SÉNAT
7 JANVIER 2021
1. Questions écrites
Régime fiscale des sommes inscrites au crédit du compte courant d’associés d’une société
19892. − 7 janvier 2021. − M. Jean Louis Masson demande à M. le ministre de l’économie, des finances et de la
relance si sur le fondement de l’article 109-1-2° du code général des impôts, l’administration fiscale peut
considérer que les sommes inscrites au crédit du compte courant d’associés d’une société sont imposables
lorsqu’elles ne sont pas disponibles (actif financier non négociable).
ÉDUCATION NATIONALE, JEUNESSE ET SPORTS
Avenir des clubs sportifs
19883. − 7 janvier 2021. − M. Jean-Pierre Decool attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale,
de la jeunesse et des sports à propos des problèmes dont sont victimes les associations et clubs sportifs depuis la
crise sanitaire du Covid-19. Leurs activités sont interrompues depuis plusieurs mois. Naturellement la situation a
entraîné une chute des cotisations et des adhésions. Les équilibres financiers sont menacés et les associations sont
menacées de disparaître. Afin de permettre aux associations de sécuriser leur activité, de maintenir les emplois,
d’éviter les dangers de l’endettement, il lui demande s’il serait possible de convertir les cotisations et adhésions déjà
versées en dons, sous réserve que les associations sportives remplissent les conditions pour en recevoir.
Programmes des études de cuisine
19896. − 7 janvier 2021. − M. Frédéric Marchand attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale,
de la jeunesse et des sports sur les programmes du certificat d’aptitudes professionnelles (CAP) et du brevet
d’études professionnelles (BEP) de cuisine lesquels ne conçoivent les plats principaux qu’à base de protéines
d’origine animale. Or, depuis la loi no 2018-938 du 30 octobre 2018 pour l’équilibre des relations commerciales
dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous, les services de
restauration collective scolaire sont tenus de proposer, au moins une fois par semaine, un menu végétarien. Ce
menu peut être composé de protéines animales (œufs, fromages) ou végétales (céréales complètes, légumineuses).
Par ailleurs, le rapport sénatorial du 28 mai 2020 sur l’alimentation durable propose « deux axes de transformation
majeurs : sobriété et végétalisation. » Enfin, le programme national pour l’alimentation 3 (2019-2023) mentionne
comme levier de « promouvoir les protéines végétales en restauration collective ». Le plan protéines végétales pour
la France (2014-2020) se prolonge et amplifie son envergure avec la stratégie nationale de relance par les protéines
végétales annoncée le 21 septembre 2020 par le Président de la République. Cette stratégie répond enfin à la
nécessité d’accompagner la transition alimentaire, les légumineuses pour l’alimentation humaine faisant désormais
partie des nouvelles recommandations nutritionnelles et connaissant une forte croissance de la demande, ainsi que
les utilisations de protéines végétales transformées dans les aliments ou ingrédients alimentaires. Aussi, compte
tenu des lacunes des programmes des CAP et BEP cuisine, il lui demande quelles sont les dispositions prises afin
que les prochains diplômés cuisinent les protéines végétales en plats principaux, avec saveurs, satiété et équilibre.
ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR, RECHERCHE ET INNOVATION
Programmes des diplômes de diététique
19894. − 7 janvier 2021. − M. Frédéric Marchand attire l’attention de Mme la ministre de l’enseignement
supérieur, de la recherche et de l’innovation sur les programmes des diplômes de diététique (brevet de technicien
supérieur et diplôme universitaire de technologie génie biologique option diététique). Depuis les années 1980, les
consommateurs reçoivent des recommandations sur la façon de s’alimenter, par le biais de nombreux discours
nutritionnels. Ceux-ci préconisent une réduction des protéines animales (institut national de la statistique et des
études économiques no 1568-2015). Consommer davantage de protéines d’origine végétale (céréales complètes et
légumineuses) est bénéfique à l’environnement et à l’autonomie protéique de la France. Les recommandations
nutritionnelles du programme national nutrition santé (PNNS) vont vers une diminution de certaines viandes et
une augmentation des fruits et légumes, des céréales complètes et des légumineuses. De même, le programme
national pour l’alimentation 3, par son action 24, promeut les protéines végétales dans la restauration collective. Il
s’agit aussi de satisfaire la demande croissante de nos concitoyens. La convention citoyenne pour le climat propose
de réduire de 20 % la consommation de viande et de produits laitiers d’ici 2030, et d’y substituer davantage de
fruits, légumes, céréales et légumes secs. Ainsi, ce groupe de travail citoyen demande une option végétarienne
quotidienne dans la restauration collective. La loi no 2018-938 du 30 octobre 2018 pour l’équilibre des relations
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