CRIV 56 COM 394
Monsieur le ministre, à quel moment allez-vous
mettre en place des voies libres pour faire sortir ces
Gazaouis qui doivent quitter Gaza, qui ont un visa
et dont les familles les attendent en Belgique?
D'ailleurs, ces gens manifestent chaque semaine
devant votre cabinet. Voici un papier qu'ils ont tous
signé, dans lequel ils affirment qu'ils peuvent
assumer tous les frais économiques, qui vous
déresponsabilise au cas où il arriverait quelque
chose. Tout ce qu'ils demandent, c'est de mettre
en place des voies sûres pour qu'ils retrouvent
leurs familles, et je trouve qu'à cet égard la
Belgique n'assume pas sa responsabilité et n'est
pas à la hauteur de la situation.
Monsieur le ministre, qu'allez-vous mettre en place
pour répondre aux besoins de ces familles
déchirées aujourd'hui? Quand je les ai eues au
téléphone ou que je les ai rencontrées, elles m'ont
raconté des histoires affreuses sur la manière dont
leurs proches sont traités sur place. Si des
membres de nos propres familles étaient bloqués
dans une zone de guerre face à une armée
immorale comme celle d'Israël, resterions-nous les
bras croisés? Monsieur le ministre, que mettrezvous en place pour répondre à la détresse de ces
personnes qui n'arrêtent pas de vous interpeller
sans jamais recevoir de réponse de votre part?
Pour ce qui concerne les Israel Files, une enquête
révèle des contacts répétés entre des
représentants israéliens et des autorités belges
dans le cadre de procédures fondées sur la
compétence universelle. Selon les informations
publiées, ces échanges auraient concerné des
dossiers judiciaires en cours ainsi que l'application
du droit belge. Ces révélations soulèvent des
questions importantes sur les limites de l'action
diplomatique étrangère lorsqu'elle touche à des
procédures judiciaires pendantes. Elles interrogent
également la capacité de la Belgique à garantir
l'indépendance de ses institutions et sa
souveraineté judiciaire. Cette question est
particulièrement sensible dans le cadre de la
compétence universelle qui doit permettre
l'examen indépendant de violations graves du droit
international à l'abri des pressions diplomatiques.
Monsieur le ministre, les révélations sur les Israel
Files ont-elles fait l'objet d'une analyse par le
SPF Affaires étrangères ou les services
diplomatiques
belges?
Le
gouvernement
considère-t-il compatibles avec les principes de
non-ingérence les démarches visant à obtenir des
informations ou à influencer indirectement les
procédures judiciaires en cours en Belgique?
Imaginons que ce ne soit pas Israël, mais la Russie
KAMER-3E ZITTING VAN DE 56E ZITTINGSPERIODE
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ou un autre pays qui agisse de la sorte, auriez-vous
réagi avec le même calme? En effet, depuis que ce
dossier est sorti, on n'a vu aucune réaction du
gouvernement à la hauteur de la gravité de cette
situation.
03.03 Kathleen Depoorter (N-VA): Ik verwijs naar
de schriftelijke voorbereiding van de vraag.
Recent werd bericht over een onderzoek van het
Global Echo Litigation Center naar de herkomst
van landbouwproducten die vanuit Israël naar de
Europese Unie worden uitgevoerd. Volgens dat
onderzoek zou bij een deel van de onderzochte
ladingen onduidelijkheid bestaan over de precieze
herkomst van de producten, in het bijzonder
wanneer producten afkomstig zijn uit Israëlische
nederzettingen op bezet gebied.Het gaat om een
complex
dossier,
waarin
handelsregels,
consumenteninformatie,
douanecontrole
en
internationaal recht samenkomen.
Graag verneem ik het volgende van u
1. Heeft de minister kennisgenomen van de
recente berichtgeving en van het
onderzoek van Global Echo Litigation
Center?
2. Zal de minister de bevoegde diensten
vragen om na te gaan of de bevindingen
uit dat onderzoek relevant zijn voor de
Belgische controlepraktijk?
3. Hoe wordt vandaag gecontroleerd of
landbouwproducten die vanuit Israël
worden
ingevoerd
correct
worden
aangegeven wat hun oorsprong betreft?
03.04 Sandro Di Nunzio (Anders.): Mijnheer de
minister, na tien maanden buigt het kernkabinet
zich over het concrete importverbod voor
producten uit de door Israël bezette gebieden een
verbod dat deel uitmaakt van het akkoord van
september 2025 en waarvan de uitvoering al
maanden muurvast zit.
Ondertussen bereikt de humanitaire realiteit op het
terrein helaas ongeziene dieptepunten. Niet zo
lang geleden werden we geconfronteerd met het
hartverscheurende nieuws dat een baby van
amper zeven maanden doodgeschoten werd door
Israëlische soldaten, om maar een tragisch
voorbeeld te noemen. En de internationale
gemeenschap kijkt toe en trekt rode lijnen, maar de
gruwel stopt niet. Als overheid kunnen we niet
telkens opnieuw onze morele verontwaardiging
uitspreken over het overschrijden van die rode
lijnen en de dood van onschuldige kinderen en
maatregelen blijven uitstellen.
De humanitaire situatie in Gaza blijft, ondanks het
2026
CHAMBRE-3E SESSION DE LA 56E LÉGISLATURE