CRIV 56 COM 394
l'obtention documents de voyage. Il n'est
évidemment pas possible de contraindre les
autorités chinoises à délivrer des passeports pour
leurs propres ressortissants. L'option du laissezpasser a été envisagée, mais les expériences
récentes montrent que cette solution ne permet
pas nécessairement de quitter le territoire.
Nous sommes ainsi confrontés à des situations où
un visa est accordé, sans possibilité effective de
départ. La Belgique continue de soulever de
manière systématique la situation générale des
droits humains au Xinjiang, y compris le sort des
Ouïghours, dans ses contacts avec les autorités
chinoises.
Cette thématique est autant abordée dans les
dialogues bilatéraux que dans les enceintes
multilatérales. La Belgique y réaffirme ses
préoccupations persistantes quant aux violations
des droits fondamentaux et appelle au respect des
engagements internationaux en matière de droits
humains. J'en ai fait de même lors de ma visite en
Chine.
19.03 Christophe Lacroix (PS): Je remercie le
ministre pour sa réponse. C’est un exemple parfait
de la manière dont le totalitarisme d’un régime peut
s’exercer à l’encontre de minorités.
Sur cette question, qui a certes été mise à
l’initiative de mon groupe, j’ai également une
pensée pour le collègue Cogolati. Il faut
reconnaître l’important travail que Samuel a mené
sur ce dossier, et il était essentiel que cette
résolution puisse être approuvée.
Monsieur le ministre, je constate que vous mettez
en œuvre cette résolution du Parlement dans le
cadre de vos compétences ministérielles, ce dont
je ne doutais pas.
Malgré la situation particulièrement difficile de
M. Tursun et d’autres personnes concernées, je
considère que, dans les circonstances actuelles,
vous faites ce qui doit être fait dans un contexte
vraiment complexe.
L'incident est clos.
Het incident is gesloten.
20 Question de François De Smet à Maxime
Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires
européennes et Coopération au développement)
sur "Le potentiel déblocage de fonds européens
gelés à destination de la Hongrie" (56016403C)
20 Vraag van François De Smet aan Maxime
Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese
KAMER-3E ZITTING VAN DE 56E ZITTINGSPERIODE
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17/06/2026
2025
Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over
"Het eventueel vrijgeven van bevroren Europese
middelen voor Hongarije" (56016403C)
20.01 François De Smet (DéFI): Selon De Tijd du
26 mai 2026, un accord politique serait sur le point
d'être conclu au niveau européen pour débloquer
une part substantielle des fonds européens
jusqu'ici gelés à destination de la Hongrie, au titre
de la conditionnalité liée à l'État de droit.
Ce signal serait, s'il se confirmait, en contradiction
frontale avec la position défendue par plusieurs
États membres, dont la Belgique a historiquement
été partie prenante, attachant un soin particulier au
respect des principes de l'article 2 du TUE.
L'article 2 du Traité sur l'Union européenne
rappelons le consacre les valeurs fondamentales
et communes sur lesquelles repose l'Union
européenne et qui constituent des obligations
juridiques obligatoires pour tous les États
membres.
Les valeurs consacrées par l'article 2 comprennent
:le respect de la dignité humaine, la liberté, la
démocratie, l'égalité, l'État de droit, le respect des
droits de l'homme, en ce compris des personnes
appartenant à des minorités.
En conséquence, Monsieur le Ministre peut-il me
faire savoir:
1. la position défendue par la Belgique au sein du
Conseil sur ce déblocage, et quels critères
concrets — indépendance de la justice, libertés
académiques, droits LGBTQI+, marchés publics —
sont posés comme conditions préalables ?
2. si la Belgique soutient , à défaut, le maintien de
la procédure article 7 TUE et l'usage du
mécanisme
de
conditionnalité
budgétaire
(règlement 2020/2092) dans la durée ?
20.02
Maxime Prévot, ministre: Monsieur
De Smet, la crise de l'État de droit en Hongrie a
effectivement eu pour effet de bloquer le
déboursement de plusieurs fonds européens, pour
un total de près de 30 milliards d'euros. Une partie
de cette somme, 10 milliards d'euros, est liée au
plan de relance post-covid.
Le déboursement des fonds européens à la
Hongrie dépend de critères objectifs déterminés
par la Commission. Il s'agit concrètement de
réformes exigées en matière d'indépendance de la
justice, de lutte anticorruption et de transparence.
Dès son entrée en fonction en mai dernier, le
gouvernement Magyar s'est attelé à un vaste
2026
CHAMBRE-3E SESSION DE LA 56E LÉGISLATURE