SÉNAT
7 JANVIER 2021
de tous les acteurs de la communauté éducative. En parallèle, un réseau de plus de 3 500 clubs de mathématiques,
scolaires ou péri-scolaires, permet aux élèves de conserver ou de retrouver le goût de faire des mathématiques.
Cette activité hors temps d’enseignement est un espace de plaisir et de créativité autour des mathématiques. La
DGESCO travaille également, avec le concours de l’inspection générale, à la mise en œuvre en académie d’un plan
pour les mathématiques au collège à la rentrée 2021. Des travaux sont actuellement en cours sur les différentes
thématiques que portera ce plan : les pratiques d’enseignements, le continuum didactique école-collège autour de
la résolution de problèmes, le pilotage de la discipline, la valorisation de l’image des mathématiques. La mise en
œuvre de ce plan sera accompagnée de formations, d’actions et de ressources destinées aux différents acteurs
concernés : professeurs, chefs d’établissement, parents, élèves… afin qu’une approche systémique permette une
amélioration nette des résultats en mathématiques des élèves français. Enfin une action de grande ampleur inscrite
au plan national de formation avec le Grand forum des mathématiques vivantes est programmée à Lyon en
mars 2021. Elle rassemblera les partenaires, les chercheurs en mathématiques ainsi que les cadres, formateurs et
enseignants du 1er et 2nd degrés pour présenter les actions déployées sur tous les territoires.
2. Réponses des ministres
aux questions écrites
Versement de la prime exceptionnelle relative à la Covid-19
18528. − 29 octobre 2020. − M. Hugues Saury attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale, de
la jeunesse et des sports sur le manque de transparence eu égard aux critères d’attribution des primes versées aux
enseignants en raison de leur activité durant la crise sanitaire. Une prime exceptionnelle a en effet été mise en place
pour certains salariés aux termes du décret no 2020-570 du 14 mai 2020 relatif au versement d’une prime
exceptionnelle à certains agents civils et militaires de la fonction publique de l’État et de la fonction publique
territoriale soumis à des sujétions exceptionnelles pour assurer la continuité des services publics dans le cadre de
l’état d’urgence sanitaire déclaré pour faire face à l’épidémie de covid-19. Versée aux agents publics et salariés du
secteur privé particulièrement mobilisés dans le domaine éducatif, sanitaire, social et médico-social, pour faire face
à l’épidémie de Covid-19, compte tenu du surcroît de travail significatif durant la période de crise sanitaire, cette
prime souffre de critères d’attribution non homogènes. Pour le ministère de l’éducation nationale, il semblerait
que le versement de la prime n’ait pas encore eu lieu de façon systématique et ce près de six mois après la période
de confinement. Par ailleurs, le montant de cette prime semble aléatoire malgré l’annonce de différents seuils en
fonction du temps de service des enseignants. Par conséquent il souhaite souligner le manque de lisibilité des
modalités d’attribution de cette prime et le caractère tardif de son paiement. Il demande au ministre de l’éducation
nationale, de la jeunesse et des sports de bien vouloir clarifier les critères d’attribution et par ailleurs lui confirmer
que tous les agents mobilisés ont perçu cette prime conformément aux engagements.
Réponse. − Le décret no 2020-570 du 14 mai 2020 a institué une prime exceptionnelle au bénéfice des agents
publics, qui du fait de la crise sanitaire du printemps 2020, ont été exposés à des sujétions particulières pour
continuer à assurer la continuité des services publics, se traduisant par « un surcroît significatif de travail, en
présentiel ou en télétravail », quantifiable et objectivable. Le montant de la prime exceptionnelle est plafonné à
1 000 €, et son versement s’effectue selon trois niveaux de modulations (330 € / 660 € / 1 000 €) à raison,
notamment de la durée de mobilisation des agents dans ces conditions exceptionnelles, ou de tout autre élément
d’appréciation défini par l’autorité administrative. S’agissant du ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse
et des sports (MENJS), les conditions d’éligibilité à cette prime et les modalités de son attribution ont été
différenciées selon les situations, sachant que l’appréciation de ces conditions et la décision d’attribution relèvent
de la responsabilité des recteurs, dans le cadre défini nationalement comme suit : - pour les personnels qui ont
assuré, au sein des écoles et établissements, l’accueil des enfants des personnels indispensables à la gestion de la
crise sanitaires (enfants de personnels notamment), le montant d’indemnisation a été fixé suivant un barème
national, fonction de la durée de participation au dispositif ; - pour les personnels non-enseignants, l’ensemble des
responsables, chefs de service nationaux ou recteurs, ont attribué la prime en tenant compte du « surcroît
significatif de travail, en présentiel ou en télétravail » pour assurer la continuité du service public, à la fois sur
l’éligibilité des personnels et sur le montant prévu. Ainsi, le MENJS a établi un cadrage précis des modalités
d’attribution de la prime exceptionnelle, à même d’assurer une mise en œuvre homogène de ce dispositif. Par
ailleurs, il a été demandé aux services gestionnaires déconcentrés que cette indemnité soit mise en paiement dès
l’été, ce qui a été vérifié sur les payes de juillet et août pour la très grande majorité des bénéficiaires, les reliquats
ont été versés sur les mois suivants et en totalité en 2020.
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