyens et les entrepreneurs.
En concertation avec les Régions et dans le respect de la répartition des compétences, le gouvernement fédéral, élaborera un plan
interfédéral et mettra en œuvre une politique visant à relancer l’industrie tout en renforçant le développement de notre secteur
des services en s’appuyant sur les technologies de demain. À cette fin, les déficits concurrentiels de la Belgique seront réduits et
des mesures supplémentaires seront adoptées. Nous mobiliserons pleinement nos compétences fédérales en matière d’économie,
de fiscalité, de coût salarial brut, d’énergie, de marché du travail, de sécurité juridique et de simplification administrative afin
d’améliorer notre compétitivité.
Nous mettons en œuvre des réformes structurelles et identifions les investissements publics cruciaux qui augmentent notre
productivité, notamment sur le marché du travail, en matière de fiscalité, de politique de mobilité et de politique énergétique
(voir textes séparés).
En l’occurrence, nous reconnaissons explicitement l’importance et le rôle des infrastructures cruciales, telles que nos aéroports
et nos ports qui constituent la porte d’accès aux marchés mondiaux.
Nous œuvrons en faveur d’une industrie plus numérique, plus durable et plus compétitive et établissons les conditions-cadres
nécessaires à cet effet. Dans ce cadre, nous soutenons les entreprises à réaliser leur transition vers la neutralité climatique,
conformément aux objectifs du Net-Zero Industry Act (NZIA).
En collaboration avec les Régions, le gouvernement fédéral traduit les ambitions fédérales et régionales au niveau européen, où
une politique industrielle doit également être mise en place parallèlement au Green Deal. La politique industrielle européenne
encourage la coopération entre les États membres, les entreprises et les établissements de recherche afin de promouvoir le
progrès technologique et l’innovation.
MAKE 2030
57
Accord de coalition fédérale