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17/06/2026
Amerikaanse migratiebeleid" (56016339C)
17.01 François De Smet (DéFI): L’agence Belga
du 23 mai a confirmé un nouveau tour de vis de
l'administration Trump avec un durcissement
drastique des conditions d'accès à la résidence
permanente aux États-Unis, Ces décisions
traduisent une mutation profonde du cadre de l'État
de droit américain, qui n'est pas sans
conséquences directes pour les ressortissants
belges, étudiants, chercheurs et entreprises
présents aux États-Unis, ainsi que pour la
coopération judiciaire et le renseignement, la
coopération espace Schengen-USA
En conséquence, Monsieur le ministre peut-il me
faire savoir:
1 Combien de ressortissants belges sont
actuellement titulaires d'un titre de séjour
temporaire ou permanent susceptible d'être affecté
par les nouvelles règles américaines et si le poste
consulaire de Washington a-t-il enregistré une
hausse des sollicitations ?
2.la position défendue par la Belgique au sein du
Conseil JAI et auprès du SEAE quant aux
transferts vers les États-Unis, en particulier pour
les binationaux et les demandeurs de visa de
recherche ?
4. Si la pratique d'indemnisation par l'exécutif
américain d'auteurs reconnus de violences
politiques contre des institutions démocratiques
entraînera une réévaluation de l'accord d'entraide
judiciaire UE-USA et de la coopération en matière
de renseignement ?
5. si il confirme que les accords Schengen-USA —
exemption ESTA, communication PNR, partage
biométrique — font l'objet d'un examen périodique
de proportionnalité par la Belgique, et quel est le
résultat de la dernière revue en date ?
6. Si la Belgique , au prochain Conseil européen,
une initiative coordonnée de l'Union pour préserver
les libertés académiques et la mobilité des
chercheurs belges et européens aux États-Unis
17.02 Maxime Prévot, ministre: Merci, monsieur
De Smet, pour votre question sur la politique
migratoire américaine.
En ce qui concerne tout d'abord la situation des
ressortissants belges aux États-Unis, il convient de
rappeler que les procédures liées au visa ou à
l'ajustement de statut relèvent de démarches
individuelles auprès des autorités américaines,
KAMER-3E ZITTING VAN DE 56E ZITTINGSPERIODE
2025
CRIV 56 COM 394
sans intervention directe de nos postes
consulaires. À ce jour, pas loin de 33 000 citoyens
belges sont inscrits auprès de nos postes
consulaires aux États-Unis, qu'il s'agisse de New
York, Washington, Atlanta ou Los Angeles. Cette
inscription suppose un séjour légal, mais ne permet
pas de distinguer précisément les titulaires de
statut temporaire ou permanent, d'autant que les
changements
de
statut
ne
sont
pas
systématiquement signalés.
À ce stade, aucune augmentation significative des
sollicitations consulaires n'a été constatée. En ce
qui concerne la coopération judiciaire, celle-ci
repose sur un traité bilatéral en matière pénale de
1988, complété par l'accord d'entraide judiciaire
entre l'Union européenne et les États-Unis de
2003. À ce stade, aucun élément concret ne justifie
une réévaluation de ces instruments. La situation
évoquée d'une indemnisation d'auteurs de
violences politiques ne s'est pas matérialisée de
manière à remettre en cause les cadres existants.
Il n'est pas davantage question de revoir la
coopération en matière de renseignements qui, je
le rappelle, relève de la seule compétence des
États membres.
Nos services évaluent en permanence, de manière
opérationnelle et autonome, le cadre et la sécurité
de leurs échanges d'informations avec leurs
homologues étrangers.
Pour ce qui est de l'accès aux données
biométriques, il s'agit d'une exigence américaine
imposée aux pays membres du programme
d'exemption de visa pour préserver les voyages
sans visa de leurs citoyens vers les États-Unis. Les
négociations entre la Commission européenne et
les autorités américaines à ce sujet font
effectivement l'objet d'un suivi et d'évaluations
régulières au niveau européen. Elles portent
actuellement sur un accord-cadre qui reprendrait
les
principes
fondamentaux
que
l'Union
européenne souhaite voir respectés. Une fois cet
accord-cadre conclu, les accords bilatéraux
pourront alors être conclus avec les États membres
eux-mêmes, dans lesquels les modalités précises
d'accès et d'échange seront définies.
En ce qui concerne le transfert de données
biométriques, notre pays ainsi que les autres États
membres de l'Union européenne accordent une
priorité absolue à la protection de la vie privée. La
Belgique s'est toujours engagée en faveur du strict
respect du Règlement général sur la protection des
données (RgPD) et continuera d'insister sur la
transparence et la protection des données à
caractère personnel dans le cadre de ces
négociations.
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CHAMBRE-3E SESSION DE LA 56E LÉGISLATURE