SÉNAT
7 JANVIER 2021
entre février et décembre 2020. Cette mesure représente une aide de plus de 1 M€ pour les cinémas en régie.
L’ensemble des salles bénéficient également des mesures prises par le CNC pour accompagner la reprise d’activité
après la réouverture des salles entre les mois de juin et d’octobre, en majorant fortement les soutiens financiers
apportés aux distributeurs et aux producteurs de films dont les films sont sortis dans les salles durant cette période.
Enfin, dans le cadre du plan de relance de la filière cinématographique et audiovisuelle opéré par le CNC, une
place centrale a été faite à toutes les salles pour un total de 34 M€ de mesures diverses notamment fléchées en
direction des cinémas « Art et Essai », auxquelles s’ajoutent 30 M€ d’avances.
ÉDUCATION NATIONALE, JEUNESSE ET SPORTS
2. Réponses des ministres
aux questions écrites
Accompagnants d’élèves en situation de handicap
13100. − 14 novembre 2019. − Mme Cathy Apourceau-Poly appelle l’attention de M. le ministre de
l’éducation nationale et de la jeunesse sur la situation des accompagnants d’élèves en situation de handicap
(AESH). En effet, alors que la mise en place des pôles inclusifs pour l’accompagnement localisé (PIAL) s’est faite
sous les critiques lors du débat relatifs au projet de loi sur l’école de la confiance, deux mois après la rentrée de
2019, la situation est inquiétante pour les enfants en situation de handicap. Une commission d’enquête de
l’Assemblée nationale (rapport d’information no 2178, XVe législature) a mis en lumière les manques, et
particulièrement concernant le maillon essentiel que sont les AESH. La mutualisation de ces dernières dans le
cadre des PIAL sans concertation, l’absence de formation et de préparation avec les familles et les équipes
pédagogiques, et enfin la précarité des contrats ne créent pas un cadre permettant l’inclusion des enfants en
situation de handicap. « La pérennisation incontestable des besoins d’accompagnement appelle de façon tout aussi
incontestable une pérennisation du statut des accompagnants », comme le rappelait le rapporteur de cette
commission d’enquête. Elle l’interroge donc sur les mesures qu’il compte mettre en œuvre pour suivre les
recommandations du rapport de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur l’inclusion des élèves
handicapés dans l’école et l’université de la République, quatorze ans après la loi du 11 février 2005.
Réponse. − Un grand nombre des propositions mises en avant par le rapport no 2178 « sur l’inclusion des élèves
handicapés dans l’école et l’université de la République », ont fait l’objet ou font l’objet de mesures du ministère de
l’éducation nationale et de la jeunesse. Notamment par exemple : la proposition no 6 préconisant une
augmentation des créations d’ULIS au-delà de l’objectif gouvernemental de 250 ULIS, est déjà réalisée avec 304
dispositifs ouverts à la rentrée 2019 ; la proposition no 7 relative à la prise en compte des d’élèves d’ULIS dans les
effectifs de l’école ou de l’établissement scolaire est désormais garantit par l’article 25 de la loi no 2019-791 du
26 juillet 2019 pour une « école de la confiance » ; les travaux actuellement en cours pour la réalisation d’un livret
parcours inclusif répondant à la proposition no 17 pour la comptabilisation des élèves bénéficiaires d’un plan
d’accompagnement personnalisé (PAP) ou d’un projet d’accueil individualisé (PAI) ; l’article L. 312-9-1 du code
de l’éducation reconnait la langue des signes française (LSF) comme une langue vivante à part entière, objet de la
proposition 29. D’autres évolutions sont en cours, notamment en ce qui concerne les équipes mobiles d’appui,
dont l’objectif est d’apporter aux établissements scolaires et à leurs professionnels, l’appui de l’expertise existant au
sein des établissements et services médico-sociaux (ESMS) grâce à des professionnels mobilisés à cet effet. La loi du
26 juillet 2019 précitée entérine également la création des pôles inclusifs d’accompagnement localisés (PIAL).
Cette nouvelle forme d’organisation a pour objectif de coordonner les moyens d’accompagnement humain au sein
des écoles et établissements scolaires de l’enseignement public et de l’enseignement privé sous contrat. Ces
dispositifs sont conçus de manière à mieux prendre en compte les besoins éducatifs particuliers de l’élève en
situation de handicap en vue du développement de son autonomie. Le PIAL offre une souplesse organisationnelle
aux écoles et aux établissements scolaires leur permettant de déterminer comment mettre en œuvre cet
accompagnement humain en fonction des besoins des élèves qui relève d’une notification de la commission des
droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH). Pour ce qui concerne les propositions 55, 56 et 57
relatives aux accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH), plusieurs mesures sont d’ores et déjà
mises en place : le recrutement des AESH par contrat à durée déterminée de trois ans minimum, renouvelable une
fois avant transformation en contrat à durée indéterminé ; la mise en place d’une formation de 60 heures
obligatoire dès la première année du contrat pour tous ces accompagnants et l’ouverture des plans de formation
académiques et départementaux à ces personnels ; la pleine reconnaissance des accompagnants comme
professionnels à part entière au sein des équipes éducatives. Ainsi, les AESH participent aux équipes de suivi
de la scolarisation (ESS) et un entretien est rendu obligatoire avec la famille et l’enseignant de l’élève en début
d’année scolaire ; la désignation dans chaque département d’un ou de plusieurs AESH « référents » chargés de
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