position concurrentielle et continuent de soutenir notre économie.
Concernant les coûts salariaux, nous prévoyons une augmentation supplémentaire en deux étapes des salaires minimums,
ce qui est essentiel pour renforcer les revenus les plus bas. Afin de réduire l’impact financier de cette mesure pour les
employeurs, nous mettrons en place un mécanisme de compensation qui contrebalancera l’augmentation du salaire
minimum tout en encourageant les investissements dans l’emploi.
Nous prévoyons également des stimuli supplémentaires pour attirer de nouveaux investissements, avec un accent
particulier sur les projets contribuant à la transition climatique et à la durabilité de notre économie. En investissant dans
une économie adaptée aux enjeux futurs, nous renforçons non seulement la compétitivité, mais créons également un
climat d’investissement durable et attractif.
Enfin, nous mettrons en place des mesures pour améliorer le climat entrepreneurial général via une fiscalité boursière
attractive, la réduction des charges cachées lors de diverses démarches obligatoires, le soutien aux entreprises qui débutent,
et le maintien de nos régimes fiscalement avantageux, reconnus internationalement, qui stimulent les investissements en
recherche et développement.
Cette réforme nécessitera une base de financement robuste et efficace. Pour ce faire, nous envisagerons dans un premier
temps une simplification en profondeur de notre système fiscal, tant pour l’impôt des personnes physiques que pour
l’impôt des sociétés. Le nombre de codes fiscaux sera réduit, rendant le système plus transparent et plus facile d’utilisation
pour les citoyens et les entreprises.
RÉFORME DU MARCHÉ DU TRAVAIL ET DES PENSIONS
Le gouvernement s’engage à une modernisation en profondeur du marché du travail, visant à trouver un meilleur
équilibre entre sécurité d’emploi, protection sociale et la nécessité de flexibilité dans un marché du travail en constante
évolution. Conscients des défis liés à la numérisation et à la mondialisation, nous souhaitons créer un cadre qui offre aux
travailleurs la sécurité nécessaire tout en permettant aux entreprises de disposer de la flexibilité nécessaire pour renforcer
leur compétitivité. Cela implique d’adapter les règles concernant la durée du travail et les types d’emploi aux besoins des
employeurs comme des travailleurs, tout en veillant à la protection sociale et à la faisabilité des emplois. Ainsi, nous créons
un marché du travail tourné vers l’avenir, qui permet à davantage de personnes de rester employées et favorise des carrières
durables.
Pour renforcer davantage le marché du travail, le gouvernement mettra également en place une réforme des pensions
visant à maintenir plus longtemps les personnes au travail. Les régimes dérogatoires et les systèmes avantageux seront
progressivement supprimés afin d’aboutir à un système de pension plus transparent et plus équitable. Le maintien des
droits acquis restera essentiel, et une transition progressive sera garantie pour permettre à toutes les personnes concernées
de s’adapter.
Une réforme future portera également une attention particulière aux personnes ayant débuté leur carrière professionnelle
très jeune. Celles et ceux qui ont accumulé 42 années de carrière, avec une période suffisamment longue de travail effectif,
doivent à l’avenir pouvoir partir à la retraite à 60 ans.
La contribution des partenaires sociaux est essentielle dans ces domaines : leurs connaissances et perspectives sont cruciales
pour garantir que les réformes correspondent à la réalité sur le terrain et pour créer un large soutien. Nous invitons la
concertation sociale à être un partenaire actif dans l’agenda de réformes du gouvernement. La responsabilité finale de la
décision et de la mise en oeuvre des réformes nécessaires incombe au gouvernement. Il est également essentiel d’améliorer
la transparence concernant l’utilisation des fonds et le processus décisionnel.
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Accord de coalition fédérale