1. Questions écrites
SÉNAT
7 JANVIER 2021
commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous participe
à cette évolution en expérimentant les repas hebdomadaires végétariens dans la restauration scolaire. Cependant,
les intégrer davantage dans notre culture culinaire est un immense défi. Aujourd’hui encore, les programmes du
certificat d’aptitudes professionnelles (CAP) (annexe I a - activité 4) et du brevet d’études professionnelles (BEP)
(annexe 1 b - pôle 1- C1-3 cuisiner) de cuisine ne conçoivent les plats principaux qu’avec de la viande ou du
poisson. Actuellement, un repas végétarien en restauration collective est trop souvent composé d’œuf ou de
fromage, quand il n’est pas qu’un plat duquel on n’a fait que retirer viande et poisson. L’association Greenpeace,
dans son rapport du 22 septembre 2020, annonce que « seulement 59 % des collèges et 52 % des lycées dont les
menus ont été analysés appliquent la loi [EGalim]. Lorsque des menus végétariens sont mis en place, la majorité
est constituée d’omelettes, et des menus composés de protéines végétales sont rarement proposés ». Pourtant, ces
menus ne sont demandés qu’une fois par semaine par la loi. Les diététiciens, en tant qu’acteurs de la santé
publique, ne peuvent cautionner cette pratique erronée et dangereuse de l’alimentation végétarienne. La saisine de
l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) no 2019-SA0205 stipule que « le repas végétarien devrait proposer des légumineuses et des céréales complètes ».
Manifestement, les diététiciens valident encore des menus exclusivement centrés sur les produits issus des
animaux. Mais pour la santé publique, la planète, l’autonomie protéique de la France, et la satisfaction de la
demande, l’alimentation végétale doit nourrir correctement nos concitoyens. C’est pourquoi la formation des
diététiciens devrait leur apprendre à considérer les protéines végétales comme un élément normal et même
nécessaire des menus et du modèle alimentaire français. Aussi, il lui demande la position du Gouvernement sur les
programmes des études en diététique et si, afin de de faire évoluer les pratiques actuelles, les prochains diplômés
recevront un enseignement spécifique, approfondi et complet dédié à l’alimentation végétale.
Offre végétarienne au sein du centre national des œuvres universitaires et scolaires
19895. − 7 janvier 2021. − M. Frédéric Marchand attire l’attention de Mme la ministre de l’enseignement
supérieur, de la recherche et de l’innovation sur l’offre végétarienne au sein des établissements du centre national
des œuvres universitaires et scolaires (CNOUS). L’augmentation de la part de protéines végétales dans
l’alimentation est l’une des mesures urgentes préconisées par de nombreux scientifiques et institutions nationales,
européennes et internationales pour améliorer la santé publique et lutter contre le changement climatique. Le
ministère de l’agriculture et de l’alimentation préconise aussi la consommation des protéines végétales en
restauration collective (programme national pour l’alimentation action 24 et stratégie nationale de relance par les
protéines végétales). Malgré l’annonce à la rentrée 2017 d’un menu végétarien quotidien par le CNOUS, de
nombreux étudiants et étudiantes regrettent que cette offre soit souvent assimilée aux garnitures, c’est-à-dire les
féculents et les légumes (comme au CROUS d’Aix-Marseille-Avignon où cette formule est décrite sur leur site
début novembre 2020). Un tel plat principal, juste appauvri, n’est ni équilibré, ni roboratif, ni attrayant. Pourtant,
quand l’offre végétarienne est de qualité et mise en avant, entre 20 et 30 % des convives la choisissent. Ainsi il
serait possible qu’au moins un tiers du total des 70 millions de repas annuels des CROUS répondent aux attentes
et soient écologiquement responsables, comme c’est déjà le cas dans certains restaurants universitaires français.
Aussi, il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement pour généraliser l’offre de menus végétariens de
qualité à base de protéines végétales, au sein des restaurants et des cafétérias du CNOUS.
EUROPE ET AFFAIRES ÉTRANGÈRES
Délimitation de la frontière entre la France et l’Italie
19889. − 7 janvier 2021. − M. Jean Louis Masson attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires
étrangères sur le fait que la délimitation de la frontière entre la France et l’Italie est semble-t-il encore l’objet d’un
contentieux à hauteur du Mont Blanc. Il lui demande quelles sont les solutions actuellement envisagées pour régler
définitivement cette difficulté.
INTÉRIEUR
Aggravation de l’insécurité en Île-de-France
19878. − 7 janvier 2021. − M. Roger Karoutchi attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’aggravation
de l’insécurité en Île-de-France. En effet, une nouvelle étude de l’institut Paris région, basée sur les chiffres de
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